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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:11

 

 


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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele

 

 

Le 13 janvier 2012, le Fatah (Organisation de Libération de la Palestine) a marqué le 48ème anniversaire de sa naissance, et non le 47ème comme cela a été rapporté dans la presse. Le mouvement de Yasser Arafat a, en effet, été instauré par le premier sommet de la Ligue arabe au Caire le 13 janvier 1964, puis officiellement créé le 28 mai 1964, lors du premier Conseil Palestinien tenu à Jérusalem-Est (la partie orientale de la ville dépendait à l’époque de la souveraineté jordanienne). Or, et à l’occasion des cérémonies de célébration de l’évènement, le Mufti de Jérusalem a cité un hadith du prophète Mahomet appelant à assassiner les juifs : « Le Prophète, qu'Allah le bénisse, a dit : Le Jour du Jugement dernier ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les juifs. Quand les juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres, les rochers et les arbres diront, O Musulmans, O Abdallah, il y a un juif derrière moi, vient le tuer». Ce faisant, le mufti a confirmé que les dispositions d’esprit palestiniennes n’avaient pas véritablement évolué depuis la naissance du mouvement.

Outré par le propos, le Premier Ministre Benyamin Netanyahou a décidé, le 22 janvier 2012, d’ouvrir une enquête contre le Cheikh Mohammad Hussein pour incitation à la haine raciale et au meurtre. Le Ministre Yuli Edelstein (Likoud) s’est, quant à lui, ému de l’antisémitisme contenu dans la diffusion du message sur la chaîne officielle de l’Autorité palestinienne, tout comme le Ministre Uzi Landau (Israël Beiteinou), pour qui le propos n’est pas sans rappeler la propagande de l’Allemagne nazie.

Un peu surpris, le Mufti de Jérusalem a, quant à lui, avoué ne pas comprendre l’émotion suscitée alors qu’il ne faisait que citer des textes du Coran. Ce faisant, il confirmait, pour la communauté internationale, n’être pas l’auteur de cet appel tout en rassurant la population palestinienne quant au caractère sacré des paroles, insusceptibles de remise en cause. Cette réaction est tout à fait caractéristique du décalage entre les positions respectives de la communauté internationale pour qui le différend israélo-palestinien a une nature géopolitique, alors que pour les palestiniens, le conflit est exclusivement national et religieux. D’ailleurs, le commentateur de la télévision palestinienne qui annonçait le discours du mufti de Jérusalem, a recadré la nature du problème de la manière suivante : il s’agit d’une « guerre de religion et de foi ». Par son allocution, l’autorité spirituelle du Fatah a, en fait, reposé le point de convergence des mouvements, le Fatah, d’une part (dont les 32 articles de la Charte fonde l’éviction des juifs sur un motif national) et le Hamas, d’autre part (dont les 36 articles de la Charte fonde l’éviction des juifs sur un motif religieux). Notons d’ailleurs que ce Hadith cité, est repris dans la Charte du Hamas sous l’article 7 consacré à « L'universalité du Mouvement Islamique de Résistance ».

Si donc la communauté internationale s’évertue à trouver une solution au conflit israélo-palestinien qui serait de nature géopolitique, comme trouver un consensus sur les frontières, organiser un partage de Jérusalem, envisager le retour de quelques milliers de palestiniens disposant de propriétés foncières en Israël qui ont été physiquement déplacés de Palestine en 1948, annexer les blocs d’implantations juives dans l’Etat d’Israël par un nouveau découpage, organiser un accès à l’eau des palestiniens au moyen d’une organisation du contrôle de la vallée du Jourdain, et discuter à n’en plus finir sur les concessions qui pourraient être faites par l’Etat juif pour redonner confiance aux palestiniens... pour les palestiniens, l’objectif initial reste inchangé.

La raison en est simple : le conflit présente, côté palestinien, une nature psychologico-religieuse.

En effet, le concept de « palestinien » n’a jamais existé en dehors des chartes palestiniennes Olp et Hamas et est indissociable de la volonté ultime de chasser les juifs de la terre de Palestine. En d’autres termes, le palestinien n’existe que pour chasser ou tuer les juifs afin qu’ils cessent de polluer la terre de Palestine. La Charte Olp a, la première, explicité de façon détaillée, rationnelle et scientifique, les moyens d’y parvenir. Toutes les potentialités humaines du peuple palestinien doivent être mises en œuvre au moyen de l’enseignement, de l’action, des femmes, de la jeunesse, du mode de perpétuation de l’objectif aux jeunes générations, de l’union avec l’ensemble des pays islamiques pour y parvenir. Cet objectif a, par la suite, été relayé par le Hamas en 1987 qui a juste modifié le fondement national de l’éviction du juif en insistant sur les raisons religieuses devant conduire chaque génération de palestiniens à poursuivre le combat contre Israël au moyen de l’action commando ou de l’action individuelle. En tout état de cause, qu’il s’agisse de la Charte de l’Olp ou du Hamas, le palestinien n’est qu’un instrument historique de l’instauration d’un Etat islamique sur l’ensemble de la Palestine mandataire. Rien d’autre.

L’appel au meurtre de juifs lancé par le Mufti de Jérusalem s’inscrit donc parfaitement dans cette nécessité de redynamiser les palestiniens, tout en lui donnant une nature transcendantale, ce que la communauté internationale occulte depuis 48 ans. Elle refuse de voir dans les Chartes palestiniennes, Olp ou Hamas (toujours en vigueur), un outil d’instrumentalisation mentale des palestiniens pour les inciter à combattre israël. Le Premier Ministre israélien fait lui-même fausse route lorsqu’il envisage de mener une enquête sur le chef religieux du Fatah, alors qu’il pourrait directement engager cette enquête sur les Chartes palestiniennes, voire sur le Coran.

Il ne faut donc pas s’étonner de la poursuite, pendant les négociations de paix, de l’incitation à la haine du juif chez les palestiniens, avec l’éloge des martyrs, la culture généralisée anti-juive, la diabolisation d’Israël... un peu comme si, en marge des discussions internationales, il ne fallait jamais perdre de vue l’objectif historique. Le Mufti de Jérusalem rappelle donc opportunément que le coran lui-même, dont il n’est pas possible de modifier un seul terme, prévoit ce devoir de tuer les juifs.

Sur un plan philosophique, nous sommes en présence de deux vérités qui s’affrontent. La thèse juive de l’élection d’un peuple chargé de rejoindre une terre promise, et une thèse islamiste qui la réfute. Or, et pour apporter du crédit à cette dernière, les palestiniens procèdent par une sorte d’imitation du fonctionnement juif : la Charte de l’Olp a tout d’abord posé qu’il existait un lien spécifique entre le peuple palestinien et la terre du mandat britannique (comme la Bible le fait entre les juifs et la terre d’Israël), puis posé que les palestiniens ont été chassés de leur terre (comme dans le cas de la diaspora juive), et qu’ils rêvent d’y revenir (telle la Hatikva juive). Enfin, ils se sont inventés un « droit au retour », tout comme les juifs l’ont institué pour les candidats à l’Alyah, et utilisent la technique de la victimisation pour susciter la compassion internationale, en comparaison avec les horreurs vécues par les juifs. Les palestiniens construisent ainsi leur existence et éduquent leurs enfants dans ce fantasme, tel un matraquage intellectuel ou un conditionnement psychologique.

Le conflit israélo-palestinien devient en somme, pour les palestiniens, un problème existentiel. Soit ils renoncent à l’objectif de chasser les juifs de Palestine, auquel cas ils cessent d’être palestiniens, soit, ils persistent dans la mission initiale pour prouver la fausseté du message Biblique et font du conflit un problème insoluble.  

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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