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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:36

 

 

Flash-info : Une foule commanditée par le régime syrien attaque l’Ambassade américaine

 

11 Juillet 2011 - 3:04 pm - par Barry Rubin

 

 

Par Barry Rubin

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

Avec l’aimable autorisation de Yeru Aharoni

Directeur des Publications/Rédacteur en chef du

Global Research in International Affairs (GLORIA)

Center Interdisciplinary Center

 

http://www.gloria-center.org/news-flash-syrian-regime-mob-attacks-u-s-embassy/

 

Les ambassades de France et des Etats-Unis attaquées


A Damas, une manifestation organisée par le régime syrien a attaqué les ambassades américaine et française. Les gardes français ont tiré en l’air, blessant deux personnes et les manifestants ont immédiatement cessé. Trois employés de l’Ambassade française ont été blessés. A l’Ambassade américine, pendant que les gardes syriens laçaient des gaz lacrymogènes, les Marines américains ont refusé de tirer et la foule a surgi au sein de l’Ambassade, brisant les vitres des fenêtres et saccageant des parties au moins du bâtiment, durant deux heures et demi, alors que les forces de sécurité syriennes restaient les bras croisés…

Voici ce que sont les faits élémentaires. La question est : qu’est-ce que cela signifie et que va faire l’Administration Obama à ce propos ?

Ce que cela nous raconte de la nature du gouvernement syrien

La Syrie, à la difference de l’Egypte de Moubarak, est un véritable régime totalitaire. Les dirigeants croient, et l’expérience leur  prouvé, que la violence et l’intimidation l’emportent toujours. C’est précisément le type de gouvernement que le Président Barack Obama et les partisans bien-pensants du « processus de paix », ainsi que ceux qui tiennent le haut du pavé universitaire en matière de « résolution du conflit » sont parfaitement incapables de comprendre. C’est l’Irak de Saddam Hussein qui aurait perdu tout visage humain.

C’est un régime qui parraine le terrorisme dans le but de tuer des Américains en Irak. Il a orchestré le terrorisme contre Israël depuis 50 ans et continue à le faire. Il a assassiné des dirigeants politiques, des journalistes et des juges au Liban. A quelques encablures à peine, il y a quelques mois, des responsables américains se rendaient en visite, et gazouillaient sur le merveilleux café qu’on buvait dans les bars, pendant que les dissidents étaient torturés à mort.

Et ainsi, reconsidérons l’échange suivant :

“N’êtes-vous pas préoccupé du fait que votre politique de la main tendue soit interprétée par les extrémistes, particulièrement par [le Président iranien Mahmoud] Ahmadinedjad, [le dirigeant du Hezbollah] Nasralla, [le dirirgeant du Hamas] Meshaal comme de la faiblesse?”.

PRESIDENT OBAMA: «  Eh bien, je ne vois vraiment pas pourquoi ma politique de la main tendue devrait vraiment être interprétée comme un aveu de faiblesse ! »

Et c’est précisément ce qui est arrivé. La précédente Administration Bush appliquait une ligne dure contre la Syrie, en employant des sanctions et d’autres pressions. Cela ne marche pas, s’est dit l’Administration Obama, aussi allons-nous tenter d’être plus tendres. Durant deux ans et demi, on a laissé la Syrie aller toujours plus loin dans le meurtre. Le Sénateur John Kerry et la porte-parole du Congrès, Nancy Pelosi attestaient de la nature « réformiste » et « modérée » de ce régime meurtrier. La Maison Blanche faisait tout son possible pour réduire le niveau des sanctions contre la Syrie.

Mais, cela n’a pas marché non plus. Les deux camps jouaient des parties complètement différentes. L’idée que les Etats-Unis aient la moindre chance d’attirer la Syrie loin de son patron iranien a toujours été parfaitement absurde, mais les médias et l’université ont largement cautionné les multiples arguments persuasifs qui accréditaient ce point.

Il y a seulement quelques jours, le Département d’Etat convoquait l’Ambassadeur syrien et lui faisait savoir que les Etats-Unis savaient que des agents syriens filmaient les manifestations menées, en Amérique, par les étudiants syriens et les Américano-syriens contre Assad. Quiconque pouvait-il ignorer que l’étape suivante consistait à les intimider en punissant leurs proches restés au pays ?

Très bientôt, les journalistes écriront qu’il doit y avoir un hiatus au sein du régime : après tout, pourquoi certains responsables nous parlent-ils de démocratie et de compromis, alors que les autres ordonnent de tirer à vue et de torturer ? Il n’y a là aucune contradiction ; c’est ainsi que le régime perdure. Il pense que l’usage de la force, des menaces et de l’intimidation fonctionnera toujours. Les autres méthodes sont juste utiles à paralyser le système de temps en temps ou à confondre les crédules pour obtenir des concessions de leur part.

Que va donc faire l’Administration Obama?

Elle devrait immédiatement laisser tomber la politique qu’elle a cru bon de suivre jusqu’à présent, renoncer à ses illusions tenaces, et retourner à une posture plus ferme. Une position ferme ne modifiera pas l’esprit du régime syrien, mais elle pourrait contribuer à changer le régime syrien. Plus que tout, une politique mielleuse ne rend les choses que de pire en pire.

L’attaque contre l’Ambassade était une réponse  aux critiques américaines très enrobées et à la visite de l’Ambassadeur américain à Hama. Un régime de type occidental, et même une dictature, aurait dit : « Excellent ! Les Américains nous laissent tomber, excepté si nous faisons un petit geste et quelques déclarations sans consistance. Continuons de jouer au chat et à la souris avec eux ! »

Mais nous sommes au Moyen-Orient et le régime syrien exige des Etats-Unis et de la France la même chose qu’il exige de son propre peuple : un soutien aveugle et total ou ils seront matraqués jusqu’à la soumission totale.

Malheureusement, l’Administration Obama semble ne rien vouloir faire et ne rien apprendre du tout. Il y aura certainement quelques paroles de réprimande sévère et on trépignera des pieds sur le sol. Mais reconnaître que le régime syrien est un ennemi et agir en conséquence (et je ne suis PAS, je le répète, Pas en train d’évoquer des représailles militaires) ? Cela n’est pas prêt d’arriver.

 L’avenir de la Syrie

Le point de départ devrait être qu’on admette que personne ne sait ce qui adviendra. La révolution ne se poursuit pas facilement. Il suffit de regarder cette vidéo pour s’en rendre compte.

Mais l’avenir du régime n’est pas plus sûr. L’évidence montre que le gouvernement, et l’élite alaouite derrière lui, pensent qu’ils doivent triompher ou mourir.

Je pourrais prédire les choses ainsi :

Les chances que le régime procède à des réformes (ce que l’Administration Obama a prédit jusqu’à présent) : 0 %

Les chances que le régime se fractionne jusqu’au sommet : 10%

Les chances que des unités non-alaouites, n’appartenant pas à l’élite désertent et entament une guerre civile : 25%.

Les chances que de plus en plus de gens se fassent tués : 100%

Une révolution risque t-elle de  conduire un régime islamiste au pouvoir ? On ne peut rien en savoir avec certitude. J’insisterais sur le fait que les chances sont plus faibles qu’en Egypte. D’autres forces politiques organisées existent. 40 % du pays n’appartient pas aux masses arabes sunnites musulmanes et s’opposeraient à un régime islamiste. Le portrait en Egypte correspond à à peine 10%, qui sont tous chrétiens et absolument sans la moindre influence politique.

J’aimerais aussi ajouter que nous n’en sommes qu’au commencement. Que la politique américaine s’oppose ou soutienne les régimes existant ici, il continuera d’y avoir un accroissement d’anti-américanisme, un problème que sont incapables d’expliquer ceux qui dénoncent que le seul problème résidera it dans les mauvaises politiques américaines du passé. En Egypte, lorsque l’Administration Obama s’est soudain mis à soutenir de façon enthousiaste la révolution, elle était déjà en cours de construction.

Mais on peut conclure, pour le moment, par une petite comparaison entre la vision du Moyen-Orient par Barack Obama et selon le Président syrien Bachar al-Assad :

Obama : «  Eh bien, je ne vois vraiment pas pourquoi ma politique de la main tendue devrait vraiment être interprétée comme un aveu de faiblesse ! »

Assad : “Il est assurément préférable d’être craint que d’être aimé ! ». 

 

 

Barry Rubin est directeur du Centre pour la Recherche Globale en affaires internationales (GLORIA) et éditeur du journal : la revue des Affaires Internationales et du Moyen-Orient (MERIA). Ses derniers ouvrages sont « le lecteur israélo-arabe (7è édition), La longue guerre pour la liberté : la lutte arabe pour la démocratie au Moyen-Orient (Wiley), ainsi que La vérité sur la Syrie (Palgrave-McMillan). Le site internet du Centre GLORIA est à l’adresse : http://www.gloria-center.org et celle de son blog, Rubin Reports, à :http://www.rubinreports.blogspot.com.

 

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commentaires

A
<br /> Les iraniens avaient, au mépris de toutes les lois internationales, occupé l’ambassade américaine pendant des mois, mettant Carter en difficulté. Ne nous étonnons pas des récents événements<br /> téléguidés par le régime d’Assad qui se fait aider des gardiens de la révolution, des bassidjis, du Hezbollah pour réprimer à mort ” son ” peuple, après avoir en vain tenté de semer la tempête sur<br /> les frontières nord d’Israël pour détourner l’attention (si sélective) de la ” communauté internationale “. Cet axe iranoïde démontre à tous égards ses capacités de nuisance. Pas folle, la Turquie<br /> semble en train de quitter ce rafiot pourri avant qu’il ne sombre (on a le droit de rêver…).<br /> <br /> <br />
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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