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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 16:17


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Pour aschkel.info et lessakele


                                                        

Il est temps qu'Israël gagne par K.O
Repenser les objectifs de la stratégie militaire israelienne en relisant Clausewitz

Par Frédéric SROUSSI


analyses-Israel.F.Sroussi
 

V
on Clausewitz

La pensée du grand théoricien de la guerre Carl von Clausewitz reste selon nous d'actualité. Rappelons que Raymond Aron,en son temps, dans  l' ouvrage intitulé Sur Clausewitz, avait utilisé -souvent avec beaucoup de pertinence - les pensées et les concepts clausewitziens pour analyser le conflit armé entre Israël et ses irréductibles ennemis.


Aujourd’hui, la pensée de Clausewitz semble peut-être ,pour certains, obsolète mais en relisant ses Principes fondamentaux de stratégie militaire rédigés en 1812 (!), le stratège prussien apparaît à nouveau comme un recours important pour re-penser la guerre selon des principes pragmatiques et effectifs.

En effet, les dernières guerres (ou plutôt batailles) qu’Israël a été forcé de mener contre les terroristes chiites du 'Hezbollah en 2006 et contre les terroristes sunnites du 'Hamas pendant l’hiver 2008-2009 ne comportaient pas du côte israélien de réelle stratégie selon la définition clausewitzienne du terme.

La stratégie est, selon le théoricien prussien «… la combinaison des différents combats qui composent la guerre en vue d’atteindre le but de la campagne et celui de la guerre».  Ce qui est grave c’est qu’Israël n’a pas su pendant ces deux conflits définir leur but ultime.

On ne mène pas une guerre comme un boxeur mène un combat en attendant le gong du round final ou l' arrêt de l' arbitre  (c'est-à-dire en comptant sur l' intervention d' un tiers pour faire cesser le conflit, comme ce fut le cas lors de la  Guerre de Gaza avec l' ingérence américaine ) ou encore en décomptant les points (comme le font les commissions à la suite d'un conflit en tentant de désigner un «vainqueur», à l’exemple de la Commission Winograd qui fut constituée à la fin de la Deuxième guerre du Liban). Le premier but de la guerre ne peut-être que….la victoire par l’écrasement de l’ennemi.

Si un État n’obtient pas un succès clair et net c' est qu' il a échoué. Par contre, Il suffit aux groupes et mouvements terroristes de ne pas être pulvérisés pour s' enorgueillir d' une «victoire». 

Le 'Hamas et le 'Hezbollah ont malheureusement survécu car Israël n’est pas allé au combat pour vaincre mais seulement pour frapper ses ennemis en simulant le volontarisme : « Arrêtez-moi ou je fais un malheur !»

Alors tournons nous à nouveau vers Clausewitz pour comprendre les principes généraux de la stratégie :«Il y a dans la conduite de la guerre trois fins principales :

a) vaincre et écraser la puissance armée de l’ennemi; 
b) entrer en possession des forces militaires mortes et des autres ressources de l’armée ennemie; 
c) gagner l’opinion publique». 

Nous nous apercevons que ces «trois fins principales» n' ont pas été atteintes lors des deux derniers conflits qu’Israël eut à mener. Même si l’opinion publique israélienne a toujours soutenu son armée, on ne peut pas dire que les résultats opérationnels de ces deux guerres furent acclamés par les Israéliens. 

Les responsables politiques israéliens et l’état-major de Tsahal devraient suivre les conseils de Clausewitz qui dans ses Principes fondamentaux de stratégie militaire écrit que : 

«Lorsqu’on esquisse son plan d’attaque, il faut se fixer un grand but…Si l’on se fixe un petit but , alors que l’ennemi en poursuit un grand, on sera évidemment trop court. Cela revient alors à jouer des écus contre des sous. »

Ainsi, face à la menace existentielle iranienne et au harcèlement international dont est victime Israël, les chefs politiques et militaires de l’État hébreu ne devront plus se contenter de demi-mesures quand il faudra à nouveau combattre les terribles ennemis de l’État juif.

Israël a de très grandes et surprenantes capacités militaires, il ne s’agit pas de les gâcher en oubliant en route
le but suprême de la guerre qui n' est autre que la victoire totale. 


Fredéric SROUSSI 


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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