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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 09:56

 

 

Dans un nouveau livre qui fait réfléchir, Demonizing Israel and the Jews, [La Diabolisation d’Israël et des Juifs], le Dr Manfred Gerstenfeld, membre du Bureau du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (JCPA-Le Cape) postule que plus de 150 millions d’Européens pensent qu’Israël est en train d’exterminer les Palestiniens. Cette chimère diabolisatrice, actuellement très répandue, à propos d’Israël est une nouvelle mutation des croyances diaboliques, concernant les Juifs, qui s’emparaient des masses au Moyen-Âge, et de celles promues, plus récemment, par les Nazis et leurs alliés.

Ce recueil de 57 interviews auprès d’universitaires, d’hommes politiques et d’autres, dont le rédacteur en chef d’HonestReporting, Simon Plosker, décrit à quel point l’incitation à la haine se propage à un rythme intensif.

Dans une interview exclusive en deux parties, qui coïncide avec la publication de son livre (disponible à l’achat sur Amazon), nous avons questionné Manfred Gerstenfeld sur les sujets importants qu’il soulève et pourquoi il apparaît que ses conclusions ont été balayées sous le tapispar les grands médias des principaux courants.

HR : Dans votre nouveau livre, La Diabolisation d’Israël et des Juifs, vous déclarez que plus de 150 millions de citoyens adultes de l’Union Européenne ont une perception diabolique d’Israël et que cela ressemble à la vision démoniaque que la plupart des gens avaient des Juifs au Moyen-Âge. Que voulez-vous dire par là ?

MG : L’élément central de l’antisémitisme au cours de ces presque deux millénaires consistait à penser que les Juifs représentent « le Mal Absolu ». La nature de ce « Mal Absolu » a changé au cours des siècles. De nombreux Chrétiens ont prétendu mensongèrement que les Juifs avaient tué le prétendu fils de D.ieu – la pire chose que leur mentalité ait pu imaginer. Pour les Nazis, le mal absolu correspondait au fait que les gens étaient, à leurs yeux, des sous-hommes, de la vermine, des bactéries et ainsi de suite. Après la Shoah, la pire chose possible est, à présent, l’accusation de commettre un génocide, ou de se comporter comme les Nazis l’ont fait.

HR : Sur quoi se fonde votre hypothèse disant que plus de 150 millions de citoyens de l’UE ont un point de vue diabolisant d’Israël ?

MG : Diverses études ont demandé aux sondés s’ils étaient d’accord avec des assertions, telles que :« Israël mène une guerre d’extermination contre les Palestiniens », ou : « Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis l’ont fait envers les Juifs ». Des études sur sept pays de l’UE confirment qu’environ 40% ou plus des gens qui y vivent partagent ces points de vue diabolisateurs. Des enquêtes similaires le confirment pour les pays qui n’appartiennent pas à l’UE, c’est-à-dire la Norvège et la Suisse. Plusieurs autres études démontrent, également, des perceptions extrêmement négatives des citoyens de l’UE, s’agissant d’Israël.

HR : La plupart de ces études ne sont pas nouvelles. Pourquoi n’ont-elles pas reçu, plus tôt, l’attention ni la proéminence qu’elles méritaient ?

MG : On ne peut que faire des suppositions. Les résultats de ces études ne peuvent mettre que très mal-à-l’aise les dirigeants et les faiseurs d’opinion européens. Par exemple, le gouvernement norvégien a financé une étude de 2012, réalisée par le Centre d’Oslo sur la Shoah. Les auteurs de cette étude se sont interdits d’écrire que 38% des Norvégiens, qui pensent qu’Israël se comporte envers les Palestiniens comme les Nazis, démontrent qu’ils sont extrêmement antisémites. Pourtant, ils auraient dû savoir que d’adopter de telles attitudes correspond à un acte antisémite, tel que cette notion est définie par la définition de travail sur l’Antisémitisme, au Conseil de l’Europe.

HR : Si ces études sont déjà connues, qu’apporte votre livre de nouveau sur ce sujet ?

MG : Pour la première fois, ces études, qui débouchent sur es mêmes conclusions, sont rassemblées et listées. Elles appuient mon estimation qu’au moins 150 millions de citoyens adultes de l’UE partagent une vision aussi diabolisante d’Israël. C’est un message fort et clair qu’il faut diffuser largement.

HR : Des journalistes se sont-ils mis en contact avec vous à ce propos ?

MG : J’ai été longuement interviewé par plusieurs journalistes européens, à propos de mon livre. Certains travaillent pour des journaux à grand tirage. Ils ont montré un vif intérêt à cette histoire et m’ont dit que ces tableaux de données étaient convaincants. Cela dit, je n’ai, par la suite, rien vu de semblable qui ait pu être écrit dans leurs journaux.

Manfred Gerstenfeld

HR : Savez-vous pourquoi ?

MG : Mon éditeur, René Van Praag, de RVP Editeurs me dit que, de la même façon que beaucoup d’histoires sont trop peu significatives pour attirer l’attention des journaux, quelques rares, au contraires, sont « trop grosses ».

HR : Et qu’est-ce que signifie "une affaire trop grosse”, dans un tel cas ?

MG : Dès que cela deviendrait massivement connu que, sur 400 millions de citoyens adultes de l’UE, 150 millions partagent des points de vue antisémites diabolisateurs, les conséquences pourraient être terribles, pour l’image de l’UE, ses politiques et on ne pourrait plus évacuer la nécessité d’agir d’un revers de main. L’UE se présente comme un « modèle de démocratie et le promoteur des Droits de l’homme ». De ce nombre de 150 millions de citoyens ayant un point de vue d’Israël comme état diabolique et des interviews signalées dans ce livre, l’Union Européenne ressort aussi comme un agglomérat d’incitation à la haine anti-israélienne, porteur d’une vision du monde criminelle et très répandue. Dans les années 1930, les pays européens comprenaient un très grand nombre de citoyens ayant une vision du monde criminelle envers les Juifs. Dans la perspective de l’après- Shoah, et d’autres atrocités commises, cette similarité fait que l’image d’une Europe humanitaire (à visage humain) retombe totalement à plat.

HR : Y a t-il d’autres conséquences possibles ?

MG : Cela pourrait, par exemple, rendre à l’UE, plus difficile d’éviter d’enquêter sur qui sont ceux qui ont contribué à créer cette vision du monde criminelle. Cela pourrait conduire à des résultats explosifs. On devra, par exemple, pointer le doigt vers des hommes politiques de différents pays qui dirigent l’UE. Ce ne serait pas, seulement une nouvelle mise en cause de l’image humanitaire surfaite de l’UE, mais aussi de certains pays et de certains partis politiques. Ces incitateurs à la haine, au coeur de l’Europe, ne pensent pas, nécessairement, eux-mêmes, qu’Israël extermine les Palestiniens, ni queles Israéliens se comportent comme des Nazis. Leurs déclarations tronquées, cela dit, contribuent toutes à la fabrication de cette image. Il s’agit de la méthode de la mise à mort « à petit feu ». Si on les reprend chacune isolément, aucune de ces attaques n’a directement provoqué les résultats dramatiques que révèlent les études. Mais, mises bout à bout, elles ont, alors, pu les générer.

HR : Y a t-il d’autres facteurs qui ont contribué à la fabrication de cette vision du monde criminalisante d’Israël ?

MG : La banalisation est un autre élément, ainsi que la volonté de masquer partiellement des évènementshorribles majeurs, dans le propre passé des pays européens. De cette façon, on dépeint une image bien plus rose de l’histoire propre de l’Europe. Elle est alors comparée à l’image grandement falsifiée et malmenée d’Israël.

Un point très important tient aussi au fait qu’on ne prête que très peu d’attention à la criminalité galopante et à l’incitation à la haine, dans de larges secteurs de la société palestinienne et de beaucoup d’états arabo-musulmans. Si les massacres de masse, les attentats terroristes et d’autres crimes majeurs y étaient mis en lumière, dans des proportions relatives à la taille de sa population et à la hauteur des fautes commises dans ces pays, les nouvelles en provenance d’Israël seraient, comparativement, négligeables. Le fait de détourner les yeux, en cas de crime majeur dans le monde musulman, est un exemple de ce qu’on peut appeler le racisme humanitaire . Beaucoup de gens ignorent les crimes de gens de couleur, parce qu’on les perçoit comme des faibles. De tels racistes prétendent parfois, en se trompant sur eux-mêmes et en trompant les autres, qu’ils appartiennent au camp « anti-raciste ».

HR : D’autres remarques possibles, à propos des découvertes de votre livre ?

MG : Une autre vraiment importante, c’est que la vision du monde européenne criminelle des années 1930 a été le précurseur de crimes de masse commis en Europe dans les années 1940. Cela soulève la question : à quoi pourrait mener l’actuelle vision du monde criminelle ? Est-ce qu’elle mènera encore à des crimes européens monstrueux, mais cette fois, contre Israël ? Ou les Européensse contenteront-ils, cette fois, d’être les spectateurs, pendant que nombreux sont ceux, dans les pays arabes, qui voudront vraiment commettre des crimes extrêmes contre Israël ? Mon livre expose ainsi une histoire potentiellement énorme.

Prochainement : la Partie 2 de cette interview exclusive

honestreporting.com

1er juillet 2013 14:37 Par Simon Plosker

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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