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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:55

 

BANNER-SENTINELLE.jpg

Gouvernance ? Ou idéologie ?

Par Charles Krauthammer

Washington Post 10/06/2011

http://www.washingtonpost.com/opinions/stewardship-or-ideology/2011/06/09/AGjGvrNH_story.html

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Les Républicains ont emporté l’élection de la mi-mandat en novembre, en faisant un referendum hautement idéologique sur deux années d’hyperlibéralisme – de gouvernement arrogant, aux objectifs trop ambitieux, intrusif, croulant sous la dette et conduisant à des déficits de 1.5 milliards de $ chaque année.

Ce n’est pas compliqué. Gouverner à Gauche dans un pays de Centre/Droit où quatre citoyens sur cinq ne sont pas libéraux, c’est une recette pour la défaite. Ce qui suggérait une stratégie Républicaine évidente pour 2012 : reprendre celle de 2010. La maintenir sur un plan idéologique. Choisir un candidat à la présidentielle qui puisse au mieux la défendre.

Mais ces dernières semaines, le paysage a changé. Pour deux raisons : le NY-26 et les résultats économiques du mois de mai.

Le mois dernier, les Démocrates ont modifié la compétition pour le 26ème district du Congrès de New York en un referendum sur ‘Medicare’, et plus particulièrement sur le plan de Paul Ryan pour le réformer. Les Républicains ont perdu le siège, après l’avoir détenu depuis plus de quatre décennies.

Le problème était que leur candidat était médiocre, défensif, inculte et incompétent pour traiter du problème. Les Républicains ont une année pour soigner cela. S’ils peuvent former leurs candidats à être seulement moitié aussi fluide que Ryan dans la défense de leur plan ‘Medicare’, ils seront capables de neutraliser le problème.

Mais cela en soi et au-delà est une victoire tactique pour les Démocrates. Les Républicains ne sont pas sur la défensive. Le cynisme Démocrate a marché. En décidant de ne rien faire au sujet de la dette et des titres, et au lieu de cela de ne faire qu’accuser les Républicains de ‘jeter Mamie par-dessus bord’, ils se sont offerts une délivrance.

Et plus qu’une simple délivrance. Cela confère au président Obama la parfaite opportunité de se repositionner au Centre. Après sa défaite complète à la mi-mandat, il a entamé le mouvement (ostensiblement) : nommer des modérés comme William Dalley à de hautes positions à la Maison Blanche ; faire du bruit en faveur des affaires, l’anti-régulation ; même offrir le mois dernier une détente symbolique de sa ligne dure contre le forage pétrolier.

Ostentatoire mais pas vraiment convaincant. Maintenant cependant, le ton d’Obama est plus puissant : Gauchiste ? Au contraire, je monte au Centre comme un colosse, protégeant ‘Medicare’ contre l’ingénierie sociale de l’aile Droite Républicaine.

Ce n’est pas que l’on ne puisse défendre le dossier idéologique contre Obama. ‘Obamacare’, avec son autorité individuelle demeure impopulaire. La dépense de près de trois milliards de dollars demeure un grave problème. Même l’échec de la tentative ‘capital et échange’ – le contrôle du gouvernement sur la fixation des prix de l’énergie – montre la détermination d’Obama de transformer fondamentalement l’Amérique. Et il est sûr de tenter de nouveau d’achever son projet social-démocrate de style européen si vous lui accordez 4 ans de plus.

‘Medicare’ a cependant émoussé ce bord d’attaque idéologique. Pourtant, au moment où les Démocrates se réjouissaient des fruits de leur cynisme, les derniers résultats économiques sont arrivés. Ils étaient épouvantables. Le déclin du prix des logements étaient au plus mal depuis les années 1930. Le chômage monte de nouveau. Le sous-emploi est élevé de façon désastreuse. Et comme pour le chômage chronique, le temps moyen pour retrouver un nouvel emploi est maintenant de 40 semaines, le plus élevé jamais enregistré.

Ces résultats détériorent gravement la narration d’Obama sur le fait que nous serions sur la voie de la guérison, juste un peu lente et cahoteuse.

Soudain, le thème de l’élection a changé. La ligne des Républicains en 2010 était : c’est un Gauchiste. Maintenant c’est : il est en faillite. La question se déplace de l’idéologie vers la gouvernance.

Comme en 1992, c’est l’économie, tout le reste étant loin derrière. Les résultats économiques expliquent pourquoi le taux d’approbation du travail d’Obama a chuté, alors que le sursaut dû à ben Laden a disparu aussi vite et pourquoi Mitt Romney fait la course au même niveau que le président.

Romney est le candidat le moins en mesure de porter l’attaque idéologique contre Obama – la première démonstration de l’hyperlibéralisme d’Obama est ‘Obamacare’, et Romney ne peut se différencier du même plan qu’il a donné dans le Massachusetts. Mais quand on en vient à la solidité sur le plan économique, à la compétence en affaires et à une forte expérience de la gouvernance, Romney est le candidat de premier choix indiscutable.

La nature changeante de la campagne est aussi un stimulant pour Tim Pawlenty, le gouverneur qui a réussi deux mandats dans un Etat très libéral, et peut-être pour un autre ex-gouverneur, Jon Huntsman, selon la façon de il décide de concourir.

Cependant, en dépit des conditions modifiées, je continue de préférer voir le compétiteur Républicain faire un choix décisif en 2012 entre deux visions distinctes de gouvernement. Nous sommes au milieu du gué dans un débat survenant une fois par génération, sur la nature de l’Etat protecteur (le droit [à la couverture sociale] opposé au réseau de sécurité) et en fait, du contrat social entre le citoyen et l’Etat (c.à.d. si le Congrès peut imposer mandat – vous obliger – à acheter tout ce qu’il veut).

Achevons ce débat. Commençons par l’épouvantable gouvernance d’Obama, ancrée dans son idéologie sociale-démocrate hors de portée, et nous vaincrons. Cela créera le plus puissant mandat pour une gouvernance conservatrice depuis l’ère Reagan.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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