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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 10:43

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2013 lessakele


Le 10 avril 2013, les Ministres des Affaires étrangères du G8 réunis à Londres, ont publié une déclaration concernant le processus de paix au Moyen-Orient. Ils ont confirmé « leur engagement pour une paix juste, durable et globale», convenu de « la nécessité urgente de faire progresser le processus de paix au Moyen-Orient », salué « la visite du Président Obama dans la région et sa déclaration » concernant «  « la paix entre les Israéliens et les Palestiniens nécessaire, juste et possible », appelé «les parties à s’abstenir de toute action unilatérale et à créer une atmosphère propice à la paix », réaffirmé « que les actions unilatérales par l’une ou l’autre des parties ne peuvent préjuger de l’issue des négociations »  et enfin, exprimé « leurs sérieuses préoccupations au sujet de la mauvaise situation de l’économie palestinienne et de l’impact qu’elle a sur les efforts pour la construction d’un État palestinien ».  
Cette déclaration des responsables politiques internationaux reprend les mêmes mots, objectifs et intentions que dans celles exprimées par le passé, et qui n’ont jamais  eu le moindre résultat. Or, s’il est indispensable pour Israël de faire la paix avec les palestiniens (pour sa sécurité), cette paix est également nécessaire du côté palestinien, pour des raisons économiques. Les problèmes économiques des palestiniens trouvent notamment leur source dans le bouclage des territoires qu’ils gèrent et notamment le contrôle des entrées et des sorties des personnes et des marchandises des villes palestiniennes de Cisjordanie.
Les conséquences en sont désastreuses pour les palestiniens : la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement sur l’économie en Cisjordanie du 13 juillet 2012 TD B 59/2 a confirmé que les perspectives de développement de l’économie palestinienne sont quasiment irréalisables, que les restrictions à la circulation, la diminution des flux d’aide, la paralysie du secteur privé et la crise budgétaire chronique interdisent tout espoir de progrès. De même, le rapport spécial de l’Onu pour la Palestine de septembre 2012 indique que l’Etat juif contrôle  82 % des nappes phréatiques et 40 % de la surface de la Cisjordanie sans que les palestiniens ne puissent s’y rendre s’ils ne disposent pas d’un permis à cet effet. Corrélativement, la population juive y a augmenté de 15 579 personnes au cours de l’année précédente, grâce aux incitations étatiques dans les domaines de la construction, du logement, de l’éducation, de l’industrie, de l’agriculture et du tourisme…
Côté israélien, les 520 points de contrôle installés en Cisjordanie interdisent la circulation des armes entre les villages palestiniens et préviennent tout risque d’attentats. Par ailleurs, et tant que les palestiniens rechigneront à signer la paix, Israël poursuivra son implantation territoriale sur les terres désertiques de Cisjordanie, à l’origine de ce que les palestiniens appelle une « bantoustanisation » du territoire dont les conséquences à terme seront irréversibles. Or, la paix, du côté palestinien, est la condition sine qua non du redressement de leur économie puisqu’elle conduira à une levée de toutes les restrictions qui entravent la circulation des biens et des travailleurs palestiniens. Ainsi, le refus, pour les palestiniens, d’abandonner leur valeurs guerrières est à l’origine de la paralysie de la situation comme s’ils étaient leur seul problème, sans pour autant en avoir conscience.
Les Ministre du G8 ne réalisent pas non plus en quoi les instances internationales ont leur part de responsabilité dans la paralysie de l’économie palestinienne. En victimisant les palestiniens, elles cautionnement leur comportement et la poursuite de ce qu’ils nomment la « résistance ». On peut citer le rapport du FMI du 23 septembre 2012, celui de la Banque Mondiale d’avril 2012, le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé du 27 septembre 2012 (qui fait état des conséquences de la politique israélienne et l’impact des privations économiques sur la santé des Palestiniens). A ces rapports anti israéliens, il faut ajouter les rapports incendiaires d’Amnesty International comme celui du 4 avril 2013 qui « recommande à Israël de cesser l’usage d’une force excessive contre les palestiniens », le rapport du 26 mars 2013 concernant « la grève de la faim d’un détenu palestinien », celui du 12 mars 2013 sur « l’interdiction faite à la famille d’un détenu palestinien de lui rendre visite », celui du 20 février 2013 sur les soit disant « crimes de guerre et crimes de droit international commis par Israël »…
Inversement, pendant que la communauté internationale enfonce les palestiniens dans la récession économique en les incitant à poursuivre la résistance, Israël poursuit son développement économique (notamment) dans une partie des territoires de Cisjordanie, qui seront, par la suite, incorporés à l’Etat juif. Ce développement s’opère grâce au partenariat avec de grands groupes internationaux comme Caterpillar Incorporated, (matériaux de construction), Veolia (eau, gestion des déchets, transports), Group4Security (sécurité), Dexia (groupe bancaire), Ahava (cosmétique), Volvo (camions, autocars, engins de chantier), Riwal Holding, (nacelles élévatrices), Elbit Systems (électronique de défense), Hewlett Packard (services informatiques), Mehadrin (agro-industrie), Motorola Solutions Inc. (électronique et télécommunication), Mul-T-Lock, Cemex (matériaux de construction)…
Or, les lobbys palestiniens ne devraient plus pouvoir contester ces partenariats. En effet, le 13 mars 2013, la Cour d'Appel de Versailles a jugé que les organisations palestiniennes ne peuvent poursuivre pour complicité de crime contre l'humanité, les sociétés qui exportent leurs services en Cisjordanie, dans la mesure où la Convention de Genève est applicable aux seuls Etats, de surcroît qui en sont signataires, ce qui n’est le cas, ni de l'Autorité Palestinienne, ni de l’Olp.
Corrélativement, la population palestinienne commence à réaliser le rôle tout à fait néfaste des dirigeants palestiniens sur son devenir. La prospérité artificielle de l’économie palestinienne est le résultat d’emprunt de milliards de dollars auprès de banques mondiales et d’institutions étrangères, qu’il faudra rembourser, non le résultat du génie financier du gouvernement Fatah et de son premier ministre (démissionnaire), ancien économiste de la Banque mondiale de 1987 à 1995, envoyé en Cisjordanie par le Fonds Monétaire International (FMI). Par ailleurs, et sur le plan humain, les palestiniens réalisent que le Hamas traite ses citoyens sans la moindre considération, que la corruption se propage et que le niveau d’ingérence atteint dans la vie privée est insupportable…
Conséquence : soit les palestiniens renoncent à l’éradication de l’Etat juif, présentent leurs excuses à Israël pour le mal causé, et commencent à arbitrer les Frontières communes avec l’Etat juif, soit ils continuent leur résistance stérile avec le soutien de la communauté internationale, et dans ce cas, c’est bien leur disparition qui est programmée. Les Ministres du G8 seraient inspirés d’en prendre la mesure.

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commentaires

Vin C 28/04/2013 16:44

Je suis tombé par hasard sur vos écrits par l'entremise du site DesInfos. A priori, j'avais de la difficulté à cerner votre opinion. Vous semblez fortement sioniste, mais vous reconnaissez aux
arabes le droit d'habiter leur terre et vous imaginez leur place dans la société israélienne. Je ne peut que louanger vos paroles. Je suis impatient de lire plus de vos écrits, qui mériteraient une
plus large diffusion, même si il existe plusieurs fossés idéologiques entre nous.

hovnatan 22/04/2013 13:49

appeler la judée samarie la cisjordanie est suffisament révélateur de la position de l'auteur .
ce reniement est la porte ouverte a la pensée que ceux qui revendiquent nos terres ne sont pas des imposteurs voleurs.
derriere un bureau , a l abri de la réalité du terrain, tous les fantasmes sont possibles.
heureusement qu IL ne dot ni ne sommeille , celui qui veille sur Israel...

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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