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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 20:37

La haine d’Israël, un moteur existentiel éphémère


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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele

 

Le 7 juin 2012, le régime de Bachar Al Assad s’est livré à un nouveau carnage dans le village d’Al Koubeir situé au centre de la Syrie à l'occasion duquel 55 personnes ont été abattues avant que leurs corps ne disparaissent dans les flammes. Pour sa part, le pouvoir en place conserve le même discours : aucune implication dans ce massacre qu’il attribue à un groupe terroriste avec un nombre moindre de victimes, en l'occurence 9 personnes... Progressivement, le Président Bachar Al Assad se met à dos une partie toujours plus importante de la communauté internationale même si son éviction risque d’être plus compliquée que celle du dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, en raison de ses solides appuis régionaux. Le pouvoir, en Syrie, est détenu par la branche minoritaire alaouite de l’Islam chiite, protégé par la Russie (son premier fournisseur d'armes), satisfait d’un contrôle étatique qui préserve les 255 000 personnes de confession orthodoxe, de l’islamisme radical sunnite. Le régime syrien est, par ailleurs, défendu (principalement) par l’Iran dont il constitue un satellite chiite au cœur d'un proche Orient dominé par le sunnisme, et (d’autre part), par la milice chiite libanaise Hezbollah dont il a favorisé la prise du pouvoir par son soutien logistique, idéologique et ses livraisons d’armes.

Les massacres dont le président syrien est le commanditaire, devraient toutefois le conduire vers la sortie, bien qu'il soit toujours parvenu à maintenir une certaine cohésion nationale (en dépit des divisions locales ethnico religieuses) grâce au moteur existentiel qui a toujours transcendé les divisions du monde arabo musulman: en l'occurrence la haine d'Israël. En focalisant l'attention sur l'Etat juif, Bachar Al Assad a toujours consolidé son pouvoir mais cette dynamique fédératrice ne devrait plus lui être d’une grande utilité : la vérité finit toujours par jaillir, et la réalité rattrape alors les fantasmes. La technique employée par Bachar Al Assad était assez classique : il lui a suffit d’exploiter, pendant des décennies, une (contre) vérité religieuse, de l’entretenir dans un mystère ésotérique et de focaliser l'attention des populations naïves sur un problème imaginaire, en détournant les regards de la captation (par le pouvoir en place) des richesses étatiques.

Pour illustrer la méthode de Bachar Al Assad, il suffit de reprendre les termes de son discours idéologique largement diffusé sur internet intitulé " Discours historique de BACHAR Al-ASSAD contre les crimes israéliens à GAZA : Ils ont fait couler le sang », dans lequel il dénonce des actes (dont il est aujourd’hui l’auteur). Cette allocution (qui ne dure que quelques minutes) synthétise le cœur de la philosophie des dirigeants arabo musulmans axée sur la haine et la destruction d'Israël, selon un canevas bien précis empreint de mensonges et de malveillance.

Tout d'abord, et pour convaincre de sa noblesse, son discours débute par la réaffirmation des valeurs éthiques du monde islamique, ce qui permet de placer le débat dans un contexte du type manichéen «  Ô frères, nous sommes une nation pacifique et nos valeurs morales nationales, arabes et humaines sont ancrées dans la paix ». Immédiatement après, il glisse la première allusion sur la dépossession par Israël, de la terre appartenant aux arabes (en 1948) dans une violence barbare, alors que lui s’efforce d'oublier  «  les massacres de Deir Yassin, de Kafr Qassem, de Jénine, de  Qana,  ainsi que les nombreux autres massacres perpétrés par Israël contre les Arabes ». c’est alors qu’arrive la mention concernant Gaza et la technique récurrente employée par l’Etat juif : « Israël insiste pour rappeler ce qu´il est vraiment ».

Dans une forme d'instrumentalisation mentale, il suggère ensuite de cultiver la mémoire de ce mal qui a été commis aux arabes (jeunes ou vieux) par les juifs, et qui doit s’inscrire dans une sorte de devoir : « pour que nos fils se souviennent, nous conserverons pour eux les photos des enfants de Gaza, avec leurs blessures ouvertes laissant le sang couler sur leurs jouets. Nous leur raconterons les martyrs, les endeuillés, les veuves et les boiteux »…Le chapitre religieux est ensuite abordé : « nous leur enseignerons qu´Allah préfère le croyant fervent au croyant sans  grande ferveur, [et à adopter les principes] « œil pour œil, dent pour dent » (principe détourné de son sens philosophique), « celui qui a commencé est le coupable » et « ce qui a été pris de force sera récupéré par la force ». Il insiste alors sur la portée du devoir de transmission «  Nous leur expliquerons que ceux qui ne se souviennent pas du passé renoncent au futur. Sur les murs de leurs chambres, nous accrocherons des posters exhortant chaque enfant arabe qui vient au monde à « ne pas oublier », afin qu´en grandissant, il puisse leur dire : « Non, je n´oublierai pas, ni ne pardonnerai (…) ». Le principe de la  vengeance est ainsi posé : « Pour chaque enfant arabe tué, des dizaines de combattants de la résistance voient le jour ». Habile.

Ainsi, et pour Bachar Al Assad, les générations de musulmans doivent se succéder et être guidées dans la haine d'Israël : «  Je souligne [à l´attention des Israéliens] que les crimes de guerre qu´ils commettent ne leur apporteront rien d´autre que des générations d´Arabes imprégnés d´une haine [encore plus profonde d´Israël]. La force et la détermination [des Arabes] se développeront plus vite que l´arsenal [d´Israël], et la force [de leur détermination] sera plus dévastatrice. Cela signifie que pour chaque enfant arabe tué, des dizaines de combattants de la résistance voient le jour. Ainsi, [les Israéliens] creusent les tombeaux de leurs enfants et petits enfants de leurs propres mains.

Il termine alors son propos (tel un héros) en repassant de la transcendance islamique à un phénomène agricole basique : «  Aujourd´hui, ils ont l´occasion de planter les graines de l´avenir qu´ils souhaitent, pour le meilleur ou pour le pire. Plus tard, ils ne seront plus en mesure de décider de leur récolte. Ils ont fait couler le sang et ne récolteront que [le sang]. Et quand la pousse grandira, elle dépassera largement la graine d´où elle a jailli. »...

Les actes contemporains de Bachar Al Assad illustrent en quoi, ses messages n’étaient que comédie. La pièce devrait bientôt se terminer.

Certes, Bachar Al Assad n’est pas encore éliminé car la Syrie est une solide courroie de transmission de l’Iran qui caresse l’espoir de guider le monde arabo islamique en essayant de rayer l’Etat sioniste de la carte. Aussi, le discours iranien est semblable en tous point à celui de Bachar Al Assad avec cette exploitation du dénominateur commun du monde arabo musulman qu’est la haine d’Israël et sa responsabilité dans tous les maux qui frappent le monde. Tout d’abord, des déclarations iraniennes ont imputé à Israël les désordres qui surviennent en Syrie. Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Ramin Mehman-Parast, a ainsi glissé « Nous sentons la main du régime sioniste dans les développements internes en Syrie » voire « tout crime commis en Syrie peut être remonté jusqu'aux mercenaires du régime (Israël) ». Aussi, et pour essayer d’entrainer le monde vers le chaos tout en reconstituant l’unité du monde de l’Islam, Téhéran a annoncé (par la voix du Président du parlement iranien Ali Larijani) qu’en cas d’intervention internationale en Syrie, se propagera dans « les territoires palestiniens, et les cendres d'une telle flamme enterreront définitivement le régime sioniste». Pour autant, et tout comme Bachar Al Assad, le régime des Mollah ne pourra bientôt plus entretenir cette haine d’Israël sans se desservir voire, tout comme le Président syrien, se ridiculiser.

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commentaires

ABEK 11/06/2012 13:53

Les Arabo-musulmans sont les plus grands menteurs que le monde ait porté, et porte jusqu'à présent ! Ils dépassent même en cela leur mentor en la matière, GOEBBELS, chef de la propagande nazie qui
a eu ce mot célèbre : " Mentez, mentez tant que vous voudrez, il en restera toujours quelque chose !" ; il est vrai aussi que le mensonge s'inscrit en bonne place dans le coran, non pour le
dénoncer et le combattre, comme c'est le cas chez les Juifs dont il constitue l'un des dix commandements, mais au contraire pour s'en servir contre les ennemis de l'islam ! Par ailleurs, les
Arabo-musulmans ont adopté comme calendrier celui basé sur la lune, et donc leur année lunaire n'a rien à voir avec le calendrier solaire, ce qui veut dire, en termes clairs, qu'ils vivent en
dehors du Temps ! Alors même que l'islam remonte seulement aux années six cents et quelques de l'ère chrétienne, qui elle, connaissait déjà l'année solaire ! Bref, l'islam se voile la face et
persiste dans le mensonge, tout azimut !
Conclusion : Il faut combattre cette idéologie, car il s'agit d'une idéologie, le djihad est là pour nous le rappeler, par tous les moyens, information contre désinformation, éducation à l'école et
ailleurs, etc ... Mais aussi, et au besoin par les armes, s'ils persistent dans leur attitude suicidaire !!!.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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