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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 22:32

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La politique étrangère altruiste d’Obama

 

par Caroline B.Glick - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

samedi 23 avril 2011

 

 


Du fait de l’incapacité des deux parties à séparer les cibles civiles et militaires, les forces de l’OTAN tuent aussi leur quote-part de civils. Dans le seul intérêt de l’hygiène intellectuelle, il serait rafraîchissant que le gouvernement Obama cesse d’attribuer des élans moraux à sa politique étrangère.

Aujourd’hui les forces des USA sont engagées dans une guerre en ascension douce au nom des forces opposées au régime Libyen et pénétrées par al Qaïda. Il est difficile de connaître la signification du rôle d’al Qaïda dans les forces d’opposition du fait qu’à ce jour, le gouvernement rebelle autoproclamé n’a révélé que 10 de ses 31 membres.

De fait, selon le New York Times, l’opposition au dictateur Mouammar Khaddafi, soutenue par l’OTAN est si désorganisée qu’elle ne peut même pas s’accorder sur qui est le commandant en chef de ses forces.

Et pourtant, malgré le fait que le gouvernement Obama n’a aucune notion claire sur qui dirige le combat contre Khaddafi ou ce pour quoi ils se battent, cette semaine, la Maison blanche a informé le Congrès qu’il va commencer à financer directement les rebelles liés à al Qaïda, en commençant par 25 millions de $ de matériel non létal.

Cette aide, comme la zone d’exclusion aérienne empêchant Khaddafi d’utiliser ses forces aériennes, et les formateurs militaires britanniques désormais déployés en Libye pour enseigner le combat aux rebelles, finiront probablement par ne servir à aucune autre grande finalité que de prolonger l’impasse actuelle. Avec le gouvernement Obama se refusant à appliquer la zone d’exclusion aérienne avec des avions de combats américains, refusant de prendre des mesures pour déposer Khaddafi et refusant de cultiver des successeurs de celui-ci responsables et pro-occidentaux, le tyran colérique restera probablement au pouvoir indéfiniment.

En soi et au-delà, le fait que la guerre en soit déjà arrivée à une impasse constitue un échec total de l’objectif déclaré par le gouvernement de protéger du massacre les civils libyens innocents.

Non seulement les forces du régime et celles des rebelles tuent des civils chaque jour, mais du fait de la volonté des deux bords d’utiliser les civils comme boucliers humains, incapables se séparer les cibles civiles et militaires, les forces de l’OTAN tuent aussi des civils.

En décidant en faveur d’une intervention militaire sur la base d’une doctrine légale transnationale jamais acceptée selon la loi du Congrès de USA appelée « responsabilité de protéger », le président Barack Obama aurait été influencé par les arguments de sa conseillère supérieure à la Sécurité Extérieure : Samantha Power. Au cours des 15 dernières années, Power s’est façonnée une célébrité de bûcheuse de la politique en cultivant son personnage public de femme désirant empêcher un génocide. Dans un portrait de Power du dernier numéro du ‘National Journal’, Jacob Heilbrunn explique : “Power n’est pas seulement un avocat des droits de l’homme…

Elle est une croisée déclarée contre un génocide”…

Heilbrunn écrit que l’influence de Power sur Obama et son statut de célébrité a fait d’elle le chef d’une nouvelle élite de la politique étrangère des USA. « Cette élite, écrit-il, est unie par la croyance partagée que la politique étrangère américaine doit être fondamentalement transformée, passant de l’obsession des intérêts nationaux vers un projet politique plus large qui recherche la justice pour les femmes et les minorités, et promeut la démocratie quand et où il le peut – jusqu’au point d’un missile de croisière si besoin ».

Comme le massacre prolongé en Libye et l’échec prolongé attendu de la mission de l’OTAN le montre clairement, Power et sa nouvelle élite de la politique étrangère se sont jusqu’à présent distinguées surtout par leur grossière incompétence.

Mais ensuite, même si la mission libyenne était couronnée de succès, elle ne rendrait pas les prétentions morales de l’aventure américaine là-bas moins fausses. Et cela non seulement parce que les rebelles soutenus par le gouvernement incluent des combattants d’al Qaïda.

Le fait que les arguments moraux utilisés pour intervenir militairement au nom de l’opposition à Khaddafi est dérisoire en comparaison des arguments moraux pour intervenir dans de multiples conflits où le gouvernement Obama refuse de lever le petit doigt. Au minimum, cette incohérence morale rend impossible au gouvernement Obama d’adopter de façon crédible le manteau de l’acteur moral sur la scène mondiale.

Songez à la politique du gouvernement [américain] en Afghanistan.

Au cours de la semaine passée, la Maison Blanche et le département d’Etat ont tous deux reconnu que des officiels gouvernementaux conduisent des négociations avec les Taliban.

La semaine dernière, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a défendu la politique du gouvernement. Pendant un service au Mémorial pour l’ancien ambassadeur Richard Holbrooke, qui au moment de son décès en décembre dernier était la figure de l’administration la plus affirmée pour défendre des pourparlers avec le mollah Omar et ses partisans, Clinton a déclaré : « Ceux qui ont considéré des négociations avec les Taliban répugnantes ont obtenu une réponse très forte de Richard – la diplomatie serait très facile si nous devions seulement parler à nos amis ».

Bien sûr, les Taliban ne sont pas simplement inamicaux avec l’Amérique. Ils sont les ennemis de toute initiative humaine bonne et décente. Les USA sont partis en guerre contre les Taliban en 2001 parce que le gouvernement Bush les considérait à raison comme responsables d’Oussama bin Laden et de son armée terroriste que les Taliban parrainaient, hébergeaient et abritaient sur leur territoire.

Mais l’armée des Taliban n’est pas seulement l’ennemie de l’Amérique parce qu’elle porte la responsabilité des attaques du 11 septembre 2001 contre les USA. Elle est l’ennemie des USA parce que ce sont des monstres pleins de malignité.

Apparemment, le gouvernement Obama prétendument moral, anti-génocidaire, pro féminin doit se faire rappeler pourquoi il n’est pas seulement répugnant mais aussi immoral de parlementer avec les Taliban. C’est dans ce sens qu’il se dirige.

Sous le régime Taliban, les femmes et les filles d’Afghanistan étaient le groupe le plus opprimé, le plus terrorisé, le plus en péril des gens dans le monde. Femmes et filles se voyaient refuser le moindre droit humain. Elles étaient effectivement prisonnières dans leurs foyers, autorisées dans les rues en étant complètement couvertes et escortées par un parent mâle.

Le droit à l’éducation, au travail et aux soins médicaux leur était refusé. Les femmes qui refusaient de se plier à ces règles sans merci étaient battues, emprisonnées, torturées et lapidées à mort.

Le traitement barbare des femmes et des filles par les Taliban n’aurait pas pu justifier leur renversement par l’armée américaine. Mais il a certainement justifié le refus des USA d’envisager seulement de les traiter comme des acteurs politiques légitimes dans les 10 ans suivant la première arrivée des forces de l’OTAN en Afghanistan. Et pourtant, les champions autoproclamés des opprimés au gouvernement [américain] commettent ce qui est moralement injustifiable. Ils négocient, et légitiment ainsi la tyrannie sexuelle la plus diabolique connue dans l’humanité. Obama, Clinton, Power et leurs collègues avancent désormais sans vergogne une stratégie politique qui augmente la probabilité que les Taliban s’emparent de nouveau du pouvoir et réduisent en esclavage les femmes et les filles d’Afghanistan une fois de plus.

Et puis il y a la Syrie. Dans des actes d’un courage stupéfiant, malgré la violence massive du régime qui a tué environ deux cents personnes en trois semaines, les protestataires contre le régime en Syrie ne se couchent pas. Au lieu de cela, ils font monter constamment leurs protestations. Ils ont promis que les manifestations après les prières du vendredi réduiront à peu de choses les protestations déjà sans précédent dans tout le pays que nous avons vues jusqu’à présent.

Au milieu des appels des manifestants syriens pour la liberté contre l’un des régimes les plus répressifs du Moyen Orient, le gouvernement [américain] a pris le parti de leur dictateur meurtrier Bashar Assad, en le qualifiant de « réformateur ».

Comme Heibrunn le remarque dans sa description de Power, elle et ses collègues trouvent les préoccupations nationales des USA au mieux comme des histoires de clocher et au pire immorales. Leur objectif clair – et celui de leur patron – a été de séparer la politique étrangère américaine des intérêts des USA en les rattachant à des organisations transnationales comme l’ONU.

Etant donné le mépris de l’administration pour la politique fondée sur les intérêts nationaux des USA, ce serait trop demander que d’attendre de la Maison Blanche qu’elle prenne note que le régime d’Assad en Syrie est l’un des plus grands Etats soutenant le terrorisme dans le monde et que son renversement serait un coup très sérieux contre l’Iran, le Venezuela, le Hezbollah, le Hamas, le jihad islamique et al Qaïda et par conséquent une aide précieuse pour la sécurité nationale des USA.

L’opposition syrienne présente aux émules d’Obama et de Power ce qui devrait être un sérieux dilemme moral. D’abord, ils semblent correspondre à la définition précise du type de gens que les trans-nationalistes ont la responsabilité de protéger.

Ils sont abattus par dizaines alors qu’ils marchent avec des branches d’olivier et exigent le changement dans lequel ils croient. De plus, leur plan pour évincer Assad implique de le subordonner aux transnationalistes à l’ONU.

Selon un article paru la semaine dernière dans le Washington Times, les représentants basés à Washington de sept groupes syriens d’opposition ont demandé à l’administration de faire trois choses en soutien à l’opposition, toutes en accord avec les préférences de politique étrangère souvent déclarées par le gouvernement [américain].

Ils ont demandé qu’Obama condamne les actes meurtriers du régime devant les caméras de télévision. Ils ont demandé que le gouvernement entame une enquête sur la réponse meurtrière d’Assad aux manifestants au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Et ils ont demandé que le gouvernement mette en pratique des sanctions unilatérales contre quelques dirigeants syriens qui ont donné aux soldats l’ordre de tuer les protestataires.

Le gouvernement |américain] n’a pas répondu à la requête d’agir contre Assad au conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Il a refusé les deux autres requêtes de l’opposition.

Leurs réponses ne sont pas une surprise à la lumière du refus abject et incohérent du gouvernement Obama de prendre la moindre mesure en faveur du mouvement d’opposition en Iran appelé ‘Geen’, pro démocratie, pro-occidental, en faveur des droits des femmes durant bientôt deux années de lutte pour renverser la mollahcratie, qui fait proliférer le nucléaire, soutient le terrorisme, incite au génocide, et vole les élections.

La contribution personnelle de Power à ces faillites morales choquantes de la politique étrangère du gouvernement fait partie de sa propre hostilité à l’égard d’Israël. Cette hostilité, qui implique une inversion morale de la réalité de la guerre palestinienne contre Israël, a été démontrée au mieux lors d’un entretien en 2002. A l’époque, au zénith de la guerre terroriste palestinienne contre Israël, quand des terroristes palestiniens du Hamas aussi bien que du Fatah exécutaient des attaques quotidiennes dont l’objectif clair était le massacre d’autant que possible de civils israéliens pour la seule raison qu’ils étaient israéliens, Powell déclara dans un entretien filmé qu’elle soutenait le déploiement d’une force militaire armée « mammouth » des USA en Israël pour protéger les Palestiniens contre Tsahal.

Lors de tentatives périodiques pour convaincre les rédacteurs pro-Israël crédules qu’elle ne soutient pas vraiment l’invasion d’Israël, Power a dit que ses déclarations appelant juste à une telle invasion et les remarques supplémentaires dans lesquelles elle reprochait aux Juifs Américains le soutien des USA à Israël, étaient d’inexplicables fautes de jugement.

Mais alors il y a eu tant de défauts de jugement dans son comportement et les actes du gouvernement où elle sert, qu’il est difficile de voir où les fautes commencent et où le jugement s’achève. Libye, Afghanistan, Syrie, Iran et Israël ne sont que la pointe de l’iceberg. Partout, du Honduras au Venezuela, de la Grande Bretagne à la Russie, de la Colombie à Cuba, du Japon à la Chine, de l’Egypte au Liban, de la Pologne à la Tchéquie et au-delà, ces fautes de jugement constituent une politique qui place constamment les USA du côté des agresseurs contre leurs victimes.

En revenant à l’ère d’avant Obama, quand la politique étrangère des USA était supposée servir les intérêts des USA, on aurait pris en considération que toutes ces stratégies politiques affaiblissent les USA et leurs alliés et renforcent leurs ennemis. Mais aujourd’hui, à l’ère du gouvernment Obama purement altruiste, aucune d’elles n’importe.

Ce qui importe est que la politique étrangère purement altruiste d’Obama renforce les tyrans génocidaires, misogynes et intolérants à travers le monde.

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Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

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Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

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