Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 10:16

 

 

La guerre diplomatique d’Obama contre Israël ne fait que commencer

par Jonathan Tobin, pour Commentary Magazine

Thème : Proche-Orient
Par

Article publié le 7 avril 2010


Traduction : Objectif-info


Apparemment, David Ignatius du Washington Post n'a pas été le seul destinataire des fuites de la Maison Blanche sur un éventuel plan de paix d'Obama. Helen Cooper du New York Times a embouché la même trompette dans un article de cet après-midi sur la volonté du président de passer outre le processus de négociation entre Israël et les Palestiniens.

Selon Cooper, cette dernière poussée de l’hubris présidentiel a été déclenchée par une réunion récente avec d’anciens conseillers à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, Brent Scowcroft, Samuel Berger, et Colin Powell, appelés en consultation par le président et son conseiller, le général James L. Jones. Un consensus a été trouvé (seul Powell semble avoir défendu une opinion différente) qui incite Obama à proposer un arrangement de son cru, détaillant avec précision ce que devront être les paramètres d'un accord de paix. L'idée est que la paix ne peut être obtenue que si les États-Unis l'imposent aux parties. Le plan est naturellement dans la lignée des offres de paix israéliennes antérieurement rejetées par les Palestiniens, mais il prévoit des concessions israéliennes supplémentaires. Les Palestiniens abandonneraient leur "droit au retour," et Israël "reviendrait aux frontières de 1967," ce qui implique la division de Jérusalem, et quelques ajustements exceptionnels "sur les implantations". Pour faire passer la pilule à Israël, des troupes des États-Unis ou de l’OTAN seraient postées le long du Jourdain pour assurer sa sécurité.

On a entendu, depuis les coulisses, les applaudissement de Robert Malley qui conseilla Obama sur le Moyen-Orient dans sa campagne de 2008 avant d’être remercié pour donner des gages aux électeurs juifs, inquiets de voir dans l’état major démocrate un homme qui avait fait l’apologie d’Arafat au lendemain des négociations de Camp David. Pour Malley, la logique d'un diktat américain est naturelle : "Nous ne somme pas dans la science balistique. Si les États-Unis veulent procéder ainsi, ils devront le faire."

Cela correspond bien à la confiance de soi, quasi messianique, du président, et à la vision de sa présidence qui émane de son entourage. Ils ne font pas cas du fait que des tentatives de ce genre ont déjà échoué à cause de l’intransigeance palestinienne, ni qu’elles ont finalement augmenté et non réduit la violence. On ne sait pas clairement s’ils croient vraiment que des personnages aussi falots que Mahmoud Abbas et Salam Fayyad sont en mesure de signer un quelconque accord de paix qui reconnaisse l'existence d'Israël dans des frontières quelles qu’elles soient. Mais plus que tout, le ressentiment de l'administration contre Israël, qui bout dans sa marmite, semble à l’origine de cette initiative. Même si un plan sur ce modèle échouait, ce qui arrivera sûrement, la seule perspective de presser la gorge d’un Israël récalcitrant semble satisfaire profondément des gens comme Brzezinski et Malley et peut-être Obama, dont le goût pour les conflits venimeux, montés de toute pièce, avec l'état juif et ses dirigeants est désormais un fait établi.

La volonté de divulguer cette histoire aux multiples implications semble un prolongement de l'inimitié d'Obama pour le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Faute de voir Netanyahou s’incliner devant sa volonté sur la construction d’appartements dans les banlieues juives de Jérusalem, Obama fait monter les enchères en soulevant maintenant l’hypothèse qu’il imposera la partition de la capitale d’Israël selon ses vues, une fois avéré l’échec des soi-disant "négociations de proximité", appelées ainsi parce que les Palestiniens ne veulent pas s’asseoir à la même table pour parler de paix avec les Israéliens.

Il va de soi qu'un plan de cette eau, émanant d'Obama, constituera le point de départ des futures exigences arabes vis-à-vis d'Israël parce que, comme le précise Hélène Cooper elle-même, "une fois que M. Obama aura mis des paramètres américains sur la table, les Palestiniens refuseront d'accepter moins en toute hypothèse."

La perspective d'un diktat d’Obama visant Israël soulève encore une question : que pensent les démocrates juifs de tout cela ? Certains imaginent que la fureur d’Obama contre Netanyahou, et les noises que le président et son entourage ont provoqué au cours du dernier mois étaient passagères, et qu’on oublierait tout quand l’administration serait passée à d’autres sujets. Mais apparemment, la colère d'Obama contre Israël, son désir de faire tomber Bibi et de forcer l'état juif à capituler sur Jérusalem, n'ont pas diminué. La guerre diplomatique d'Obama contre Israël ne semble en être qu’à son début.
Partager cet article
Repost0

commentaires

G
<br /> Mais pourquoi que l'amérique, amie des juifs, pro-israelienne, est-elle allez se flanquer d'un président anti-israelien. Le bulletin de vote sert justement a éviter de telles erreurs, on peut<br /> toujours se mordre les doigt après. Serait-il trop tard pour retrouver notre amitié avec les états-unis. Quand on voit les lettres envoyées par 75% des conseillers de gourvernement a Obama,pour<br /> critiquer sa politique envers Israel, on a tout à espérer de nos amis les américains.D'ieu y veillera<br /> Shavoua tov Gerard David<br /> <br /> <br />
Répondre

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis