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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 13:22

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LE COMPLOT PALESTINIEN DE SEPTEMBRE 2011, Exercice de simulation, Shmuel Trigano

 

Les choses commencent à se préciser. Nous savions déjà que le projet de l’Autorité palestinienne de déclarer unilatéralement l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967, en septembre prochain, était coordonné avec un ensemble de manifestations internationales à New York – Durban III, l’Assemblée générale de l’ONU, la réunion du Conseil de sécurité – pour en être l’apothéose.

La demande qu’a formulée, le 10 avril 2011, auprès du Conseil de sécurité, le président de la Ligue arabe, Amr Moussa, de décréter une zone d’exclusion aérienne au dessus de Gaza, pour empêcher les représailles d’Israël, ne laisse plus de doute sur le coup monté qui vise à établir un parallèle entre les « Palestiniens en danger » et les Libyens en danger au point que « la communauté internationale » intervienne pour les sauver. En Europe, des voix accréditant cette comparaison commencent à se faire entendre[1]

Un exercice de simulation

Il est important de se livrer à une simulation du processus que l’Autorité Palestinienne projette de déclencher pour en mesurer les tenants et aboutissants. La simulation est une méthode couramment employée dans l’analyse stratégique, quand il s’agit de simuler une situation de crise pour savoir comment on réagirait et devrait réagir en telle et telle circonstance. C’est un exercice purement théorique qui élabore des modèles de comportement prêts à être mis en acte pour répondre à certains types de défis prévisibles.

Le scénario (très catastrophique pour Israël : c’est la condition d’un tel exercice pour prévoir toutes les éventualités) que je propose ici, sous la forme d’une chronologie imaginaire, est en effet de l’ordre du possible. L’intention de la politique des Palestiniens, tous courants confondus, l’accrédite. Elle est  clairement reconnue par eux, comme l’avoue le « ministre des Affaires étrangères » de l’Autorité Palestinienne, M. El Maliki[2]. C’est dire que, même si les événements envisagés sont théoriques, ils s’inscrivent dans la doctrine stratégique globale de l’OLP, elle, très réelle, depuis 40 ans, et définie comme « le plan par étapes ». Il prévoit la destruction progressive d’Israël au fur et à mesure de l’évolution du rapport de forces, en combinant actes de négociation politique et actes militaires. De nombreux chercheurs l’ont déjà bien analysée.

Les événements réels de septembre

Si la crise dont j’ai simulé le déroulement imaginaire ; les circonstances dont elle serait le produit ne sont, elles, absolument pas imaginaires. Ce n’est pas un hasard si cet acte unilatéral de l’Autorité Palestinienne, la déclaration d’indépendance, a été programmé pour cette date-là. L’environnement international d’alors lui sera favorable. Durban III accusera Israël d’être un Etat raciste pratiquant l’apartheid. L’Assemblée générale, gouvernée par les diktats de l’Organisation de la Conférence Islamique, forte d’une soixantaine d’Etats et donc faisant et défaisant les majorités, votera la reconnaissance du nouvel Etat en vertu de la procédure « S’unir pour la paix » datant d’un précédent de 1950 (du temps de la guerre de Corée quand le Conseil de sécurité était bloqué), même si c’est le Conseil de sécurité seul qui peut lui conférer le statut d’Etat-membre de l’ONU. Elle remettra le rapport Goldstone sur la table de ce même Conseil pour donner une suite juridique aux accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre qu’il formule contre Israël.

Une première étape sur cette voie a été franchie avec le certificat que l’Union européenne a récemment donné à l’Autorité Palestinienne pour confirmer sa capacité (économique et institutionnelle) à fonctionner comme un Etat, ce qui équivaut à une sorte de pré-reconnaissance officielle qui encouragera de nombreux Etats à faire de même. A l’heure actuelle, on dénombre110 pays à avoir reconnu cet Etat encore fictif.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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