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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 18:30

 


Editorial : centrée sur la diabolisation d’Israël, la vanité idéologique porte, en définitive, toujours préjudice aux Palestiniens.

 

Asaf Romirowsky

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

http://www.ynetnews.com 

Publié le : 

11.O4.11, 12:49 / Israel Opinion

 

 

 

 

La notion de « résignation acquise » [ou : impuissance apprise -1-] a été forgée par le psychologue Martin Seligman, qui a étudié le processus par lequel des personnes sont exposées durant une période prolongée à une situation où il n’y a pas de relation entre leurs réactions aux stimuli et les changements intervenus dans la nature de ces stimuli. En d’autres termes, il n’établissent pas de relation entre leurs propres actions et leurs conséquences immédiates.

 

 Ce concept psychologique caractérise la société palestinienne et l’incapacité des Palestiniens à voir au-delà du statut victimaire qui leur a été enfoncé dans le crâne par leurs propres dirigeants, depuis plus de 60 ans. C’est aussi pourquoi la soi-disant « occupation » vécue par les Palestiniens est bien plus mentale que physique.

 

Au début de la semaine, le Juge Goldstone, l’auteur de l’infâme Rapport Goldstone sur la guerre de Gaza 2008-2009, a dû reconsidérer ses découvertes et a fini par reconnaître que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU devrait faire de même que lui, et rejeter ce document. Dans un éditorial initialement publié dans le Washington Post, Goldstone écrit :

 

 

“Si j’avais alors su ce que je sais désormais, le Rapport Goldstone aurait été un document différent. Que les crimes qu’on suppose avoir été commis par le Hamas aient été intentionnels va sans dire ; ses roquettes ont pris délibérément et de façon indiscriminée des cibles civiles pour objectifs ».

 

 

Goldstone et son rapport ont été validés comme tels et ont alimenté le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) et la campagne « anti-Apartheid » qui l’accompagne en brossant le tableau d’Israël comme celui d’un Etat-Paria impliqué dans le meurtre intentionnel et parfaitement hors-la-loi de civils. L’identité juive de Goldstone a été instrumentalisée pour donner du crédit au fait que ses découvertes originelles étaient légitimes et non-déformées [par le prisme idéologique].

 

 

Il est improbable que la rétractation de Goldstone suscite la moindre vague [de remise en cause] au sein du Mouvement BDS. Pire que cela, alors que des mesures devraient être prises pour renforcer le statut des conclusions de son article au sein de l’establishment de l’ONU, on peut s’interroger sur la probabilité que la nouvelle position de Goldstone ait le moindre pouvoir de conduire à la répudiation du rapport, de la part des organismes qui l’ont adopté. Etant donné l’environnement politiquement orienté de l’ONU, les efforts pour poursuivre cette ligne d’action pourraient tourner court.

 

Le fanatisme va à l'inverse du pragmatisme.

 

L’attitude des Nations-Unies reflète un sens de la récidive beaucoup plus général, concernant Israël et sa place parmi les nations. A la suite des manifestations qui agitent le monde arabe, un nouveau vent toxique de violence et de provocation couve et fermente dans les territoires palestiniens. Depuis les extraits – les Campagnes sur Facebook visant à provoquer une « Troisième Intifada » - jusqu’à leurs atroces conséquences en actes – le massacre des cinq membres d’une famille juive, dans leurs lits, en Israël, un attentat à la bombe à Jérusalem, et les attaques intensives à la roquette sur le sud d’Israël, il semble bien que ce qu’il peut bien rester d’un processus de « paix » est, aujourd'hui, en lambeaux. 

 

Dans l’expression inimitable d’Abba Eban “(Les cercles dirigeants palestiniens) ne manquent jamais une occasion de manquer une occasion”. Si jamais la logique joue un rôle quelconque dans le nationalisme palestinien, il devrait y avoir consensus sur le fait qu'une nouvelle Intifada constituerait une campagne sans précédent dans l’histoire, de suicide politique, de la part des résidents de la Bande Occidentale (de Judée-Samarie). Mais l’expérience révèle qu’à chaque carrefour historique similaire, l’idéologie antisioniste et le fanatisme nationaliste provoquent l’égarement de tout sens pragmatique nécessaire à la Realpolitik- et les dirigeants palestiniens hésitent au moment le plus crucial, alors qu’une chance de paix s’avère être dans l’ordre du possible.

 

George Orwell écrivait : “Toute la propagande de guerre, tous les cris, les mensonges et les haines, proviennent invariablement de gens qui ne sont pas sur le champ de bataille ». La plus importante success-story des Palestiniens, c'est celle d'une victoire à la Pyrrhus qui célèbre la vanité idéologique plutôt que la paix à trouver dans le cadre d’un compromis négocié ; et l’héroïsation de la violence et de la diabolisation plutôt que la reconnaissance de la mutuelle humanité.

 

 

Asaf Romirowsky est un analyste du Moyen-Orient établi à Philadelphie, un conférencier en histoire à l’Université d’Etat de Pennsylvanie et un universitaire associé au Forum sur le Moyen-Orient. Nicole Brackman, Docteur, et une ancienne titulaire Soref à l’Institut politique du Proche-Orient à Washington.

 

Nicole Brackman a contribué à cet article.

 

-1- L'origine de ce concept, éclairant d'un point de vue clinique, remonte aux recherches du psychologue comportementaliste Martin Seligman et ses collègues, fin des années 60. Ces chercheurs ont démontré que face à de petits chocs électriques incontrôlables, un animal finit par s'installer dans l'apathie et la résignation. En 1975, Seligman définira trois conséquences principales à cette situation expérimentale d'incontrôle : 


1. Une difficulté progressive à faire le lien entre les actions posées et leurs conséquences: 'ce que je fais n'a pas d'effet sur mon environnement ou les situations dans lesquelles je me trouve'; 
2. Une forte baisse de motivation: 'je n'émets plus de comportements puisque cela ne sert à rien'; 
3. Une augmentation des sentiments de déprime.
 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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