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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 09:59

 

 

et à la campagne militaire de la coalition

 

 DEBKAfile Analyse exclusive  3, avril 2011, 3:00 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info


http://www.debka.com/article/20815/

Tags:  Libya      NATO    Qaddafi    US exit 

 

 

La dernière frappe américaine en Libye

 

Les Etats-Unis ont progressivement retiré leurs atouts aériens et maritimes de Libye et virtuellement mis fin à leur intervention militaire contre les forces armées de Mouammar Kadhafi. Cette (in-) action durant le week-end a mis en lumière que l’OTAN et ses puissances dirigeantes, la Grande-Bretagne et la France sont cruellement à court de capacités aériennes et maritimes suffisantes et nécessaires pour stopper les percées militaires de Mouammar Kadhafi, maintenir une zone d’exclusion aérienne sur toute la surface qu’il contrôle ou assurer le blocus des ports libyens.

 

 

Les sources militaires de Debkafile rapportent que les AC-10 Thunderbolt et AC-130 de l’US Air Force, qui sont assignés à l'attaque des tanks et d’autres cibles terrestres, ont disparu des cieux libyens, samedi 2 avril. Ils ont été suivi dimanche par le départ de la totalité des 100 bombardiers de combat de l’arène de la guerre en Libye.

 

En conséquence, le nombre d’attaques aériennes de la coalition occidentale a brutalement chuté d’environ 80%. Les autres alliés de la coalition disposent encore de 143 avions de guerre en action sur la Libye, mais moins de la moitié sont capables de mener des opérations de combat. Tout le reste est utilisé pour la surveillance et l’espionnage et comprend les transports au déplacement lent, qui sont aisément la proie des tirs depuis le sol.

 

Les experts des forces aériennes occidentales affirment que ce nombre est trop faible pour soutenir les missions effectives de combat de plus de 24 h sur une grande étendue, mais seulement suffisant pour de petites poches de territoire, telles qu’au-dessus des villes de Tripoli, Misrata ou Ajdabiyah – pas assez pour maintenir l’ordre sur les étendues du Golfe de Sidra ou les vastes espaces de l’Est ou de l’Ouest de Tripoli.

 

Ces experts remarquent que, même quand les avions américains étaient encore en action, cela n’a pas empêché les troupes loyales à Kadhafi de reconquérir des villes tout au long du Golfe de Sidra. La zone d’exclusion, supposée être la pièce maîtresse de la campagne militaire de la coalition contre Kadhafi, n’a jamais été établie au-delà de l’espace aérien des bastions rebelles de Benghazi et Tobrouk, à l’Est. Sans la participation américaine, même cette tâche réduite sera presque impossible à maintenir.

 

Kadhafi a tiré parti des carences de la coalition pour commencer à déployer sa flotte de 145 gros cargo de transport aérien. Libre sur environ 90% de l’espace aérien libyen, ils sont désormais capables de déplacer des renforts de troupes et de logistique de place en place.

 

Les sources du renseignement de Debkafile rapportent que depuis la semaine dernière, ces engins de transport ont également été dépêchés à l’extérieur du pays pour recharger, auprès d’un grand nombre de bases aériennes militaires africaines, des munitions et pièces détachées, que le régime Kadhafi a acheté auprès de sources arabes et africaines, autant que par l'entremise de trafiquants d’armes. Les estimations occidentales selon lesquelles une majeure partie de ses forces blindées et terrestres loyalistes avaient été mise hors de combat par les bombardements américains ont fait la preuve de leur optimisme débordant. Plus de 80% de ces forces apparaissent être en « bon » état de marche opérationnelle et le nombre exact de ses troupes qui ont fait défection semble excéder difficilement 1200 hommes.

 

Alors que les bombardements aériens américains baissaient singulièrement ce samedi, il en allait de même pour les attaques au missile depuis la mer sur les sites stratégiques du gouvernement, alors que les Etats-Unis commençaient à retirer les 12 navires de guerre mouillant au large des côtes libyennes depuis le 19 mars, dont le sous-marin nucléaire d’attaque USS Providence et son escorte de destroyers lanceurs de missiles guidés, qui était le fer de lance de l’attaque navale américaine sur la Libye.

 

Avec ce retrait des américains, Kadhafi est libre, désormais, de commencer à reconstruire ses défenses aériennes et ses centres de commandement que leurs attaques avaient paralysés ; il est, désormais, en position de mettre par terre la campagne militaire des alliés occidentaux pour l’évincer. Quel qu’en ait été le sens militaire, cette campagne est, bel et bien, un flop.

 

Le régime de Kadhafi et sa puissance militaire sortent de la confrontation pleins de contusion et bien cabossés, mais en bien meilleure forme qu’ils ne pouvaient eux-mêmes s’y attendre. L’OTAN, et tout particulièrement Londres et Paris – insistent encore sur le fait qu’ils sont prêts à mener le combat jusqu’à la dernière ligne droite. En fait, depuis le milieu de la semaine dernière, ils ont surtout exploré des canaux diplomatiques pour trouver une sortie de crise.

 

L’arrivée du Ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, à Londres, comme faisant défection du régime Kadhafi, a offert à la Grande-Bretagne une ouverture pour lancer la rumeur « qu’au moins 12 responsables de haut rang », proches du tyran libyen cherchaient à déserter le navire en train de couler et à rejoindre Londres. Une autre rumeur a prétendu que le fils de Kadhafi, Saïf al Islam, avait dépêché un messager de confiance, Mohammed Ismaïl à Londres pour sonder le terrain et y organiser, également, sa propre désertion.

 

Ces rumeurs n’étaient en fait que des signaux envoyés à Kadhafi que le gouvernement Cameron était prêt à un arrangement, pour autant que le dirigeant libyen se montrait d’accord de laisser tomber ses projets de reconquérir Benghazi et faisait montre de bonne volonté pour laisser le contrôle de la province  de l’Est, la Cyrénaïque, aux rebelles.

 

Un tel arrangement permettrait à l’OTAN, la Grande-Bretagne et la France, ainsi qu’aux autres membres de la coalition alliée, de perpétuer l’actuel statuquo en Libye et de quitter le champ de bataille sans perdre la face.

 

Conscients que leurs parrains sont cruellement en quête d’une porte de sortie, les rebelles ont posé des jalons en vue d’un cessez-le-feu. Kadhafi, pour sa part, teste précautionneusement ses options, après avoir atteint son tout premier objectif : la fin de l’intervention militaire américaine, pendant que ses troupes font pression pour avancer encore. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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