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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:32



 

Claude-TENCER.jpg

 

 

Avant de parler d'un Etat "palestinien" quel qu'il soit, Il doit être exigé formellement que les arabes "palestiniens" nous éclaircissent sur ce point ! 

Et tous doivent s'y mettre Communauté internationale, ligue arabe aussi  UNE BONNE FOIS POUR TOUTE !

 

 

La Charte palestinienne qui prône la destruction d'Israël est toujours en vigueur, la Communauté internationale fait l'impasse…

Claude Tencer

 

© 2011 www.aschkel.info

Historien, chercheur sur l’histoire du conflit israélo-palestinien, docteur en Communication, Civilisations et médias.

 

 

 


Lire aussi

 

Chartes du 'Hamas et OLP - Ceux qui voteront pour une déclaration unilatérale d'un Etat "palestinien" sans solution négociée voteront pour la destruction de l'Etat d'Israël ! 

 



 

Depuis que le Hamas bénéficie de la majorité absolue (avec 74 des 132 élus), une pression internationale s’exerce, tout au moins par les USA et l’Allemagne, pour que le Hamas reconnaisse l’existence de l’État d’Israël dès sa prise de pouvoir. Pourtant, malgré les engagements de l’OLP depuis les accords d’Oslo et le célèbre « caduc » d’Arafat, la Charte palestinienne n’a jamais été ni abrogée, ni corrigée officiellement, et cela malgré les promesses et la poignée de main sur la pelouse de la Maison-Blanche en septembre 1993 entre Rabin et Arafat et la visite de Clinton en 1998 à Gaza.

 

 

Étonnant de le constater, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas envisage d’ordonner au Hamas de renoncer à la violence et de reconnaître l’Etat d’Israël si le Mouvement de la résistance islamique veut former un gouvernement (jeudi 16 février 2006), tandis que l’OLP elle-même n’a jamais reconnu officiellement Israël et n’a jamais corrigé sa Charte. Le Hamas, qui domine le nouveau Parlement, s’est fermement opposé à tous les accords d’autonomie, aux accords d’Oslo, et appelle à la destruction d’Israël.

 

Les négociations entre des représentants israéliens et ceux de l’OLP débouchent le 9 septembre 1993, sur un échange des lettres entre le chef de l’OLP, Y. Arafat, et le Premier ministre israélien, Y. Rabin. Elles portent principalement sur une reconnaissance mutuelle entre l’OLP et l’État israélien et sur les corrections à apporter à la Charte, qui se trouvent en contradiction avec cette reconnaissance. Dans la lettre adressée depuis Tunis le 9 septembre 1993, Arafat affirme à Rabin :

 

« Monsieur le Premier ministre,

 

La signature de la Déclaration de principes marque une nouvelle ère dans l’histoire du Proche-Orient. Dans cette ferme conviction, je voudrais confirmer les engagements suivants de l’OLP :

L’OLP reconnaît le droit de l’État d’Israël à vivre en paix et dans la sécurité. (...)

Dans la perspective d’une ère nouvelle et de la signature de la Déclaration de principes, dans le cadre de l’acceptation palestinienne des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, l’OLP affirme que les articles et les points de la Charte palestinienne qui nient le droit d’Israël à exister, ainsi que les points de la Charte qui sont en contradiction avec les engagements de cette lettre sont désormais inopérants et non valides.

 

En conséquence, l’OLP va soumettre à l’approbation formelle du Conseil national palestinien les modifications nécessaires dans la Charte palestinienne.

 

Sincèrement, Yasser Arafat, Président de l’OLP »

 

 

Pourtant, rien n’a été fait officiellement depuis. Le Mémorandum de Wye River du 23 octobre 1998, rappelle à nouveau : « Le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine et le Conseil central palestinien réaffirmeront la lettre du 22 janvier 1998 du président de l’OLP Yasser Arafat au président Clinton concernant l’annulation des articles de la Charte qui sont en contradiction avec les lettres échangées entre l’OLP et le gouvernement d’Israël les 9/10 septembre 1993. Le président de l’OLP M. Arafat, le président du Conseil national de la Palestine et le président du Conseil palestinien inviteront les membres du CNP ainsi que les membres du Conseil central, le conseil, les responsables de ministères palestiniens à une réunion, à laquelle s’adressera le président Clinton, pour réaffirmer leur soutien au processus de paix. »

 

De quoi s’agit-il... des articles à l’exemple de l’article 19 : « Le partage de la Palestine en 1947[1]   et la création d’Israël n’ont aucune validité, quel que soit le temps écoulé... » L’article 9 : « La lutte armée est la seule voie pour la libération de la Palestine... » L’Article 15 : « La libération de la Palestine est une obligation nationale pour les Arabes. Leur devoir est de repousser l’invasion sioniste et impérialiste dans la grande partie arabe et de liquider la présence sioniste en Palestine... »

 

Avec une majorité de 504 votes pour, et 54 votes contre et 14 abstentions, le CNP a exprimé en décembre 1998 à Gaza, un « soutien de principe » concernant sa volonté de modifier la Charte nationale palestinienne. Dans son discours d’ouverture, Yasser Arafat annonce en outre : « ...les articles de notre Charte qui sont contraires au processus de paix doivent être annulés. Je vous appelle à modifier tous les articles qui s’opposent à la paix des braves ». D’une façon très déliée, Arafat ne prononce pas le nom d’Israël ni ne fait état des articles mentionnant la destruction de l’État d’Israël.

 

Le 22 janvier 1998, Arafat confirme par lettre une fois encore au président Clinton que « toutes les dispositions dans la Charte qui ne sont pas en adéquation avec l’engagement de l’OLP de reconnaître Israël et vivre avec lui en paix sont annulées  ». Une commission juridique est nommée quelques jours plus tard ayant la mission d’annuler les (28) articles de la Charte nationale palestinienne mentionnant l’objectif de l’OLP à anéantir l’État d’Israël. Elle devait proposer en outre des nouvelles dispositions qui traitent de la reconnaissance officielle par l’OLP du droit d’Israël d’exister et de vivre dans la sécurité.

Cependant, d’une façon très habile, une organisation et une cérémonie sont adroitement organisées pour mettre de la poudre aux yeux, Arafat n’a jamais fixé à la commission juridique ni une période de travail, ni un budget, ni une date butoir pour présenter ses travaux et un nouveau texte pour la nouvelle charte dans l’avenir. D’où l’ambiguïté.

 

Faute d’une nouvelle Charte approuvée et votée par le Parlement palestinien sur les nouvelles propositions, la charte initiale adoptée par le 4e Conseil national palestinien, réuni au Caire du 10 au 17 Juillet 1968, ainsi que la Déclaration du Comité central du Fatah du 1e janvier 1969, sont toujours officiellement en vigueur. Le 22 avril 2004, dans un entretien donné à Khaled Abu Toameh publié dans le journal jordanien Al-Arab(Kaddoumi : PLO Charter was never Changed), Farouk Kadoumi, un des pères fondateurs de l’OLP, affirme qu’Arafat a dupé tout le monde avec malice et intelligence concernant la modification de la Charte. Contrairement à ce que beaucoup de gens pouvaient croire, la charte de l’OLP n’avait jamais été modifiée dans le sens d’une reconnaissance du droit d’existence de l’État d’Israël. « Jusqu’à aujourd’hui, la Charte nationale palestinienne n’a pas été modifiée. Le temps a fait que certains articles ne sont plus en vigueur, mais rien n’a été changé. Je fais partie de ceux qui sont contre une modification. »

 

Akram Hanniyé écrit dans la Revue d’études palestiniennes sur l’échec de Camp David l’été 2000 : A Camp David, la partie israélienne entendait tout obtenir - la signature historique de la " reconnaissance définitive " et de " la fin du conflit "... Nous observons que pour les intellectuels palestiniens, la reconnaissance de facto de l’existence de l’État d’Israël n’est toujours pas acquise. Néanmoins, nous constatons aujourd’hui que c’est l’OLP qui met la pression sur le Hamas, lui demandant de reconnaître Israël. Pourtant, de l’OLP et d’autres organisations palestiniennes représentent toujours sur leurs emblèmes la carte de la Palestine à la place d’Israël. Rumeur, ou encore de la poudre aux yeux ?


 


[1] Résolution 181 de l’ONU du 29 novembre 1947, dite de partage de la Palestine en 2 États vivant l’un près de l’autre, un État arabe, l’autre juif.

 

Article écrit en 2007

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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