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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 22:46

 

 

Israël discriminé par les normes démocratiques

 

par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

logojusticebertrand

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

 

 

Ce 9 août 2010, le Premier Ministre Benjamin Netanyahou a fait sa déposition devant la commission présidée par le Juge Ya'akov Tirkel, chargée,  notamment, d’étudier les circonstances de la mise en place du blocus de la bande de Gaza, mais également sa conformité aux règles du Droit international. S’agissant de l’abordage du Mavi Marmara qui a tenté de forcer le blocus et été arraisonné dans les eaux territoriales le 31 mai 2010, doivent être examinés l’identité et l’attitude des membres de la flottille à l’égard des forces de défenses israéliennes, tout comme le détail des opérations menées par le commando de la marine israélienne, à l’occasion desquelles neuf turcs ont été tués.

 

De façon tout à fait méthodique et dans un style parfaitement limpide, le Premier Ministre israélien a illustré, sans véritablement le formuler, en quoi le fonctionnement des règles démocratiques devenait progressivement un piège amené à se refermer sur les seules nations démocratiques. En effet, l’épisode de l’abordage du Mavi Marmara s’est focalisé sur le blocus en éludant les dispositions d’esprit des Palestiniens présentés tels des victimes, tout comme les personnes cherchant à voler à leur secours.

 

Tout d’abord, Benjamin Netanyahou a rappelé que le principe de l’enquête et sa comparution devant la commission illustraient parfaitement le respect par l’Etat juif des normes démocratiques internationales, à la différence des nations dans la région, qui ne les ont pas mises en place dans leur fonctionnement social, et qui se retrouvent dans le même temps dispensées de les appliquer. Le Premier Ministre israélien a alors donné l’exemple des pays du Moyen Orient où « les gouvernants assassinent les opposants politiques, répriment les femmes, les condamnent à mort par lapidation, et privent les populations entières des droits humains les plus élémentaires ».

 

Or, de tels Etats ne se voient jamais contraints de mettre en place des commissions chargées d’examiner les modalités de traitement des individus, comme si, finalement, la norme démocratique se transformait progressivement en un concept opposable aux seules nations démocratiques. Il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre d’observer que dans l’ensemble des pays de la région, « il n’y a ni liberté de presse pour dénoncer les crimes, ni tribunaux indépendants pour offrir aux accusés un procès équitable, ni d’organismes chargés de défendre les Droits de l’Homme» , faute d’admission de leur prééminence.


Inversement, « et bien que confronté depuis 62 ans aux menaces d’éradication émanant des pays de la région, et au terrorisme » (que les Palestiniens affirment être un moyen de défense légitime), Israël s’est toujours appliqué à maintenir les valeurs démocratiques figées par ses lois fondamentales : « aucun autre pays dans la région ne s’inspecte plus qu’Israël et Tsahal » et n’accepterait de se présenter devant de telles commissions.


Dans ces conditions, il est tout à fait regrettable d’observer qu’à aucun moment, l’Onu n’a proposé de mettre en place une commission chargée d’enquêter sur les finalités politiques des Palestiniens dans la bande de Gaza, « à savoir l’éradication de l’entité sioniste», « ni ne dépêche localement des inspecteurs pour examiner les conditions des tirs du Hamas ou des autres organismes qui y sont affiliés en provenance de zones civiles et qui visent des populations israéliennes», voire enfin la raison pour laquelle le Hamas reçoit « une aide croissante, financière, logistique et militaire de la part de l’Iran qui affirme vouloir rayer Israël de la carte », sans que personne ne s‘en émeuve. Une telle commission pourrait alors étudier « les conditions de vie du soldat israélien Guilad Shalit enlevé en 2006 et privé de visites notamment de la Croix rouge, en violation flagrante avec toutes les règles du droit international et des valeurs humaines les plus fondamentales », voire encore préconiser des mesures propres à y remédier.

 

En fin de compte, les actes criminels des Palestiniens sont tolérés par la communauté internationale sans qu’il soit possible de leur expliquer en quoi ils présentent une nature répréhensible, uniquement parce que les résidants de Gaza n’ont pas intégré le respect des principes démocratiques dans leur système social : pour eux, les actes de résistance sont non-susceptibles de condamnation.


Pour sa part, Israël assure la sécurité de ses ressortissants en contrôlant les marchandises qui entrent dans la bande de Gaza, tout en évitant une crise humanitaire en poursuivant les livraisons de carburant, d’électricité, de nourriture et en soignant pas moins de 1500 gaziotes chaque mois dans ses hôpitaux. Le blocus maritime a donc eu des effets bénéfiques pour les populations civiles israéliennes en évitant l’acheminement à Gaza de bateaux tels le Karine A dont les soutes regorgeaient de centaines de tonnes d’armes iraniennes, voire également le Francop qui contenait des marchandises de même nature mais elles, à destination du Hezbollah libanais. Ainsi, et de façon tout à fait absurde, Israël se voit accusé de ne pas respecter les règles définies dans les Chartes Internationales alors qu’il n’est pas exigé de réciprocité de la part de ses ennemis.

 

Les allégations sans fondements de crise humanitaire ont alimenté la provocation, mais la mort des agresseurs turcs est uniquement la conséquence du refus, par les autorités turques, « d’autoriser le contrôle préalable des marchandises contenues dans le Mavi Marmara dans un port israélien», et de la permission « donnée aux militants de l’IHH de monter sur le navire alors qu’ils recherchaient une confrontation directe avec les soldats israéliens » (« annonçant dès avant l’embarquement leur souhait de voir renvoyer les Juifs à Auschwitz »).

 

Dérive et effets pervers des principes démocratiques : il est reproché à Israël d’empêcher le transit des armes, pendant que la communauté internationale soutient Mahmoud Abbas dont le mandat de représentation du peuple palestinien a expiré en juillet 2009, et qui se maintient à ce poste en vertu de lois d’exception non démocratiques, grandement contestées localement.

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commentaires

gerard.David 16/08/2010 23:43


Pourquoi certains pays européens soutiennent-ils les agresseurs d'Israel, et ne soutiennent-ils pas Israel. Nous savons tous, très bien, que les flotilles pour gaza ne sont autres que la mise en
garde de l'armée Israel, qui, si elle laisse passe celle-ci, elle se retrouvé innondée de bateaux livrant armes, missile, roquettes etc..Il lui est donc interdit de permettre a des bateaux,
originaires de pays hostiles a Israel, d'accoster a gaza.Mais cela, tout le monde le sait, alors pourquoi faire tout ce cinéma, les gazaouis sont loins d'avoir besoins de médicament périmés, et de
produits immangeables, que d'ailleurs le hamas a refuser le transfert, par route, depuis Ashdot. Pays européens, voyez ce qui se pas déj en Israel,prennez en de la graine, car bientôt, c'est à
vous, a vous défendre contre l'islamisme envahissant et non assimilable.


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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