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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 19:46

 

 

LE BETH HAMIKDACH AU CŒUR DU CONFLIT

 

 

 

logojusticebertrand

 

 

 

 

Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

Lors de sa visite au Caire le 7 avril 2011, le président de l’Autorité palestinienne a, une nouvelle fois, répété sa volonté de voir créé un Etat palestinien sur les « frontières de 1967 », en septembre 2011. Pour ce qu’il en est de sa mise en œuvre, il s’est déclaré peu favorable au principe d’une déclaration unilatérale (ayant peu de chance d’aboutir), préférant se tourner vers l’Assemblée générale des Nations Unies, eu égard au nombre de pays prêts à en accepter le principe. On ne compte en effet plus les Etats favorables à cette reconnaissance, ne serait ce qu’en application du principe  du « Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Ce qui est en revanche surprenant, c’est l’obstination de Mahmud Abbas quant à le voir créé à l’intérieur de ce qui est improprement qualifié de « frontières de 67 ». En effet, pour un Etat qui n’a jamais existé, l’important devrait être le principe de son avènement, non l’emplacement de ses frontières. En réalité, et grâce à cette référence de « frontières de 1967 », les palestiniens pourraient se trouver une raison d’être qu’ils n’ont jamais eue depuis 1964, date de la première Charte de l’Olp appelant à l’indépendance de la Palestine (sur le territoire du mandat Britannique).

Depuis lors, les palestiniens véhiculent en effet une image peu valorisante de leur organisation (attentats, assassinats, blessures, bombes, mort) qui les rend tout à fait antipathiques. Même au sein des pays arabo musulmans, ils n’ont jamais inspiré confiance : ils n’ont jamais fait l’objet d’un statut spécifique voire ont été purement et simplement chassés. Si d’ailleurs, dans le monde, la volonté de défaire Israël n’était pas aussi puissante, personne ne ferait véritablement attention à eux. Aussi, la prise du contrôle des lieux Saints du judaïsme afin d’en devenir les gardiens et d’empêcher la construction du 3° temple juif, redorerait leur blason, tout au moins dans le monde de l’Islam. Pour les palestiniens, c’est en effet l’emplacement du temple de Jérusalem qui se trouve désormais au cœur du conflit.

Bien que les références Bibliques n’intéressent plus grand monde, s’y trouve pourtant décrite l’une des premières caractéristiques de la nature humaine : les hommes s’entretuent car ils ne supportent pas que D ait accordé sa préférence à certains d’entre eux (Caïn a tué son frère Abel pour ce motif dès la première génération humaine). Par ailleurs, la Bible montre comment il est possible, par la ruse, de se substituer à celui qui est réputé titulaire du droit d’ainesse (Jacob a conquis par ce moyen le droit d’ainesse de son frère Esaü). C’est exactement l’objet des guerres de religion : prendre la place de l’ainé même si personne ne conteste le principe de fraternité entre les hommes et le caractère universel du message Divin : « en toi (Abraham) et ta descendance seront bénies toutes les familles du sol » (Gn 28,14).

C’est donc tout d’abord le Christianisme, qui, à travers les textes évangéliques, s’est présenté comme « le nouvel Israël » avec la conviction que Jésus de Nazareth avait réalisé les prédictions prophétiques de la Bible en tant que Messie. Ainsi, et pour prendre la place du judaïsme les Evangiles précisent, notamment dans la lettre au Hébreux, que Dieu s’est révélé en la personne de son fils Jésus (1.1-3) qui est supérieur aux prophètes (1.1-3), aux anges (1.4-2), à Moïse et Josué (3.1-4), aux grands prêtres de l’ancienne Alliance (4.14-7.28). Le sacrifice de Jésus est considéré comme bien supérieur aux nombreux sacrifices de l’ancien Israël (8.1-10.18), justifiant une persévérance dans la foi (10.19-39) et une invitation à garder le regard fixé sur Jésus (12.1-11). Il faudra donc attendre 20 siècles de pogroms, de spoliation des biens juifs, de massacre de juifs, de conversions forcées, de discriminations pour que le Christianisme revienne sur sa doctrine du peuple juif déicide avec Vatican II, et admette que chaque juif puisse ne pas être individuellement responsable de la mort de Jésus. Désormais, l’Eglise ne cherche plus à prendre la place d’Israël même si le problème de l’antisémitisme Chrétien n’est pas définitivement réglé.

L’Islam, de la même manière, essaye dans son message prophétique, de prendre la place des deux précédents systèmes de foi. Dans le Coran, Mahomet est le dernier des prophètes choisis par le Ciel pour transmettre la version définitive de son message éternel. Aussi, et pour prendre la place du judaïsme, il est rappelé que si les juifs ont été préférés aux autres peuples (sourate 45, verset 16) et été choisis parmi tous les peuples de l’univers (sourate 44, verset 32-33), ils n’ont pas voulu reconnaître Mahomet et ont enlevé de la Bible les prédictions de son avènement. Il est ainsi reproché aux juifs d’avoir falsifié leurs écritures (sourate 2, verset 75) et d’avoir supprimé de la Thora l’annonce future de la venue de Muhammad (sourate 48, verste 29). Ce faisant, l’islam se présente comme la religion de Vérité qui peut utilement se substituer à la vérité du judaïsme (d’autres versets concernent la substitution de l’Islam au Christianisme).

Or, et compte tenu de ce que l’Islam n’a pas encore admis l’indépendance de son système de foi et l’absence de nécessité de se substituer aux deux autres, il craint toujours une remise en cause de sa suprématie religieuse avec le risque de reconstruction par les juifs, du temple détruit à deux reprises.  D’ailleurs, la prophétie de la reconstruction du Temple se trouve aussi bien dans la Thora (Exode 25,8; Esaïe 2:2-3; Ezéchiel 37:26-28 et 40:48; Daniel 9:27; Michée 4:1-2; Aggée 2:7-9, Zacharie 6:12-15 et 14:20 ; 1 Rois 5:6; Esdras 3:7-11, Chroniques I- 22:14 et 23:4), que dans les Evangiles (Matthieu 24:15; Marc 13:14; 2 Thes. 2:4; Apoc. 11:1-2).

Aussi, les palestiniens peuvent-ils enfin se trouver une raison d’être historique et religieuse en devenant le point de convergence de l’Islam qui empêche l’avènement des prophéties Bibliques et la reconstruction du Beth hamikdach.

Alors soit. Mais il faudrait les placer devant leurs responsabilités.

Les palestiniens ne cessent de qualifier de « colons » les personnes venues sur une terre sur laquelle ils n’ont rien à y faire leur demandant instamment de partir. Si leur théorie est juste, elle doit s’appliquer aux arabes. Ces derniers sont venus coloniser les lieux saints du Judaïsme au VII ° siècle (ec) et y ont édifié une mosquée (pour prendre la place des juifs) ils doivent donc en partir. Il suffit simplement de démonter pierre par pierre l’esplanade des mosquées pour la reconstruire à l’identique près de Ramallah où des kilomètres carrés de terres désertiques peuvent l’accueillir. Ainsi, et grâce aux palestiniens, Israël pourrait alors paisiblement, entamer la construction d’un nouvel édifice sur l’emplacement libéré par les palestiniens.

Dans le cas contraire, et si vraiment il n’est pas nécessaire d’appliquer la théorie palestinienne concernant l’occupation, la Mosquée Al Aqsa n’a pas à être démontée. Les palestiniens doivent juste intégrer que le respect de leur souveraineté suppose le respect par eux de la souveraineté d’autrui et notamment de la capitale historique des juifs. Les palestiniens n’ont donc aucun droit de poser leur drapeau sur les mosquées de Jérusalem mais juste le droit de s’y rendre après avoir obtenu un visa auprès de l’ambassade d’Israël en Palestine (dès la reconnaissance de la Palestine au sein de l’Onu). De son côté, Israël ne revendiquera aucune propriété à Ramallah (qui abrite déjà le siège des institutions palestiniennes). La Mosquée Al Aqsa sur l’emplacement du Beth Hamikdach symbolisera alors la relation harmonieuse entre juifs et palestiniens et la construction du 3° temple attendra encore un peu.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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