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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:35

 

 

La France, un "artisan de la paix" ?
Par LESLIE REZZOUG 
12.09.10
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull&cid=1282804780185


La France entretient depuis longtemps des relations ambiguës avec Israël. Et le conflit israélo-palestinien a rendu son rôle encore plus flou. Entre pourparlers diplomatiques et crispations communautaires, la France tente de s'imposer comme un médiateur incontournable dans la région, sans y parvenir vraiment.


PHOTO: AP , JPOST

En 1947, la France vote pour la création d'Israël aux Nations unies. Dès lors, elle ne remettra plus jamais en question l'existence ni la souveraineté de l'Etat hébreu. Elle soutient le pays et compte œuvrer pour son existence. Mais le conflit avec les Palestiniens et les autres pays arabes de la région, notamment le Liban, rend la position de Paris de plus en plus compliquée. Si son implication militaire reste limitée, elle s'efforce d'acquérir de plus en plus d'influence diplomatique.

Participation aux résolutions de l'ONU

•Après la guerre des Six jours, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 242 le 22 novembre 1967. Cette résolution stipule le retrait des forces armées israéliennes "des territoires occupés".

•En 2004, la France et les Etats-Unis prennent conjointement l'initiative de la résolution 1559. Adoptée dans l'urgence, elle appelle au respect de l'indépendance politique du Liban, au retrait de toutes les troupes étrangères de son sol, notamment israélienne, et à une élection présidentielle libre et équitable.

•La résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies est adoptée le 11 août 2006 à l'unanimité. Elle vise à stopper le conflit israélo-libanais. Le gouvernement libanais, qui comprend deux membres du Hezbollah, approuve la résolution le 12 août 2006 à l'unanimité.

Spécificité de la position française

On peut s'en étonner mais le conflit israélo palestinien passionne les Français. De l'homme de la rue aux plus hautes sphères de la diplomatie, tout le monde a son avis à donner sur le sujet. Peut-être que cet intérêt repose en partie sur l'exacerbation du sentiment communautaire : Juifs et Musulmans de France se sentent partie prenante de cette histoire en pleine mutation.

•Actes antisémites. Régulièrement, des synagogues et des cimetières juifs sont vandalisés, des personnes sont parfois même agressées, au nom de la cause palestinienne. Le cycle de tensions atteint son paroxysme en juillet 2004 lors des déclarations du Premier ministre Ariel Sharon appelant les Juifs de France à émigrer d'urgence en Israël.

•Ces faits divers tragiques conduisent à une division profonde de l'opinion en France. Institutions juives et associations de défense des droits de l'Homme s'indignent de ces comportements qui se nourrissent d'une vision souvent fantasmée du conflit israélo-palestinien. Au niveau politique, la fracture est profonde entre les partis qui soutiennent Israël et ceux qui critiquent son action à l'égard des Palestiniens. Ces divisions au sein même de la classe politique compliquent encore plus les relations franco-israéliennes.

•En 2002, la France met en place des projets de coopération bilatérale qui concernent l'ensemble des acteurs économiques et culturels français et israéliens. Un groupe de haut niveau a été chargé de réfléchir à la relance des relations bilatérales (politique et économique notamment). Cette réflexion a plus particulièrement porté, pour ce qui concerne les questions régionales, sur le dossier du nucléaire iranien et la mise en œuvre des résolutions 1559 et 1701, mais elle a également concerné le dialogue des cultures.

Relations avec les leaders israéliens et palestiniens

Les hommes d'Etat français ont à cœur de défendre leur position sur le conflit en recevant successivement des dignitaires des deux camps. Ces rencontres ont souvent été massivement relayées par les médias français. De la même façon, les hommes politiques français se sont parfois rendus en Israël. Ces discussions ont été l'occasion de défendre une vision française du conflit israélo-palestinien.

•La relation entre le président socialiste François Mitterrand et le chef historique de l'Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, a été particulièrement médiatisée. Le passé de résistant de François Mitterrand lui donne un attachement particulier à Israël. Cependant, il devient progressivement sensible à la cause palestinienne. Il le rencontre Arafat à plusieurs reprises, notamment en 1972, 1974 et 1993. Il prononce également un discours remarqué à la Knesset en 1982, soulignant l'importance d'établir deux Etats avec les mêmes droits.

•Durant la cohabitation Jacques Chirac-Lionel Jospin (1997-2002), le Premier ministre s'écarte de la position du gouvernement en soutenant fermement Israël. En 2000, il condamne "les attaques terroristes du Hezbollah contre des soldats israéliens". Il salue, par ailleurs, la retenue observée par Tsahal : "Epargner les populations civiles est une contrainte que s'efforce de respecter Israël." Cela lui vaudra des jets de cailloux lors de sa visite à l'université de Bir Zeit, haut lieu du nationalisme palestinien.

•Aujourd'hui le président Nicolas Sarkozy se présente comme un allié essentiel d'Israël et de son gouvernement. Il soutient l'Etat hébreu et considère ses actions militaires comme "légitimes". Il fustige le Hamas, responsable selon lui des souffrances de la population de Gaza. En se rendant au Proche-Orient, Sarkozy tente de peser dans les négociations et de s'imposer en "artisan de la paix".

Positions actuelles

•A l'approche de la conférence de Washington, prévue le 2 septembre sous l'égide des Etats-Unis, la France a fait entendre sa voix et souhaite peser dans les négociations. Elle a notamment réclamé que l'Union européenne dispose d'un siège lors des pourparlers afin de faire pression sur les Israéliens concernant le gel des constructions israéliennes en Judée-Samarie. Sa demande a néanmoins été refusée. Encore une fois, la France reste sur le banc de touche.

•Enfin, le dossier sur lequel la France s'illustre par sa virulence et son implication concerne le soldat de Tsahal, Guilad Shalit. Ce jeune homme de 24 ans a été fait prisonnier il y a quatre ans. Disposant de la nationalité française, il est devenu un symbole important pour le pays. Le 27 juillet dernier, le Premier ministre François Fillon rappelle que "quatre Français sont encore détenus", en incorporant Shalit à la liste de noms cités.

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commentaires

Francois Lurcat 12/09/2010 20:45


Le resolution 242 prescrit le retrait "from occupied territories", ce qui se traduit par le retrait DE territoires occupes. Cela peut signifier tout aussi bien le retrait de certains territoires
occupes que le retrait de tous les territoires. De plus ces territoires n'etaient pas occupes, n'appartenant a aucun Etat. Ils etaient contestes.


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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