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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 00:50

 

 

Israël perd la Turquie et forge une alliance stratégique avec la Grèce 

 

http://www.debka.com/article/8891/
DEBKAfile DEBKA-Net-Weekly July 4, 2010, 11:09 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski

Pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

Tags:  Israel-Greece 

 

Le Premier Ministre grec George Panadreou a exprimé son intérêt pour un renforcement de la coopération greco-israélienne

 

Israël a finalement changé de posture à l’égard de sa relation rompue avec la Turquie- en dépit de l’impression transmise par certains cercles américains et israéliens que les dommages causés ne paraissent pas impossibles à surmonter. Cette semaine, Benyamin Ben Eliezer, le Ministre israélien du Commerce et du travail a tenté le pas de la dernière chance pour sauver cette relation, en provoquant une rencontre à Zurich avec le Ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu. Cela a mal tourné et l’affaire a été vivement débattue durant la rencontre du cabinet israélien du dimanche 4 juillet. Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou a déclaré qu’il pensait que cela valait bien un dernier essai, mais la plupart des Ministres ont rétorqué, qu’étant donnée la violente hostilité d’Ankara, cette affaire n’aurait jamais dû avoir lieu.


Pendant ce temps, alors que les medias occidentaux et turcs n’en finissaient pas de gloser sur la perte pour Israël de son seul et unique allié musulman au Moyen-Orient, Jérusalem était très occupé par l’acquisition d’un nouveau partenaire stratégique : la Grèce, membre de l’OTAN au même titre que la Turquie, et ayant une foultitude d’intérêts au Moyen-Orient, a démontré son intérêt à chausser les souliers de la Turquie et à investir dans des liens militaires et de renseignement renforcés.

 

L’hebdo internet de Debka n° 450 du 25 juin a publié des informations recoupées à Athènes et Jérusalem, selon lesquelles ces nouveaux développements n’étaient pas tant planifiés par Jérusalem qu’initiés à la demande du Premier Ministre George Papandreou, qui s’enorgueillit d’avoir de nombreux amis juifs et israéliens ainsi que des contacts en affaires, dont certains ont des positions importantes dans le monde politique et la communauté du renseignement en Israël. Il a perçu la chance que représentait pour Athènes de s’immiscer à la place qu’Ankara tenait auprès de Jérusalem et de transformer les actuels liens diplomatiques, militaires et de renseignement en une prospère alliance stratégique qui pourrait présenter les mêmes avantages pour les deux côtés que les anciennes relations (d'Israël) avec la Turquie.


Selon certaines sources, Papandreou espère également que cette alliance contribuera à compenser une partie des malheurs financiers que connaît son pays actuellement. Mais, pour l’essentiel, il attend d’Israël sa contribution pour accélérer le perfectionnement de ses forces armées et l’aider à les transformer  en pilier de la Chrétienté dans les Balkans et le Sud de l’Europe – à la place de l’armée musulmane turque.

 

Cette conception ne résulte pas directement de larupture entre Israël et la Turquie, ni des échauffourrées à bord du Mavi Marmara, le 31 mai entre les commandos israéliens et les militants pro-palestiniens turcs. Elle a évolué depuis quelques temps, abordée en premier lieu, durant l’été 2008, quand Papandreou a autorisé 100 bombardiers et avions de chasse israéliens F15 et F 16 à traverser l’espace aérien grec en Méditérannée pour s’exercer à des vols de longue distance et d’approvisionnement en vol.

 

La distance aller-retour entre Israël et la Grèce est de 1900 kilomètres, c’est-à-dire identique à la distance entre Israël et l’Iran.

 

Le Premier Ministre grec était alors sorti de son attitude réservée de non-assistance, mettant à la disposition de l’armée de l’air israélienne les équipages des batteries de missiles d’interception S-300 PMU1 qu’Athènes avait acheté à la Russie en 2000. Les avions ont été autorisés à mener des exercices de sorties contre ces batteries, au cas où Moscou déciderait d’en vendre à l’Iran et à la Syrie.

 

La grave crise financière qui assaille la Grèce, cette année a été l’occasion de mettre en valeur les liens amicaux entre Athènes et Jérusalem. Pendant que les pays de l’Union Européenne passaient des mois à discuter pour savoir s’il fallait renflouer la Grèce et la sauver de la faillite (en lui accordant éventuellement un pactole de 110 milliards d’€), Papandreou s’est tourné vers les titans financiers juifs en Europe et aux Etats-Unis pour qu’ils l’aident à maintenir l’économie grecque à flot. 

 

Pour © 2010 lessakele et © 2010 aschkel.info

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commentaires

Gad 05/07/2010 20:45


Ânerie ou poudre aux yeux. A qui sert la desinformation? De l'autre côté, il faut du temps pour forger des alliances de fond et les moyens de les assurer. Donc on délaie dans de grandes cérémonies
réconciliatoires qui n'ont vocation de de différer.
La réalité est que la Turquie du double-jeu s'est un peu trop avancée à se dévoiler, si l'on peut dire... Même les erreurs sont pleines d'enseignement. Il faut des happening, ça permet de voir à
qui on a réellement affaire. Le reste, c'est du discours diplomatique pour enrober.
La société turque est vérolée de l'intérieur, elle renforce son superbe isolement avec la Syrie et l'Iran, que des gens très fréquentables au niveau international. Lui reste le chantage aux
énergies, l'intéressement russe à mettre son nez partout et à toujours avoir plusieurs fers au feu.
La Turquie avait son intérêt majeur, lorsque la Russie verrouillait vraiment l'accès à l'Asie centrale. Aujourd'hui, cela se discute. Les évolutions en Afghanistan seront sans doute centrales pour
contourner de situations de mainmise sur tel ou tel canal d'approvisionnement...
Quant au Sud de l'Europe, c'est aussi une question cruciale pour ceux qui ont renâclé durant tant d'années à entrebâiller la fenêtre à la Turquie dont le jeu est trop clair pour être honnête...


lestat 05/07/2010 20:15


Totalement incompréhensible le pauvre Elias et sa géopolitique basée sur un préjugé personnel transformé ipso facto en vérité politique.

L'article quand à lui ne fait que confirmer ce que d'aucuns savaient déjà. La rupture avec la Turquie date bien d'avant l'histoire de la flottille. Le refus par Israël de vendre des armes
sophistiquées aux Turcs remonte à des années, les visites en Arménie ainsi qu'a Chypre de Liebermann, les manoeuvres au dessus de l'espace aérien Grec, S300 inclus, et la visite récente par la
marine de guerre Grecque de certaines "infrastructures" maritimes de l'état hébreu.

Cet article nous change des âneries du Monde reprise par I-Valley....


elias 05/07/2010 17:11


Cher Gad,
Je prends le temps pour lire vos articles et de poster des commentaires.
J'ai une sensibilité et je l'assume cela ne fait pas de moi votre ennemi. De même vous avez une sensibilité que je respecte et je ne vous considère pas comme un ennemi.
On a un devoir de vérité peut être pas pour adj, peut être pour demain mais surement pour après demain...
Je suis d'accord sur les stéréotypes alors appliquez cette règle


Gad 05/07/2010 13:34


Vos fantasmes, Elias, ne révèlent q'une chose : en attribuant un antisémtisme chronique et insurmontable aux Grecs, c'est surtout le vôtre que vous tentez sournoisement de faire passer :

la victoire de votre combat contre Israël passe par la diffusion de l'antisémitisme à tous les pays qui ne pensent pas comme vous.
La seule stratégie des Pro-Palestniens est la diffusion planétaire de l'antisémitisme comme arme de lutte.
Vous êtes donc un ennemi chronique non seulement des Juifs, mais des droits de l'homme les plus élémentaires, à savoir qu'on ne juge pas untel sur son appartenance ethnique, religieuse, nationale,
mais sur ses apports à ses partenaires humains.
Donc : en un mot : vade retro. Sans quoi, ça va barder.


Gad 05/07/2010 13:24


Ce qui est de l'ordre du fantasme c'est de croire à "l'antisémitisme" comme seul critère culturel et surtout stratégique, qui fonde des décisions de long terme. C'est ne rien comprendre aux
intérêts des Etats, à leur logique et à leur "raison.

Quelques exemples simples : la Pologne est le pays réputé "le plus antisémite" de par son histoire et simplement comme plus grand cimetière du monde pour les Juifs.
Or, dansles années 30, l'élite de son armée formait l'Irgoun, le mouvement le plus "à droite" du Sionisme.
Après la chute du Mur de Berlin, la Pologne est devenue et reste l'un des pays d'Europe qui travaille le plus directement avec Tsahal : achat d'hélicoptères, blindages, matériaux, modernisation, et
dans le civil : investissements de capitaux israéliens dans le développement de Varsovie, etc.
Lors de la disparition de l'avion transportant l'élite polonaise au-dessus de Katyn, les condoléances ont été sincères et les peuples proches.

Et puis, quand on dispose d'un minimum de bon sens, ce qui n'est pas le cas des Antisionistes aveuglés par leur haine, et ce qui est une ressource intéressante pour les faire tourner en
bourrique,
on sait avec qui les Grecs, par exemple, ont le plus de conflits d'intérêts au Moyen-Orient sans doute, mais tout simplement à leurs portes : à Chypre, en Macédoine, dans les Balkans, avec
l'influence albanaise, etc.
L'autre point classique est que l'antisémite de base a toujours besoin d'un plus petit que lui, surtout quand il est banquier : soit pour le dénigrer, soit pour lui taper une avance financière.
Et Israël, économie la plus développée durant la dernière crise de l'ensemble des pays développés, Etats-Unis compris (voir OCDE et remarques du FMI), peut servir de consultant pour les pays en
crise.

Papandreou est preneur. Et les fantasmes d'Elias, je crois qu'il s'en fout pas mal àl'heure qu'il est.
J'ajoute à cela, d'autres données qui échappent complètement à l'illusionné en question : le fort philosémitisme historique des Roumains et d'autres Européens du Sud, qui ouvrent leur espace aérien
à Tsahal et sont demandeurs de développements : manoeuvres et autres.
Ce qui fait qu'à terme, l'affaire des prétextes successifs de la Turquie pour sortir de l'alliance Europe-Asie mineure pourrait constituer une bonne opportunité pour les peuples réellement
européens les plus hostiles à l'entrée de la Turquie : ceux qu'elle menace au Sud.
L'élargissement va dans le sens de cette mise à la porte à coups de pieds au cul des autocrates sans vision et sans envergure comme Erdogan. L'anti-Occidental.


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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