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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:49

 

shaldag (Copier)

Shaldag

 

Par BARBARA OPALL-ROME 


Publié le : 14 Novembre 2011


TEL AVIV. Les dirigeants de l’armée israélienne sont sur le point de faire fusionner plusieurs unités de commandos d’élite, historiquement autonomes, en une unique force des opérations spéciales, orientée vers des missions interdisciplinaires, loin des frontières d’Israël.

La force à l’étude, connue au sein d’un petit cercle d’officiers supérieurs, en Israël, sous le nom de « Corps d’actions en profondeur », est l’une parmi plusieurs  entreprises de mise à jour organisationnelle et conceptuelle, actuellement en révision. Elle doit être en mesure de répondre, de façon anticipée, à l’escalade des menaces et de l’instabilité, dans une région soumise à de rapides changements.

Alors que les vents démocratiques du “Printemps Arabe” se transforment en ce que beaucoup, ici, appellent péjorativement « l’Hiver Islamiste », les commandants de l’armée israélienne établissent des plans d’urgence devant répondre aux pires scénarios, en vue d’une guerre de haute intensité sur des fronts multiples, et dans la perspective d’opérations spéciales préventives, audacieuses et de longue distance.

Le Lieutenant-Général Benny Gantz, le chef d’Etat-Major des Forces de Défense d’Israël, a dirigé un passage en revue des « pour » et des « contre » l’idée d’établir une Force des Opérations Spéciales unifiée, au sein d’un « Corps des actions en profondeur». Les détails de l’étude, menée par le Général-Major Gadi Eisenkot, ancien chef des opérations, commandant du Commandement pour le Nord d’Israël, n’ont pas encore été présentés à Gantz pour approbation.

Selon un membre de l’équipe du Général, l’idée consiste à fusionner le Sayeret Matkal, la première unité de reconnaissance de l’Etat-Major d’Israël, les « Navy Seals » (ou Flottille Shayeret 13) ; l’unité Shaldag de désignation des cibles pour l’armée de l’air et la Force aérienne 669 de recherche et de secours, en une seule structure de commandement, subordonnée au chef d’Etat-Major de Tsahal.

Selon ce plan, chaque unité d’élite conserverait ses capacités spécifiques, mais le commandement consolidé encouragerait une approche plus holistique, moins concurrentielle, collaborative, dans la planification et l’entraînement en vue des missions. Les partisans de cette solution soutiennent que cela permettrait la création d‘une force opérationnelle plus transparente et, en définitive, plus efficace.

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« Nous parlons d’un changement organisationnel qui impactera la planification, l’entraînement et la chaîne de commandement, et non le budget », déclare l’officier général de Tsahal.

Il fait remarquer que la force des opérations spéciales “Corps d’action en profondeur”, actuellement proposé, soutient un nouveau concept opérationnel, qui fait consensus au sein de Tsahal et appelé « l’arène opérationnelle entre les guerres ».

Selon ce nouveau concept, Tsahal doit être paré à intensifier les actions anti-terroristes, la lutte contre les trafics, la lutte contre la prolifération et mener d’autres types d’opérations allant bien au-delà des cercles immédiats et intermédiaires des états ennemis, vers le fameux cercle extérieur des menaces.

La censure militaire israélienne n’autorise pas à faire référence à ce cercle des Etats extérieurs, mais des sources étrangères les ont définis comme correspondant à l’Iran et aux pays situés autour du Golfe d’Aden.

“Avant tous ces changements dans la région, l’activité de Tsahal fluctuait entre la planification en vue des prochaines guerres et celles en cours, en parallèle avec nos opérations anti-terroristes de routine », explique l’officier. « Mais, face à cette nouvelle réalité, nous comprenons qu’il existe aussi une guerre entre les guerres… et celle-ci est beaucoup plus silencieuse et s’étend vers des cercles bien plus éloignés ».

 

 Les Etats en faillite

Lors d’une allocution, le 3 novembre, devant des dirigeants d’affaires et de l’industrie, ici, Méïr Dagan, l’ancien chef du Mossad, récemment parti à la retraite, décrivait la Somalie, le Yémen et la Libye comme des « Etats en faillite », où l’absence de gouvernement central responsable et capable de fonctionner, a pour conséquence l’intensification des menaces, non seulement, pour Israël, mais pour la région entière.

“Chacun de ces Etats – à différents niveaux de l’échelon- peut être classé parmi les Etat en faillite. C’est un des traits caractéristiques du Printemps Arabo-islamique », a expliqué Dagan.

Il a aussi émis des doutes concernant l’émergence de la Tunisie en tant que pays démocratique. Mais l’évaluation de Dagan contredit celle du renseignement militaire israélien, qui a conclu que le parti islamiste Ennahda, qui a remporté les premières élections démocratiques du pays, depuis le soulèvement Printemps Arabe, était essentiellement « modéré » ( ?).

“Plus inquiétant, selon la perspective d’Israël, a dit Dagan, sont les signes qui indiquent que l’Egypte pourrait être « au début d’un processus où elle serait en voie de devenir un Etat en faillite, se dirigeant droit vers le Chaos ».

Selon l’homme qui a présidé l’agence de renseignement d’Israël, au cours des huit dernières années, l’Egypte ne va pas devenir un Etat islamiste dirigé par les Frères Musulmans ou d’autres groupes dérivés. Pas plus que l’Egypte serait sur le point d’abroger son traité de paix avec Israël, malgré un sentiment anti-israélien très répandu par les mêmes forces populistes, qui ont mis à bas le régime de l’ancien Président Hosni Moubarak.

“Ne faisons pas d’erreur, en Egypte, ce n’était pas une révolution. La seule chose qui soit arrivée en Egypte, c’est qu’ils ont destitué Moubarak et qu’ils l’ont bouclé dans une cage », explique Dagan.

L’ancien maître-espion a affirmé que les autorités dirigeantes en Egypte continuerait à maintenir la paix froide avec Israël, qui dure depuis 32 ans, par pur intérêt national.

Quoi qu’il en soit, les planificateurs militaires de Tsahal projettent, dans le cadre de leur plan à cinq ans, l’entraînement, - mais pas forcément l’équipement ou les stocks en vue d’une guerre – nécessaire pour affronter la réactivation d’un théâtre de guerre, longtemps dormant, avec l’Egypte.

Giora Eiland, général-major de Tsahal à la retraite et ancien directeur de la planification de Tsahal, a affirmé que, depuis le traité de paix de 1979 avec l’Egypte, la part relative du Produit Intérieur Brut d’Israël dépensée pour la défense, est tombée, d’un niveau de 30%, avant Camp David, à environ 7%. Grâce à ce front occidental neutralisé avec l’Egypte, Israël a réussi à réduire son ordre de bataille et, de façon plus importante, selon Eiland, ses grandes quantités stockées d’armement et de munitions.

Dans un essai publié le mois dernier par l’Institut des Etudes de Sécurité Nationale de l’Université de Tel Aviv, Eiland insiste sur le dilemme auquel est confronté l’Etat-Major, alors qu’il met à jour son plan quinquennal, pour prendre en compte les changements ravivés par le Printemps Arabe.

«  Est-ce que le changement qui s’est produit en Egypte requiert un changement dans l’hypothèse de travail que le pays constitue un risque, mais pas une menace ? Et si c’est le cas, jusqu’à quel point ? » écrit Eiland.

Les officiers de Tsahal ont refusé de commenter publiquement les changements induits par le Printemps Arabe, pour le plan 2013-2017 à l’étude, qui est en train d’être présenté aux ministres du gouvernement et aux décideurs majeurs.

Cela dit, un discours du Lieutenant-Général Benny Gantz, chef d’Etat-Major,, le 9 novembre, a fait allusion à l’évaluation des menaces, qui s’est gravement altérée, dans la conduite du plan de mise à niveau pluriannuelle, qui est actuellement en révision.

Dans une allocution commémorant l’assassinat en 1995, du premier Ministre d’alors, Yitzhak Rabin, Gantz déclarait que sa lecture de la carte stratégique d’aujourd’hui lui rappelait le discours de Rabin à la nation, dans les jours qui ont suivi la victoire israélienne de 1967, dans la Guerre des Six-Jours. Il a développé en disant que le chef de ‘Etat-Major de l’époque, Rabin, louangeait les unités de combat israéliennes présentes « sur tous les fronts », et soulignait la référence la plus marquante de son allocution : celle du « petit nombre contre les plus nombreux ».

“Avec la relance de l’instabilité au Moyen-Orient, et en réponse aux tentatives récurrentes des Etats ennemis et des organisations terroristes d’atteindre l’Etat d’Israël et ses citoyens », déclarait Gantz, «  il n’est pas improbable que nous devions être, à l’avenir, confrontés à une situation similaire ».

 

http://www.defensenews.com/story.php?i=8232693

Adapté par Marc Brzustowski

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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