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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:05

 

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Feu le Général Hassan Shateri, responsable du réarmement et des actions du Hezbollah au Liban et à l'étranger. 

 

 

      Shateri mourning

 

 

L’importance de la perte causée par la mort du Commandant en chef des Gardiens de la Révolution Iranienne, Hassan Shateri, alias Hossam Kosh-Nevis, était signalée par le haut-rang des personnalités endeuillées présentes à ses funérailles, jeudi 15 février. Parmi eux, on trouvait le Ministre de la Défense d’Iran, Ahmed Vahidi, le Ministre des affaires étrangères, Ali Akbar Salehi et le Commandant des Brigades Al Qods, le Général Qassem Souleimani. 

 


Le Général Shateri était, en fait, comme agent de liaison, le fil sous tension de l’énorme effort militaire que l’Iran investit en Syrie pour maintenir le Président Bachar al Assad au pouvoir, affirment les sources de Debkafile en Iran et dans le Golfe Persique.

 

Il agissait, de plus, comme le lien vital iranien dans le partenariat militaire, entre Assad et le dirigeant du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah.

 

Selon Ashraq al Awsat, il était l'émissaire personnel de Mahmoud Ahmadinedjad au Liban. A 58 ans, il commandait toutes les activités secrètes de l'Iran à l'étranger. Sa mission déclarée était "d'exporter la révolution iranienne".

 

C’est la disparition la plus importante d'un officier supérieur iranien hors d'Iran.

 

D'abord envoyé au Liban, à la suite de la guerre de 2006, il devait restructurer le stock militaire et les infrastructures opérationnelles perdus du Hezbollah. Pour ce faire, il recevait un impressionnant budget de plus de 200 millions de $ annuels. Cet argent lui permettait aussi de s'attacher les services corrompus de certains dirigeants politiques libanais, de membres du Parlement, de journalistes et d'autres personnages de la vie publique à Beyrouth. Il restait le partenaire et référent principal du Centre de Commandement du Hezbollah dont il définissait le calendrier et les missions. En Syrie, il supervisait aussi les droits d'entrée et d'accostage de la marine des Gardiens de la Révolution, dans le port de Tartous. 

 

 

 

Les sources des renseignements dans le Golfe rapportent que l’Iran a, initialement, entouré d’un voile de secret, le lieu et le moment de sa mort, par crainte que ces révélations le poussent à une confrontation directe avec Israël. Elles révèlent que le Général Shateri a, en fait, été tué, il y a deux semaines, le samedi 30 janvier, au cours de la frappe aérienne israélienne présumée contre le complexe militaire syrien et les convois d’armes destinés au Hezbollah, au Liban.

 

Ces sources affirment que le Général iranien et deux de ses aides de camp, qui étaient à bord de la même voiture, faisaient bien partie des cibles centrales de cette frappe aérienne.

 

A la suite de ces évènements, Damas a seulement fait mention de deux personnes tuées et de cinq blessées, sans les identifier ni diffuser leurs photos, comme cela aurait normalement dû se faire, en règle générale.

 

Les éliminations ciblées accomplies par une main étrangère, mais que personne ne revendique, sont loin d’être inhabituelles, en Syrie. En février 2008, le chef de la sécurité du Hezbollah, Imad Moughniyeh, qui disposait d’un grand nombre des mêmes prérogatives, confiées par Téhéran, que le général Shateri, a été assassiné à Damas. Il y a huit mois, en juillet 2012, une mystérieuse explosion a rayé des listes la moitié du cercle rapproché d’Assad, en prenant pour cibles les hommes qui dirigeaient la guerre contre le soulèvement syrien.

 

Téhéran, cette fois encore, a été complètement décontenancé par l’exactitude de la connaissance par anticipation des moindres mouvements de Shateri et de la précision de l’attaque, ce qui laisse présumer une pénétration en profondeur, de la part des renseignements israéliens tant à Téhéran et Beyrouth qu’à Damas.

 

Actuellement, les Iraniens semblent avoir décidé, après tout, de ne pas laisser passer ce revers sans réagir. Israël est dans leur ligne de mire, en vue de représailles – soit directement, soit par le biais de leurs alliés, la Syrie ou le Hezbollah qui ont, tous deux, subi une perte équivalente, à cause de la mort du général.

 

 

Debkafile a appris que le Général du CGRI était lancé dans le processus visant à instaurer rapidement une petite armée de guérilla de 5000 Gardiens de la Révolution et de 5000 agents opérationnels du Hezbollah, dans le but de renforcer le dernier carré défensif autour des institutions de gouvernement d’Assad à Damas et dans ses environs, de sécuriser les principales routes relayant la Syrie au Liban et de les maintenir ouvertes à la liberté des mouvements militaires entre les deux pays.

 

Pour Téhéran, une autoroute ouverte entre la Syrie et le Liban reste un objectif stratégique prépondérant, par laquelle elle affirme sa détermination de transférer les stocks d’armes sophistiquées du Hezbollah hors des entrepôts syriens et de leur faire passer la frontière libanaise, quoi qu’il en coûte – en dépit des rapports sur les actions d’Israël, pour contrarier ce transfert.

 

Mehdi Taeb : la Syrie est d’office une province Iranienne

 

A Téhéran, l’influent prédicateur des Pasdaran, Hojjat-ol-Eslam Mehdi Ta’eb, a déclaré mercredi, lors d’un sermon, que l’importance de la Syrie pour la République Islamique est plus grande, même, que la région pétrolifère du Khuzestan, au Sud de l’Iran.

 

http://www.debka.com/article/22769/Iran-points-finger-at-Israel-for-IRGC-general%E2%80%99s-death-vows-revenge

 

DEBKAfile Reportage Spécial  15 Février 2013, 7:29 PM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

 

 

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commentaires

yan 17/02/2013 02:20

Shalom, l'Iran pointe un doigt! Il sait où il peut le mettre son doigt, hélas il n'existe pas de suppositoire pour soigner la haine ni la connerie. Cordialement.

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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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