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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 18:51

 

 

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele

Depuis le résultat des élections de la 19ème Knesset tenues le 22 janvier 2013, la question se pose de savoir ce qu’il adviendra des perspectives de paix avec les palestiniens. Le paysage politique israélien s’est considérablement modifié avec une expression polaire qui s’est davantage focalisée sur les besoins individuels immédiats en terme de logements, d’éducation, d’emploi, de protection sociale, de circonscription militaire…Benyamin Netannyahou, dont le parti a remporté le plus grand nombre de voix, dispose, depuis cette date, d’un délai de 28 jours pour composer son gouvernement.

S’agissant de la position à adopter à l’égard des palestiniens, les différentes composantes de la Knesset ont des avis divergents : le parti Likoud Ysrael beteinou de Benyamin Netanyahou (31 sièges) accepte, « du bout des lèvres », le principe d’un Etat palestinien mais refuse de négocier sur les « implantations ». Pour le parti centriste laïque « Yech Atid » (il y a un futur) de Yaïr Lapid (qui a fait une entrée fracassante avec le gain de 19 siège), un État palestinien doit être mis en place, les implantations juives en Judée Samarie annexées, la capitale Jérusalem rester indivisible, et ce qui est couramment appelé « le droit au retour des Palestiniens » radicalement exclu. Pour le Foyer juif de Naftali Bennet (12 sièges), il convient d’annexer la Cisjordanie sans pour autant qu’un Etat palestinien voit le jour, ce que partage le parti Shass d’Eli Yshai (11 sièges). Inversement, le Parti travailliste de Shelly Yachimovich (15 sièges) est favorable aux négociations qui emportent des concessions, tout comme le parti Hatnoua de Tsipi Livni ( 6 sièges).

S’agissant de la scène internationale, toute initiative visant à faire progresser le processus de paix est vivement encouragée : les États-Unis, parrain du processus de paix, n’ont pas manqué de réaffirmer leur attachement à une « solution à deux États », et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, regrette « l'intérêt assez mineur » accordé dans la campagne au conflit, souhaitant que l’année 2013 soit celle des négociations engagées avec les Palestiniens.

Bien évidemment, pour négocier, il faut être deux. Aucune mesure sur cette question ne pourra être prise sans consultation préalable de la partie palestinienne. Il est donc indispensable de s’en inquiéter. Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du Comité exécutif de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), a affirmé que les Palestiniens étaient «disposés à ouvrir un dialogue sur la prochaine étape avec les partis israéliens qui y sont prêts». Selon d’autres responsables du Fatah, les palestiniens « s'attendent à l'émergence ou à la résurgence d'une coalition de paix ou d'un camp de la paix » (même si l’intitulé de l’Organisation de libération de la Palestine est en parfaite contradiction avec toute négociation de paix avec Israël, tout comme l’est la Charte du même nom toujours en vigueur).

L’inconvénient résulte toutefois de ce que les palestiniens ne sont plus conviés à des élections depuis de nombreuses années (ce qui est d’ailleurs en parfaite violation avec les institutions palestiniennes). Il est donc impossible de connaître leur disposition d’esprit, et notamment s’ils se rangent plutôt du côté de Mahoud Abbas favorable à une reprise des négociations (même dans des conditions préalables inacceptables : partage de Jérusalem et une assiette « dites » des frontières de 1967), ou derrière le Hamas opposé à toute négociations de paix avec Israël.

Aussi, le seul moyen de prendre la température de la rue palestinienne consiste à analyser les déclarations des responsables politiques. Or, celles-ci ne militent hélas pas en faveur d’une reprise des négociations de paix. L’Etat juif peut donc raisonnablement faire preuve d’un certain scepticisme sur la question.

Pour s’en convaincre, il convient tout d’abord de reprendre les déclarations du Hamas dans son commentaire du résultat des élections israéliennes : « Malgré les grands changements sur la carte politique israélienne, ces partis s'accordent dans leurs programmes sur la poursuite de l'agression et de la négation de nos droits nationaux, et le Hamas y fera face en augmentant l'unité nationale et en activant l'option de la résistance ».

En réalité, non seulement le Hamas n’est pas disposé à engager des discussions de paix mais en outre, il est même persuadé de la fin prochaine de l’entité sioniste. Le 24 janvier 2013, le chargé des relations internationales du Hamas a affirmé que « le projet israélien (était) éphémère, et que la prochaine victoire (serait) pour le peuple palestinien et pour sa résistance, qui a sacrifié le sang de ses fils et résisté à la machine de destruction israélienne ». En terme de délai, il a même pronostiqué « ce qui reste de l’âge de l’entité ne dépasse pas les dix ans, notre prochaine rencontre aura lieu à Jérusalem, si Allah le veut, et nous préparons également les plans pour atteindre cet espoir, si Allah le veut ». Il a alors conclu son propos de la façon suivante : « la cause palestinienne est la cause de toute la nation et nous n’allons pas abandonner les principes et les constantes palestiniennes. Parmi nos constantes, le jihad est le seul moyen pour récupérer notre pays ».
On ne saurait être plus clair.

De même, le 26 janvier 2013, l'aile militaire du Mouvement du Jihad islamique dans la bande de Gaza a annoncé que « le sang des martyrs restera une malédiction qui chassera les envahisseurs occupants partout, et éclairera les Moudjahidins vers le chemin de l'honneur et de la dignité, mettant l’accent sur la poursuite de la résistance jusqu'à la libération de toute la Palestine bien-aimée » (même remarque).

S’agissant des arabes et des palestiniens résidant en Israël, citons les déclarations du 25 janvier 2013, du Cheikh Raed Salah, président du mouvement islamique dans ce qu’il considère être « les territoires palestiniens occupés depuis 1948 » (Israël). Dans son sermon lors de la prière du vendredi à proximité de Jérusalem, il a soutenu que l’occupation (était) injuste et qu’elle prendrait fin, en ce compris la ville de Jérusalem (el-Qods) et la mosquée d'Al-Aqsa, concluant : « L'injustice et ses pratiques vont cesser parce nous sommes les titulaires du droit, et l'occupation prendra fin, sans regret, malgré les forces militaires et de renseignements israéliens ». Diffusés sur le territoire israélien, ces propos n’encouragent pas à l’optimisme.

Enfin, le 25 janvier 2012, des militants palestiniens ont réussi à franchir la clôture de sécurité de l’implantation d’Eliezer au sud de Bethléem, y sont entrés et ont levé des drapeaux palestiniens, à l’origine d’affrontements avec Tsahal.

L’opinion palestinienne qui s’exprime en dehors des urnes, parfaitement constante, doit être prise en compte : le juif est un colon c'est-à-dire un occupant sans droit ni titre qui doit partir. Les forces de Tsahal sont reprises sous l’appellation de « force d’occupation » et Israël est considéré comme « la Palestine occupée depuis 1948 ».

Bien évidemment, les responsables politiques internationaux vont s’évertuer à encourager les négociations de paix sans tenir compte de la position locale, sans mesurer à quel point le principe de la paix avec Israël est incompatible avec la philosophie palestinienne, à l’origine d’une perte de temps, d’énergie, et d’illusions sans lendemain.

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commentaires

shoshana 04/02/2013 14:23

il faut tout de meme essayer de reflechir calmement, ce qui ne veut absilument pas dire:ceder!
Je me permets de proposer de lire le livre de Mark Twain qu'il a ecrit en 1859, donc 2,3 ans avant le debut de l'aliya juive
"VISITE EN TERRE PROMISE"

shoshana 04/02/2013 14:19

ce que dit Dany, est assez juste.Sauf, a mon humble avis le ton peremptoire.David Ben Gourion a eu aprfaitement raison de prendre sa decision dramatique et courageuse lorsque le mandat britanique
sur le pays a pris fain en Mai 1948.
C'est tout a fait clair qu'Israel n'a pas du tout l'intention de "rendre" la partie des territoires conquis et cilonises actuellement. Mais on ne peut en aucun cas faire abstraction de l'existance
des habitants palestiniens qui sont une majorite importante dans le reste de cette region.
Qu'avons nous besoin de nous installer "sous leurs fenetres"? de toute facon il ne peut etre question d'organiser un transfer, et aussi nous n'avons surtout pas besoin ni envie de nous faire en
quelque sorte avaler par une population a croissance plus forte que la notre

DANY83270 03/02/2013 16:10

Certes, il y avait des Arabes en Palestine comme il y en a de partout, y compris à Paris qui en est infestée, est-ce une raison suffisante pour leur céder la France ? il existe 20% d'Arabes en
Israël et c'est déjà beaucoup trop si on considère qu'il n'y a presque plus de juifs dans les Pays Arabes qui les ont éliminés alors qu'ils étaient installés bien avant eux au Maroc, Algérie et
Tunisie; comme l'a dit très justement l'Empereur Napoléon Bonaparte "la Palestine est la terre héréditaire des Juifs"; d'ailleurs, il avait l'intention de créer un Etat Juif quand le sort a voulu
qu'il soit fait prisonnier par les Anglais; ces Anglais que l'on retrouve toujours en travers de la route des Juifs ! y compris lorsque les Britanniques avaient reçu le mandat par la S.D.N. et la
Conférence de Sanrémo pour créer un Etat Juif : ils ont trahi leur mission en créant à sa place "le Royame Hachemite de Jordanie" sur 72% du territoire qui avait été accordé aux Juifs; et
maintenant qu'il ne reste que 28% du territoire primitif, il faudrait encore le diviser pour l'attribuer aux Arabes ? c'est la plus belle escroquerie du siècle à laquelle il nous est donné
d'assiter ! sachez une bonne fois pour toutes que les Arabes ne seront jamais satisfaits car ils en veulent toujours plus; à présent, ils doivent se calmer et nous laisser tranquilles sur notre
terre dans leur intérêt sinon ils s'exposent à perdre encore des terres, mais cette fois Israël ne leur rendra jamais en dépit de leurs éternelles jérémiades à l'ONU.

shoshana 03/02/2013 12:57

une paix equitable devra bien finir par sa realiser.La Palestine des siecles precedents etait pratiquement deserte sauf dans quelques villes et villages, qui survivaient assez difficilement. Mais
tout de meme, des arabes y vivaient depuis des generations c'est parfaitement inutile de nier ce fait en plus ce genre d'argument est loin de nous servir.Il faut savoir aussi que quelques milliers
de Juifs ont en fait toujours vecu en Palestine, majoritairement a Jerusalem a Tzfat et a Jaffo.C'est vrai aussi qu'avecle debut de l'alya juive, et le constat de la capacite des juifs de faire
flurir le desert, les arabes depays environants ont commence a y venir aussi.les britaniques qui dirigeaient le pays encourageaient les arabes a immigrer alors qu'ils limitaient l'immigration des
Juifs. Malgre tout cela c'etait impossib;e, et cela l'est encore plus aujourd'hui de "chasser" les palestiniens.d'ailleurs les habitants de la Cis-jourdanie, les anciennes provinces de Juda et
Samarie, ont refuse de devenir sujets du roi Hussein a l'epoque.
Je me permets de conseiller aux prenant part aux discussions de reviser leurs connaissances du sujet.

DANY83270 03/02/2013 10:33

quels pourparlers ? pour leur rendre la terre qu'ils disent avoir perdue et dont ils n'ont jamais été propriétaires ? c'est du délire complet ! les Arabes ont-ils l'intention de rendre à leurs
familles tous les morts causés par les 5 guerres qu'ils ont déclarées, ,je ne vois pas comment faire une paix équitable sauf à les envoyer tous en Jordanie chez leurs frères palestiniens et encore
heureux qu'on leur laisse la vie sauve parce que la Convention de Genève stipule que tout terroriste peut être abbatu par la puissance occupante.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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