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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:12

 

 
DEBKAfile Reportage exclusif  20 avril 2011, 11:47 AM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  

 

http://www.debka.com/article/20860/

 

Tags:  Syria      Bashar Assad    civil war    protests    Lebanon 

 

Homs – L’épicentre le plus dangereux du soulèvement contre Assad.

 

 

Le Président Bachar el Assad, tout en abrogeant les décrets détestés d’état d’urgence datant de 48 ans, mardi 19 avril, les a immédiatement remplacés par de nouvelles mesures draconiennes interdisant toute forme de manifestation publique contre son régime et autorisant les arrestations en pleine nuit. Son bras de fer sanglant avec des cercles de plus en plus larges de manifestants, est proche de son épilogue. Les sources de Debkafiles au Moyen-Orient rapportent que la contestation risque de déboucher sur une guerre inter-confessionnelle. Au cours de la dernière étape cruciale de sa lutte pour sa propre survie, Assad a persuadé la Turquie, la Jordanie, l’Irak et le Liban de verrouiller leurs frontières pour interrompre le trafics d’armes et l’envoi de provocateurs en direction des groupes d’opposition syriens – une fermeture hermétique qui vise aussi à bloquer l’évasion de centaines de milliers de réfugiés de Syrie, au cours des dernières phases de la crise.

 

La télévision d’Etat interrompt les programmes réguliers pour montrer des images atroces de corps déchiquetés supposes être ceux d’officiers de l’armée et de la police assassinés par les manifestants. Les autorités parient sur un retournement du peuple contre les manifestants qui laisserait les mains libres aux soldats. Mais le facteur de risque est énorme, puisque le personnel militaire, voyant ces mêmes images, peuvent être tout près de décider que la plus grande sagesse inspire de se sauver soi-même plutôt que le régime.

 

Quoi qu’il en soit, les sources militaires de Debkafiles pensent que la décision de déployer l’armée pour en finir avec les manifestations qui s’amplifient de ville en ville, constitue un acte final de désespoir, du fait que la loyauté des troupes et de leurs officiers au Président est tout sauf garantie.

 

 

Malgré tout ce qu’on peut en dire, elle a été prise mardi 19 avril, après que les cerveaux du régime aient découvert que plusieurs des armes et des combattants acheminés clandestinement en Syrie, avaient été répartis par le fourre-tout des groupes d’opposition, vers des communautés syriennes spécifiques, sur le plan ethnique, religieux et tribal, qui, dès lors, sembleraient prêts à transformer la nature même du soulèvement et à en renverser le sens, pour prendre la forme d’une guerre de type confessionnel.


Par exemple, les Druzes libanais, alimentent leurs frères du sud syrien en armes ; les musulmans sunnites libanais arment les sunnites syriens des villes côtières de Banias et Lataqiyeh ; les Alaouites qui vivent en majorité dans la région d’Aqar au Liban, prennent soin de leurs coreligionnaires du côté syrien de la frontière ; les Chrétiens regroupés au sein des « Forces libanaises » envoient clandestinement des armes vders les villages syriens d’obédience chrétienne ; alors que les tribus kurdes irakiennes et turques ont élevé le niveau de leurs livraisons en armes, combattants et militants à l’intention de la communauté kurde du nord syrien.

 

Damas accuse également l’Arabie Saoudite de maintenir l’insurrection à bouts de bras, grâce à des transferts clandestins d’armes et de financement.

 

Parce que son armée n’est pas suffisamment nombreuse pour être en mesure de se déployer sur deux fronts – et de simultanément, bloquer les routes de la contrebande et de réprimer les manifestations enragées, Assad a fait appel au roi de Jordanie, au Président libanais et aux chefs du gouvernement en Turquie et en Irak, pour qu’ils entrent en action et qu’ils « scellent hermétiquement » leurs frontières. Même s’ils ont rempli leurs obligations en redoublant le nombre de leurs gardes-frontières, il est improbable qu’ils puissent stopper l’afflux massif d’armes toutes en même temps.

 

 

Le coup d’envoi pour une derive sectaire a été donné par le régime lui-même. Mardi, peu de temps après l’assouplissement présumé des lois d’urgence, le Ministre syrien de l’Intérieur, Mohammed Ibrahim al-Shaar a caractérisé le soulèvement comme étant « une révolte armée lancée par les radicaux islamistes cherchant à établir un état islamique en Syrie. Les citoyens syriens devraient alors «  éviter de prendre part à toutes les manifestations ou aux sit-ins sous quelque bannière que ce soit », a déclaré al-Shaar. « Les lois en vigueur en Syrie seront appliquées dans l’intérêt de la sécurité du peuple et de la stabilité du régime ».

 

 [Après ces déclarations], plus de manifestations encore se sont répandues à travers tout le pays.

 

Mercredi, des sources iraniennes et syriennes ont prédit une escalade des troubles. Le fait que cette information soit relayée par des sources iraniennes indique que Téhéran a mis toutes ses forces dans la bataille pour aider Bashar al Assad à faire face à l’opposition massive, avant que celle-ci ne le renverse.

 

 

Agissant sous le coup des lois d’urgence pourtant formellement annulées, les forces de sécurité syriennes en tenue civile sont entrées en action avant l’aube, mercredi 20 avril, frappant à la porte des imams sunnites d’Homs, la troisième ville par ordre d’importance dans le pays, et les ont conduits dans des prisons hors de la ville. Lorsque leurs proches se sont enquis de leur devenir, les responsables ont répliqué qu’ils avaient « disparu ». Selon plusieurs rapports, plus de 100 personnes ont été tuées à Homs au cours des dernières 24 heures. Les blessés sont cachés dans des maisons privées, effrayés de devoir se rendre dans les hôpitaux, où les hommes de la sécurité risquent, soit de les achever, soit de les mettre en détention. Le sort de quelques 5000 détenus reste inconnu et beaucoup pensent que plusieurs centaines ont sûrement été tuées et enterrées, en toute méconnaissance de leurs proches, et que beaucoup d’entre eux ont été regroupés dans des prisons surpeuplées.

 

Au Liban, des Sunnites et d’autres éléments opposés à Assad, s’allient aux groupes d’opposition en Syrie, par crainte que le Président Assad puisse envoyer ses agents pour se livrer aussi à une purge les concernant. Des associés du Premier Ministre sortant, Saad Hariri, le dirigeant chrétien Samir Geagea ainsi que des chefs druzes sont entrés dans la clandestinité et ont commencé d’évacuer leurs familles vers l’Europe, par crainte qu’elles ne soient la cible d’assassinats. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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