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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 16:19


DEBKAfile Analyse exclusive  12 juin 2011, 8:30 AM (GMT+02:00)


Adapté par Marc Brzustowski


Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info


Tags:  Syria      Turkey    Erdogan    Bashar Assad    Jisr a-Shughour    Muslim Brotherhood 


http://www.debka.com/article/21019/


 

      Soldats syriens à Jisr a-Shughour

 

Cela a pris six jours au Président syrien pour envoyer des troupes et des tanks afin de punir la petite ville du Nord de Jisr a-Shugour, près de la frontière turque, pour l’attaque et l’élimination de 120 membres du personnel de sécurité syrien, lundi dernier. Bien que des milliers de résidents aient fui, l’opération qui a débuté vendredi 10 juin s’est vue opposer une farouche résistance. Plus tard, la Tv syrienne a rapporté que les forces de sécurité avaient arrêté un grand nombre de dirigeants de « groupes armés », responsables « d’actes de violence » et blessé ou tué bien plus encore – « en dépit des nombreuses embuscades dressées contre les unités de l’armée ». Les réfugiés font mention d’une purge foudroyante qui est en train de se dérouler, à l’intérieur de la ville défiante et de ses bâtiments. Selon plusieurs dépêches, les soldats tirent à vue sur les déserteurs.

 

 

Samedi soir, 10 juin, les Etats-Unis ont accusé la Syrie de générer une crise humanitaire et l’ont pressée de mettre un terme immédiat à l’offensive – tout en évitant encore la moindre référence nominale au Président Bachar al Assad, comme le parti véritablement responsable de la crise.

 

Cela a pris plusieurs jours à Assad avant de pouvoir attaquer, parce qu’il n’était pas en mesure de décider quelle unité envoyer en direction de la ville rebelle. Il a d’abord envoyé la 85 ème brigade blindée sur cette mission, puis l’a ensuite remplacée par la 47 ème brigade blindée, sous le commandement de son frère, le Général Maher Assad, en même temps que le 555 ème bataillon commando élargi (à d’autres forces). En tant qu’unité d’excellence de l’armée syrienne, la 47 ème brigade est restée maintenue en réserve à Damas, afin de défendre le régime en ultime ressort. L’opposition a tiré avantage de cette absence de la capitale pour tenter de faire émerger un rassemblement de protestation, qui a été brisé dans l’œuf avant qu’il n’ait pu regrouper un nombre substantiel de personnes.

 

 


 

 

 

La petite ville frontalière a acquis une importance stratégique de nœud d’échanges, bien au-delà de sa taille et de sa localisation – et pas seulement, en tant que point de basculement stratégique potentiel du soulèvement contre le régime Assad.

 

Le sens de ces batailles empiétera sur la lecture des scores du Premier Ministre turc Tayyip Erdogan, au cours des élections générales de ce dimanche 12 juin et sur la position des Frères Musulmans au sein de la révolte arabe (Jisr a-Shugour est l’un de ses bastions). L’Iran, étant l’allié de premier plan du Président Assad, prend ici une participation éminente, particulièrement après que l’intervention militaire saoudienne ait paralysée sa poussée vers les Emirats du Golfe, sur le dos des manifestants chi’ites.

 

On s’attend généralement à ce qu’Erdogan réalise une victoire électorale majeure dans sa course pour un troisième mandat à son poste, après 10 ans de règne – et même, à une très probable majorité au parlement, lui permettant de réformer la constitution, de façon à monopoliser les postes de Premier Ministre et de Président.

 

Il peut se vanter d’importantes réalisations après ces dix ans en place, mais il recherche un triomphe magistral par la reconnaissance de son rôle de chef de la puissance musulmane primordiale. Une victoire rebelle musulmane sunnite contre le régime iranisé d’Assad – et les forces du Hezbollah qui le soutiennent dans la bataille de Jisr a-Shugour, démontrerait qu’Erdogan a misé sur le bon cheval, après avoir échoué à se mettre dans le sens du vent des révoltes dans le monde arabe.

 

Son irruption [du Printemps arabe] a jeté le discrédit sur le bloc formé par la Turquie, avec l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, qui se sont retrouvés du mauvais côté de la révolte arabe. Le Premier Ministre turc n’a joué aucun rôle dans le soulèvement égyptien et, en Libye, autant Mouammar Kadhafi que le gouvernement des rebelles de Benghazi n’ont eu que mépris pour sa façon de tâter le terrain, en vue de garder son influence, lorsqu’ils se sont aperçus qu’il tournait comme une girouette, hésitant entre la jonction avec l’OTAN, dont la Turquie est membre, prendre le parti de Kadhafi et celui d’aider les rebelles.

 

La décision du Premier Ministre turc d’envoyer des troupes à l’intérieur du territoire de la Syrie et d’y établir une zone de sécurité du côté syrien de la frontière (comme Debkafile l’a d’abord rapporté, vendredi 10 juin) est un jeu à quitte-ou-double, où il se place en opposition à Téhéran, jette un sort au pacte turco-iranien et met fin à ses espoirs d’agir comme un pont entre Sunnites et Shi’ites.

 

 

Les Musulmans sunnites à travers tout le Moyen-Orient observent la bataille de Jisr a-Shugour et évaluent le nombre de défections sunnites de l’armée syrienne qui sont sommés de combattre leurs coreligionnaires à cet endroit. Si elles sont substantielles et qu’elles déteignent sur d’autres unités de l’armée dans d’autres régions de Syrie, cette bataille pourrait alors devenir le moment critique du soulèvement contre Bashar al-Assad. Il correspondrait également à la première action armée des Frères Musulmans depuis que la révolte arabe a commencé, après avoir marqué leurs distances à l’égard des soulèvements en Tunisie, en Egypte, au Yémen et en Libye. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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