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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 14:13

 

 

 

 

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Aschkel, fluide comme l'eau de source

 

L’OTAN, tenue en échec en Libye et Afghanistan, peut-il imposer la paix aux Palestiniens et à Assad ?

 

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

 

La fête nationale française du 14 juillet a été endeuillée par la mort de 6 soldats en opération en Kapisa, province disputée d’Afghanistan et dans la vallée d’Alasay. Ces jeunes ont, pour la plupart, succombé à l’un des tout premiers attentats-suicide contre l’armée française, dans cette région. L’opération était parfaitement planifiée et il est encore difficile de l’attribuer à telle ou telle défaillance sécuritaire, plutôt qu’à l’effet de surprise et à la connaissance du terrain par les Taliban.

 

Malheureusement, cet attentat dément l’empressement à finir cette guerre, qui s’est emparé de l’Administration Obama et de ses alliés, avec la liquidation d’Ossama Ben Laden : les Jihadistes pakistanais s’étaient déclarés peu affectés et prêts à repartir à l’offensive. On peut leur faire crédit de tenir parole.

 

Le contexte de cet accrochage pose problème : la veille, le Président français rendait une visite officieuse à ses troupes pour leur annoncer le retrait de 1000 hommes avant fin 2012. La stratégie des démocraties consiste, désormais, à préciser le plan de retrait avant même que des résultats concrets et stables soient assurés sur le terrain. La visée est double : rassurer les familles, mais aussi l’électorat, à moins d’un an des Présidentielles. L’actuel président doit soigner son image : il n’est pas ce va t- en guerre, prêt à suivre l’Amérique dans toutes ses expéditions, même s’il se doit de jouer son rôle à leurs côtés.

 

L’effet pervers de ces déclarations n’a pas manqué d’être exploité par les terroristes. Ils sont en quête de n’importe quelle faille dans la cuirasse de leurs ennemis jurés. En réalisant ce traquenard, ils savaient mettre le discours présidentiel à leur portée et accélérer encore le sentiment d’absurdité de la présence de ces troupes, face à l’impunité des compagnons du jihad international. Aussitôt, à domicile, des voix s’élevaient pour exiger un retrait encore plus rapide. Eva Joly a choqué par son angélisme opposé à toute solidarité nationale avec nos soldats. Mais Jeanne d’Arc-Le Pen, qui a pourtant l’usage du drapeau facile, a aussi été prise de fièvre du syndrome de Stockholm. Elle expose l’étendue de son incompétence dans la lutte contre l’islamisme radical et son alliance objective avec les ennemis de l’Occident.

 

Dans la foulée, c’est le frère corrompu du Président Karzaï qui était la cible des coups mortels taliban, en plein Kaboul. Comment, ensuite, faire croire à l’idée que l’OTAN reste pour renforcer l’armée afghane et ses services de sécurité en plein essor, demain, capables de tenir cet immense territoire ?

 

Tout retrait ne peut prendre sens qu’après avoir amené aux conditions de la sécurisation souhaitée. Tel qu’il se profile en Afghanistan, il est encore plus incertain que celui qui se déroule en Irak depuis un an.

 

Le même 13 juillet, Mumbaï, en Inde, était victime d’un triple-attentat, remake de celui de novembre 2008. Il s'est déroulé le jour même de l’anniversaire du dernier survivant du commando d’alors, qui attend la mort dans une prison indienne. Le Jihad nargue les présidents en visite-surprise et la justice anti-terroriste. Surtout quand elle n’exécute pas ses sentences.

 

Malheureusement, sur le plan des luttes contre les dictatures en place, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le tableau n’est guère plus brillant. La tactique de survol des conflits, pour ne pas exposer de soldats au sol, laisse, depuis le début, la quasi-maîtrise du terrain au potentat local, Kadhafi. 15 000 missions aériennes, 6000 bombardements ne sont strictement parvenus à rien de probant, sinon à un statu-quo affligeant pour l‘amour-propre des forces occidentales. Les rebelles de Benghazi s’avèrent être de piêtres militaires qui tirent en l’air, plus intéressés par les trafics, jusqu’à Gaza, que par la confrontation avec une dictature qui leur ressemble tant. A tel point que Nicolas Sarkozy s’est mis à parier sur les tribus sécessionnistes berbères de l’Ouest et leur a parachuté des armes, le 30 juin. Mais les tribus s’en sont emparées pour piller villes et villages sur leur passage, plutôt que d’aller combattre les troupes loyalistes de Tripoli.

 

A la recherche d’une sortie de crise propice à sa campagne, Obama a donc mis le Président russe Medvedev dans la boucle. Il lui demande de trouver, rapidement, une solution avec son allié libyen. Autant dire qu’un accord, s’il avait lieu, serait signé aux conditions de la dictature. Les rebelles n’auront plus qu’à s’y plier, et arracheront difficilement quelques zones d’autonomie.

 

Ni l’Amérique, ni l’Europe n’ont les moyens de leurs guerres. Ils doivent rendre des comptes pour le risque de faillite de leurs états-membres. Les décideurs n’ont pas la volonté politique correspondant à cette qualité rare qu’on appelle « rage de vaincre », alors qu’elle est présente chez l’homme du rang. C’est donner des ordres potentiellement contradictoires à des troupes et les exposer aux coups redoublés de leurs ennemis.

 

Une course-poursuite s’est engagée, pour trouver une solution convenable en Libye, avant d'attaquer le dossier palestinien, en septembre : celui de la déclaration unilatérale de leur état, devant l’ONU. 

 

Paris souhaite maintenir une conférence, le 2 septembre, qui relancerait les pourparlers entre Palestiniens et Israéliens. Néanmoins, pour être en mesure de discuter, encore faut-il être crédible et manier la pression diplomatique, financière et militaire avec la même maestria.

 

Les Etats-Unis et la France inventent, actuellement, la démarche de solidarité diplomatique : ils envoient leurs ambassadeurs dans les foyers de contestation syrienne. C’est bien, c’est beau et c’est peu, si on compte exiger la tête d’Assad ou de Kadhafi, ailleurs. En stagnant dans les cieux libyens, on est certain de faire rire à Damas. C’est, explicitement, renforcer le camp d’en-face auquel on s’oppose, dans un bras de fer purement virtuel.

 

En s’exposant de cette façon, les dirigeants occidentaux risquent d'accentuer le rôle prédominant du pouvoir alaouite survivant à leurs incursions, comme de Kadhafi. Ce dernier les insulte : il les désigne comme un ou des « malades mentaux ». Maladie, finalement, qui consisterait à ne plus être capable de joindre le geste à la parole…

 

Les parrains de Téhéran et leurs hommes de main du Hezbollah et du Hamas, s'appuyant sur le Caire, peuvent dormir sur leurs deux oreilles : ils ont la situation bien en main et eux-seuls sont en mesure d'instrumentaliser, demain, la cause palestinienne… 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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