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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 11:32

 

 

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Dore Gold. 

Egalement au lien suivant : http://israelmagazine.co.il/la-menace-jihadiste-nord-africaine-contre-leurope-dore-gold/


Peu de temps après le lancement de l’offensive française contre les Jihadistes nord-africains au Mali, un dirigeant de l’une des filiales d’Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) a déclaré que son organisation « frapperait le cœur de la France » [NdT : promettant des milliers de Mohamed Merah, etc.]. Aqmi a attaqué des ambassades françaises et, plus récemment, un site gazier en Algérie (In Amenas), où il a pris et tué de nombreux otages. Mais est-il réellement prêt à déplacer sa guerre contre l’Occident, jusque sur les territoires des Etats européens et si c’est le cas, quelle menace patente pose t-il à leur sécurité ?


Le fait est que cela fait un certain temps que les dirigeants européens observent l’excroissance d’al Qaeda en Afrique du Nord avec une réelle préoccupation. A la suite de la prise de contrôle du Nord-Mali par les extrémistes islamistes, l’an dernier, le convertissant en un sanctuaire terroriste, les têtes dirigeantes de l’UE se sont rencontrées en octobre 2012 et ont diffusé un communiqué, qualifiant la crise au Mali de « Menace Imminente » pour l’Europe elle-même. Le Président français François Hollande a dit qu’il pensait qu’AQMI planifiait d’utiliser le Mali comme une rampe de lancement, un tremplin, pour un attentat sur le sol français. Ce mois-ci, la Chancelière allemande, Angela Merkel, a ajouté sa voix à cette vision de la crise au Mali, affirmant que « le terrorisme au Mali, ou au nord du Mali, n’est pas seulement une menace pour l’Afrique mais également pour l’Europe ».


Les experts des renseignements français ont suivi à la trace l’émergence des forces jihadistes au Mali et dans le reste de l’Afrique du Nord. Apparemment, les prêcheurs pakistanais et afghans ont commencé à affluer, en 2002-2003, au Mali et au Niger, aux côtés de jihadistes internationaux qui fuyaient l’Afghanistan, à la suite de l’intervention américaine qui les en a partiellement expulsés. En d’autres termes, l’avènement d’éléments jihadistes dans ces pays africains n’était pas juste un phénomène local, mais plutôt directement en relation avec le réseau originel d’al Qaeda.


Aux environs de 2007, al-Qaeda au Maghreb Islamique s’est formé, à partir des vestiges du Groupe Islamique Armé (GIA), qui avait combattu durant la guerre civile algérienne, dans les années 1990. En mars 2012, les forces jihadistes ont fait main basse sur les deux-tiers du Nord-Mali, le convertissant en un nouvel Afghanistan africain. Depuis 2009, la présence jihadiste grandissante en Afrique de l’Ouest a débordé sur le pays voisin du Mali, au Niger, qui se trouve aussi être le sixième plus gros producteur d’uranium dans le monde.

 

 

Le projet de lancer des attaques contre l’Occident avait déjà été proposé et exécuté par les précurseurs d’Aqmi. Le 24 décembre 1994, quatre terroristes du GIA ont détourné un Airbus d’Air France, qui décollait d’Alger et était chargé de passagers en direction de Paris. Dans ce qui ressemblait fort à une répétition générale en vue du 11 septembre (même s’il n’y a de relation avérée entre les deux évènements), leurs plans consistaient à utiliser l’avion français comme un missile et de le faire s’écraser sur la Tour Eiffel, avec tous ses passagers à bord. Les gendarmes français du GIGN ont pris d’assaut l’avion à Marseille-Marignane et réussi à éliminer la cellule du GIA. En 1995, le GIA a tué huit personnes et en a blessé 117, dans un attentat à la bombe contre le métro parisien (station métro Saint-Michel, contre le RER B, 25 juillet 1995, 17h, heure de pointe).


 

L’idée que les organisations radicales islamistes cherchent à prendre l’Occident pour cible ne devrait pas donc constituer une surprise. C’est resté un thème prévalent dans leurs écrits, particulièrement dans ceux des Frères Musulmans, dont beaucoup de dirigeants d’Al Qaeda proviennent. Hassan al-Banna, le fondateur des Frères Musulmans a écrit qu’après l’établissement de l’Etat Islamique (Califat) en Egypte [NdT : 2012 : Mohamed Morsi], le combat contre l’Occident se poursuivra. « Nous ne nous arrêterons jamais à ce point, mais poursuivrons les forces du mal jusqu’au cœur de la Patrie de l’Occident… ». Dans la même veine, Muhammad Akef, l’ancien Guide Suprême des Frères Musulmans d’Egypte, a déclaré en 2004, « sa Foi totale dans le fait que l’Islam envahira l’Europe et l’Amérique ». Les apologistes occidentaux conciliants ignorent ces positions de la ligne dure, mais elles influencent, sans l’ombre d’un doute, l’éducation politique des plus jeunes générations de Jihadistes, qui, plus tard, les rendront opérationnelles.


Les Etats-Unis n’ont pas voulu percevoir le nouveau danger imminent venu d’Afrique du Nord avec la même acuité que les Européens. Le New York Times a publié un récit, le 18 janvier, intitulé : « Les Etats-Unis ne conçoivent les « Militants » Maliens que comme une vague menace ». Le journal rapportait que, durant son témoignage devant le Congrès, en juin dernier, un responsable du Département d’Etat, a minimisé la menace concernant ce qui se passait au Mali, disant qu’AQMI « n’a pas menacé de s’attaquer au territoire américain ». Un autre point de vue, en provenance du Pentagone, a, néanmoins, pointé l’index sur le rôle d’AQMI, dans l’attaque, suivie de lynchage, du bastion diplomatique américain à Benghazi, en Libye, dans laquelle quatre Américains ont péri, y compris l’Ambassadeur américain en Libye, J. Christopher Stevens.

 

 

 

La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a mis en exergue une évaluation plus urgente des récentes évolutions en Afrique du Nord, au cours de son témoignage devant les comités du Congrès du 23 janvier, lorsqu’elle a dit : “L’instabilité au Mali a créé un havre sûr en expansion pour les terroristes qui cherchent à étendre leur influence et complotent de nouveaux attentats  du genre de celui auquel nous venons juste d’assister la semaine dernière, en Algérie ».


Le fait que la menace globale sur la région se développe a été souligné par le rapport du Premier ministre algérien, Abdelmalik Sellal, qui a déclaré que la prise d’otages sur le site gazier algérien d’In Amenas apparaît avoir été mené par des terroristes qui ont pénétré en Algérie depuis le Nord Mali. Il existe aussi de fortes présomptions, maintenant, que cette opération a reçu tout le soutien logistique nécessaire, de la part des milices islamistes présentes dans l’Est de la Libye [NdT : et on sait qu’au moins 9 des terroristes étaient des salafistes tunisiens, qui détournent la "révolution de Jasmin", depuis la prise de pouvoir électorale d’Ennharda, filiale des Frères Musulmans]. Ce n’est là qu’un premier bond en avant, traduisant l’émergence d’une nouvelle infrastructure d’Al Qaeda en Afrique du Nord, qui traverse les frontières internationales, pour présenter une menace directe contre l’Europe elle-même. Apparemment, la France comprend déjà que c’est bien ce qui est en jeu, mais elle n’en prend pas la mesure dans toutes ses dimensions.


Le point difficile à admettre, que les analystes occidentaux ne comprennent justement pas, c’est la haine aveugle de l’Occident dans son ensemble, qui est partagée entre toutes les organisations jihadistes, associées à Al Qaeda. A de nombreuses reprises, en Europe, on veut espérer qu’en adoptant une position toujours plus  critique à l’encontre d’Israël [NdT : ou en caressant dans le sens du poil de la barbe les Frères Musulmans d’Egypte, de Tunisie et de Lybie], les diplomates européens peuvent apaiser les flammes de la rage islamique radicale qui les vise directement. Mais ce genre de mesures politiques ne marchent tout simplement pas, parce que l’intention et la préparation des Jihadistes, en vue d’attaquer l’Occident provient d’un désir inextinguible d’éradiquer la civilisation occidentale et non des formulations alambiquées de Catherine Ashton ou de tout autre responsable européen, que ce soit en faveur ou à l’encontre d’Israël, du reste.

 

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=3313

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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