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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:03

Fin de régime en Syrie ?

par Daniel Pipes
National Review Online
24 mai 2011

http://fr.danielpipes.org/9846/fin-de-regime-en-syrie

Version originale anglaise: Fin de Régime in Syria?
Adaptation française: Johan Bourlard

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

La révolte en Syrie présente de formidables perspectives, tant humanitaires que géopolitiques. Les États occidentaux devraient, de façon rapide et vigoureuse, saisir cette opportunité pour se débarrasser de Bachar el-Assad et de ses complices et de les expédier dans les poubelles de l'histoire, avec de nombreux avantages à la clé.

Des Syriens arrachant les portraits des Assad, Bachar (à gauche) et son père Hafez.

À l'étranger. Le pernicieux mais fin stratège Hafez el-Assad a, pendant des décennies, rongé le Moyen-Orient en y étendant l'influence syrienne de façon disproportionnée. Son fils, l'incapable Bachar, poursuit sur cette voie depuis 2000 : envoi de terroristes en Irak, assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri et renversement de son fils Saad, soutien aux groupes terroristes du Hezbollah et du Hamas, et mise au point d'armes chimiques et nucléaires. Son élimination sera une bénédiction pour le monde.

Mais le rôle principal de Bachar sur le plan international est de servir d'allié principal de Téhéran. Bien que les Occidentaux voient en général l'alliance syro-iranienne comme un mariage de raison fragile, cette union dure depuis plus de trente ans et résiste aux changements de personnes et de circonstances, car les deux pays partagent ce que Jubin Goodarzi appelait en 2006 des « préoccupations stratégiques à long terme plus larges, dues à leurs priorités de sécurité nationale. »

Mais l'intifada syrienne a d'ores et déjà affaibli le « bloc de la résistance » mené par l'Iran, en exacerbant la prise de distance politique de Téhéran avec Assad et en fomentant des divisions parmi les dirigeants iraniens. Actuellement, les manifestants syriens brûlent le drapeau iranien et si les islamistes (sunnites) venaient à prendre le pouvoir à Damas, ils couperaient les ponts avec l'Iran, mettant ainsi un coup d'arrêt à la folie des grandeurs des mollahs.

Avril 2011 : manifestation de Kurdes à Kamishli, en Syrie, pour la reconnaissance de leur citoyenneté.

La fin du régime d'Assad a d'autres implications importantes. Bachar et le parti islamiste AKP, au pouvoir en Turquie, ont développé des relations si étroites que certains analystes voient dans le renversement du régime d'Assad un prélude à l'effondrement de toute la politique d'Ankara au Moyen-Orient. En outre, les troubles parmi les Kurdes de Syrie pourraient conduire à l'élargissement de leur autonomie qui, à son tour, pourrait encourager les Kurdes d'Anatolie à réclamer un État indépendant. Cette perspective inquiète Ankara à tel point que la Turquie a envoyé un flot de visiteurs de haut niveau à Damas et a conclu dans l'urgence un accord de contre-insurrection.

Les remous en Syrie sont un soulagement pour le Liban, qui vit sous la coupe syrienne depuis 1976. De même, les préoccupations de Damas permettent aux stratèges israéliens, au moins temporairement, de se concentrer sur les nombreux autres problèmes que connaît le pays avec l'étranger.

Sur le plan national. Dans une interview au sujet des événements en Tunisie et en Égypte, et quelques semaines avant que la révolte ne touche son propre pays le 15 mars, Bachar el-Assad expliquait, avec suffisance, le malheur rencontré par les Syriens : « Chaque fois qu'il y a un soulèvement, il va de soi qu'il y a de la colère qui se nourrit du désespoir. »

Désespoir est le mot qui résume bien le sort du peuple syrien. Depuis 1970, la dynastie des Assad domine la Syrie avec une poigne stalinienne à peine moins oppressante que celle de Saddam Hussein en Irak. Pauvreté, expropriation, corruption, stagnation, oppression, peur, isolement, islamisme, torture et massacre sont les marques de fabrique du régime d'Assad.

La retape de Vogue pour l'épouse de Bachar el-Assad, dans son numéro de mars 2011.

Cependant, grâce à la cupidité et à la naïveté de l'Occident, les étrangers prennent rarement conscience de la dimension de cette réalité. D'une part, le régime syrien soutient financièrement le Centre d'études syriennes de l'Université Saint Andrews. D'autre part, il existe un lobby syrien informel. Ainsi, alors que la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton parle de Bachar el-Assad comme d'un « réformateur », le magazine Vogue fait de la retape pour l'épouse du tyran, « Asma el-Assad : une rose dans le désert » (la qualifiant de «glamour, jeune et très chic, la plus fraîche et la plus charismatique des premières dames »).

Il faut noter qu'un danger pourrait se présenter à la suite du changement de régime. Il ne faut pas s'attendre à un coup d'État plus ou moins en douceur comme en Tunisie ou en Égypte, mais à une révolution de fond en comble dirigée non seulement contre le clan Assad mais aussi contre la communauté alaouite dont celui-ci est issu. Secte secrète post-islamique représentant environ un huitième de la population syrienne, les alaouites dominent le gouvernement depuis 1966 et suscitent l'hostilité profonde de la majorité sunnite. Les sunnites font l'intifada et les alaouites font le sale boulot en les réprimant et en les tuant. Cette tension pourrait provoquer un bain de sang et même une guerre civile, autant d'éventualités que les puissances étrangères doivent reconnaître et auxquelles elles doivent se préparer.

Comme la Syrie demeure dans l'impasse, avec ses manifestants qui emplissent les rues et son régime qui les tue, la politique occidentale peut jouer un rôle décisif. Steven Coll du New Yorker a raison quand il dit que « le temps des négociations prometteuses avec Assad est révolu ». Il est temps maintenant de mettre de côté les craintes d'instabilité car, comme l'observe avec justesse l'analyste Lee Smith, « on ne peut pas avoir pire que le régime d'Assad ». Il est temps maintenant de chasser Bachar du pouvoir pour protéger les alaouites innocents et pour traiter avec les futurs dirigeants, quels qu'ils soient.

Mise à jour, 24 mai 2011 : pour d'autres réflexions qui ne pouvaient prendre place dans cet article, voir mon blog à l'article « More on Regime Change in Syria ».

Thèmes connexes: Syrie Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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