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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:34

Mark Elchardus (Copier)

 

Mark Elchardus

 

 

 

Manfred Gerstenfeld interviewe Mark Elchardus

 

 

“Il existe une différence fondamentale, quand on observe les attitudes antisémites entre les étudiants musulmans et non-musulmans, au sein des écoles secondaires de lange flamande, en Belgique. Environ 50% des élèves musulmans expriment des attitudes antisémites, contre 10%, en ce qui concerne les autres élèves. Ces découvertes résultent de notre étude à Bruxelles intitulée : « Les Jeunes de Bruxelles » et d’autres études, par la suite, à Antwerp et Gent. En règle générale le niveau d’antisémitisme est, d'une manière ou d'une autre, plus faible à Gent qu’à Antwerp et Bruxelles.

  

 

“Les Jeunes que nous avons interrogé, se situaient, généralement, dans la tranche d’âge de 12 à 18 ans, alors que d’autres avaient plus de 18 ans. Certaines séquences de l’étude se fondaient sur les réponses de la tranche d’âge à partir de 12 ans. D’autres, comme l’analyse de l’antisémitisme, couvrent les réponses fournies à partir de l’âge de 14 ans. De façon surprenante, nous avons découvert que la présence d’élèves musulmans était plus importante que nous ne nous y attendions dans les écoles. Dans les écoles secondaires de Bruxelles presqu’un étudiant sur deux est musulman. Habituellement, le nombre de Musulmans est sous-estimé, puisque –plus régulièrement que les autres – ils ne répondent pas aux sondages. Cela est dû à des compétences langagières plus pauvres et/ou un plus faible intérêt pour les problèmes de société, en général, a sein de cette communauté ».


 

Le Professeur Mark Elchardus enseigne la sociologie à l’Université néerlandophone Libre de Bruxelles. Ses recherches sont centrées sur la sociologie des cultures. Les études mentionnées supra ont été réalisées dans le cadre du Programme JOP, qui a pour finalité d’analyser les opinions et attitudes des adolescents et jeunes flamands, dans la tranche d’âge des 12 à 30 ans.

 

 

Il remarque que : “Dans nos sondages, on a posé exactement les mêmes questions à tous les jeunes. Nous avons enquêté, par sondage, sur 8 types de préjugés antisémites, deux qui reposaient sur des assertions positives, comme « On peut faire confiance aux Juifs comme à n’importe qui d’autre » et des formules négatives telles que : « Les Juifs veulent tout dominer ».

 

 

“Entre 26 à 36% des étudiants musulmans étaient d’accord avec les diverses propositions positives. En ce qui concerne les Non-Musulmans, le panel se situait entre 38% et 58%. De 37 à 51% des Musulmans s’accordaient sur les diverses déclarations négatives. Pour les autres élèves, on relevait que la même gamme de réponses se situe entre 7% à 18%.

 

“Dans l’étude bruxelloise, on a aussi enquêté sur la corrélation entre antisémitisme et xénophobie plus large. Parmi les étudiants d’origine flamande, cette corrélation reste plutôt faible. Les attitudes antisémites sont, ainsi, à distinguer de la xénophobie en général. Nous avons aussi découvert que, parmi ces étudiants, l’antisémitisme est bien moins répandu que les préjugés ou les attitudes négatives envers les Musulmans.

 

“Il reste difficile d’étudier la corrélation entre la xénophobie en général et l’antisémitisme, chez les descendants d’immigrés non-occidentaux. Ils sont principalement, Musulmans. La xénophobie est habituellement, mesurée par rapport aux  étrangers ou aux immigrés. Une telle analyse est difficile à appliquer aux immigrés non-Occidentaux, qui se perçoivent, eux-mêmes, comme des descendants d’immigrés ou des étrangers au sein de la société belge.

 

“Notre étude à Bruxelles a conduit à un débat animé, au Parlement des Flandres. Il a eu pour conséquence, une requête émise pour une étude approfondie dans les deux plus grandes villes flamandes : Antwerp et Gent. Les Parlementaires nous ont, aussi, demandé d’indiquer comment nous pouvons lutter contre ces découvertes indésirables, par des mesures pédagogiques.

 

“Nous avons, par contre, reçu des réactions extrêmement négatives, de la part de la communauté musulmane. C’était, également, le cas, de la part d’un certain nombre de Non-Musulmans qui se sont présentés comme des « défenseurs » ou des « porte-parole » des communautés musulmanes. Certains ont même affirmé que j‘étais « raciste ». Une organisation musulmane a porté plainte contre moi auprès du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme. Cette plainte a été déboutée. Pourtant, cela a pris pas moins d’environ un mois, avant que son expert juridique ne parvienne à cette conclusion.


 

“Les organisations musulmanes sont destinées à jouer un rôle de premier plan dans l’intégration des Musulmans dans la société. Il est particulièrement regrettable qu’aucune de ces organisations ne condamne l’antisémitisme ni les attitudes très négatives envers les homosexuels, que nos études à Antwerp et Gent ont mises en lumière. Pas plus qu’aucune d’entre elles n’annonce qu’elles pourraient proposer une éducation informelle pour les jeunes musulmans qui partagent ce genre de préjugés. En bref : les organisations musulmanes, soit nient les découvertes de nos études, soit elles préfèrent demeurer silencieuses à leur sujet.

 

“ Ce déni s’exprime toujours de la même façon : « Les Musulmans ne peuvent pas être antisémites puisque le comportement d’Israël justifie toutes les attitudes musulmanes envers les Juifs ». Après la publication de la deuxième étude, une nouvelle forme de déni est apparue, autant l’antisémitisme que la haine des homosexuels. On a entendu l’affirmation absurde que les résultats de l’étude sont, forcément, faux, parce que quand on parle avec les Musulmans, on se rend compte qu’ils n’ont aucun préjugé sur personne et qu’ils sont bien intégrés dans la société. Ce déni de réalité, manifesté par les dirigeants musulmans, qui sont des responsables de la société civile, et doivent, à ce titre, contribuer à bâtir la société, est décourageant, mais, aussi, plutôt alarmant.

 

“L’antisémitisme parmi les non-Musulmans, apparaît, principalement, parmi les segments les plus défavorisés de la société. Pourtant l’antisémitisme, chez les étudiants musulmans, ne dépend pas de facteurs sociaux ou culturels, tels que les revenus des parents et l’éducation, ou le type d’école que les jeunes fréquentent. L’unique facteur pertinent est la tradition musulmane. Par exemple, 12% des Musulmans progressistes sont d’accord avec l’assertion : « C’est mieux d’éviter de fréquenter des Juifs ». Parmi les Musulmans conservateurs, ce pourcentage s’élève à 46%. Il existe, cependant, peu de Musulmans progressistes. Pour 8 Musulmans progressistes on trouve 100 conservateurs.


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« Nous n’avons pas remarqué de différence entre l’antisémitisme et l’anti-israélisme musulman. Les préjugés les concernant sont les mêmes. Cela dit, il s’agit d’un sujet en soi, qui mérite une étude plus approfondie ».


 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

 

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commentaires

ACHICHI 26/04/2013 15:27

Comment les musulmans qui sont en grande majorité des arabes peuvent-ils être antisémite?Je suis arabe, musulmane et je n'aime pas Israël et je suis une sémite comme tout les arabes alors que tous
les juifs ne le sont pas !

Giacobi 26/04/2013 08:06

Des arguments pour combattre le négationnisme de la Shoah :
http://www.hgsavinagiac.com/article-hitler-arrivait-au-pouvoir-il-y-a-80-ans-30-janvier-1933-30-janvier-2013-entre-banalisation-et-114872332.html
http://www.hgsavinagiac.com/article-31824465.html

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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