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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 08:16

 

 

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Avant d’atterrir en Israël pour sa première visite en tant que Secrétaire à la Défense, dimanche 21 avril, Chuck Hagel a déclaré aux reporters que les ventes d’armes, pour une valeur de 10 milliards de $ à trois alliés de l’Amérique, représentent « un signal très clair envers l’Iran, qu’une action militaire demeure une option sérieuse, s'il faut l’arrêter dans sa course au nucléaire ». Il est venu diffuser ce message à Jérusalem et lors de ses prochaines escales à Riyad et aux Emirats Arabes Unis.

 

Ce sont les trois nations du Moyen-Orient susceptibles de mener une action militaire contre l’Iran, séparément ou ensemble, selon les sources militaires de Debkafile.

 

Dans son commentaire, Hagel n’a pas spécifié d’implication militaire américaine dans une telle action armée, au-delà de cette vente d’armes.

 

Au même moment, peu de temps avant d’embarquer à bord de son avion pour le Moyen-Orient, nos sources à Washington révèlent que la mission du Secrétaire à la Défense dans la région a brusquement changé de nature, vers un terrain imprévu, comme conséquence des attentats à la bombe contre le Marathon de Boston du 15 avril, qui ont fait trois morts et 180 blessés. Il a vu que les préoccupations autour de l’Iran laissaient encore de la place, pour se recentrer sur la Syrie et la présence d’Al Qaeda dans la région. On peut percevoir un certain symbolisme, dans le fait que des médecins israéliens, au Centre Médical Beth Israeli Deaconess (de Boston), assistent les victimes gravement blessées de ces deux explosions – autant que le terroriste survivant, Dzhokhar Tsarnaev, alors qu’à domicile, les médecins israéliens soignent les combattants syriens blessés, dont certains sont des adhérents d’al Qaeda, dans un hôpital de campagne sur le Golan.

 

A un niveau différent pour chacun, les Etats-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite, quoique parfaitement conscients de la menace que pose un Iran nucléaire, sont bousculés par les alertes insistantes, quant à la présence, en développement, d’al Qaeda en Syrie, sur le Sinaï et en Irak, ainsi que par la menace que ces groupes posent à Israël, au Liban et à la Jordanie.

 

C’est tout cela qui est en train de se combiner en même temps, dans le jeu des pouvoirs autour de la guerre civile en Syrie.

 

 

Depuis plus de deux ans, le Président russe Vladimir Poutine a maintenu l’idée que ce n’est pas par sympathie ni amour qu’il continue d'appuyer le régime de Bachar al Assad à Damas, mais parce qu’il a la certitude que sa chute conduira à un regroupement en masse des Jihadistes d’Al Qaeda autour de Damas et d’autres villes syriennes. De là, ils se répandront à travers le Caucase, au Sud de la Russie et, ensuite, ils s’élanceront sur Moscou et d’autres villes stratégiques russes.

 

En aidant Bachar, Moscou cherche, par conséquent, à protéger la Russie, prétend Poutine, en faisant ainsi écho à l’argument brandi par le Président américain George W. Bush, quand il défendait le projet d’invasion de l’Irak, en 2003, comme une nécessité pour protéger les villes américaines du terrorisme.

 

Le Président Barack Obama, pour sa part, a placé l'accent de sa stratégie contre-terroriste sur la décapitation d’al Qaeda, parce qu’il est persuadé que sans leurs commandants en chef, les rangs jihadistes se clairsèmeront, renonceront et rentreront chez eux.

 

 

Cette stratégie s’est fracassée contre l’attentat à la bombe de Boston. En dépit des liquidations de hauts profils et des opérations des drones de la CIA, une ville américaine de première importance s'est trouvée, directement, à la merci des terroristes islamistes – et on peut s’attendre à ce que le pire soit à venir.

 

Alors qu’une armada d’officiers des forces de l’ordre, venue de toute l’Amérique fonçait, cinq jours plus tard, sur les arrière-cours de Watertown et le bateau où s’était retranché Dzhokhar Tsarnaev, le Président Obama téléphonait au Président Poutine et le rermerciait chaudement pour sa « coopération » [non-spécifiée] dans l’enquête sur les attentats à la bombes du Marathon de Boston ».

 

Cette conversation découlait de la requête envoyée par les renseignements russes au FBI, en 2011, pour qu’il examine le parcours du plus âgé des deux frères Tsarnaev, et les liens de Tamerlan avec les groupes terroristes musulmans dans le Caucase. Lequel, à l’époque, avait déjà décidé de prêter allégeance à al Qaeda. Face à l’indifférence que manifestait l’agence américaine, en dépit de son alerte, les renseignements russes ont placé les deux frères sous étroite surveillance – en suivant certainement les traces de Tamerlan au cours des six mois qu’il a passés à visiter le Daghestan et la Tchétchénie, l’an dernier- et probablement aussi aux Etats-Unis. Mais depuis son retour, il n’a pas été placé sur la liste d’observation du FBI.

 

 

L’agence russe était, par conséquent, en possession exclusive des renseignements les plus cruciaux que pouvait rechercher le FBI, afin d’identifier les terroristes qui avaient commis les attentats à la bombe de Boston et leurs associés, qu’ils se trouvent à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Amérique.

 

La “coopération” du Président russe, dans l’enquête américaine a donc été d’une valeur inestimable. Selon les sources militaires et du contre-terrorisme de Debkafile, le qui pro quo (l'attente de service) de Poutine pour le prix de son assistance n’est pas encore connu, mais il le reliera certainement au conflit syrien plutôt qu’au problème posé par l’Iran.

 

Damas, autant que Téhéran et Al Qaeda, ont attentivement observé les échanges américano-russes, à la suite de l’évènement de Boston, dans le but de calculer dans quelle direction se lancer et de quelle façon cela pouvait bien servir leurs objectifs respectifs.



La menace que pose Al Qaeda pourrait, par conséquent, se voir prise au sérieux, de façon plus ferme qu’avant, par l’axe formé par la Syrie-le Hezbollah et l’Iran – rejoints plus récemment par le gouvernement irakien dirigé par des Chi’ites, qui a commencé à envoyer des combattants chi’ites sur le front syrien.

 

 

Les ventes d’armes américaines à grande échelle à ses alliés du Moyen-Orient ont certainement leur place dans le front mis en place pour endiguer l’Iran nucléaire – bien que l’accord que propose Hagel mettra des années à se concrétiser. Mais les évènements actuels qui surviennent, dans une succession rapide ont mis en veilleuse le problème iranien et la Syrie au cœur des discussions d’Hagel à Jérusalem. Lundi, il s’asseoit en face du Ministre de la Défense Moshé Ya’alon et mardi, avec le Premier Ministre Binyamin Netanyahou.


 

http://debka.com/article/22916/Boston-terror-focuses-Hagel-ME-trip-on-Syria-al-Qaeda---instead-of-Iran

 

DEBKAfile Reportage Exclusif 21 avril 2013, 11:24 PM (GMT+02:00)

 Adaptation : Marc Brzustowski. 

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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