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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 22:43




Le Conseil mixte allemand-émirati pour l'Industrie et le Commerce recherche de nouveaux marchés en Iran, même lorsque Merkel promet des sanctions supplémentaires.

Bien que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ait ordonné l’augmentation de l’enrichissement d’uranium à 20%, la Chine s’oppose toujours aux nouvelles sanctions des Nations Unies, tandis que Téhéran se rapproche de l'acquisition de l’arme nucléaire.


La responsabilité de l'arrêt des recherches de la bombe iranienne repose donc sur une "coalition de volontaires". L’attitude de l’Allemagne, le plus important partenaire commercial occidental de l’Iran, sera cruciale pour le succès d’une telle coalition.

 

Tandis que l’annonce récente de Siemens et Munich Re, révélant qu'ils quittaient le marché iranien a retenu l’attention des journaux, des centaines d'entrepreneurs allemands restent déterminés à poursuivre leurs activités commerciales habituelles avec Téhéran.


Une grande partie de ces activités passe inaperçue via Dubaï. Les Mollahs iraniens utilisent les Emirats Arabes Unis comme porte arrière pour faire entrer au travers de cet entonnoir, les marchandises qui ne peuvent pas entrer à cause des sanctions existantes. Le rôle du Conseil Allemand-Emirati pour l’Industrie du Commerce, fondé seulement l’année dernière, le 20 mai, soulève de sérieuses questions quant à l’engagement du gouvernement allemand à l'égard de sanctions significatives.


A l’époque, où il était ministre de l’économie allemande, (depuis, il est devenu le ministre de la défense), Karl-Theodor zu Guttenberg, considérant les festivités de la fondation du Conseil mixte comme importantes, avait pris et trouvé du temps, malgré son agenda chargé, pour y assister. Partiellement financé par le contribuable allemand, le Conseil a annoncé, il y a tout juste quelques mois, le 5 novembre, la formation d’un "Groupe de travail sur l’Iran", pour évaluer comment de nouveaux flux d’investissements peuvent être créés, notamment pour permettre aux entreprises allemandes d’utiliser les Emirats Arabes Unis comme passerelle vers le marché iranien.


Cette institution financée par l’Etat est en contradiction directe avec les politiques officielles du gouvernement allemand. Berlin dit publiquement qu’il veut décourager ou dissuader les entreprises allemandes à faire des affaires avec l’Iran. La chancelière Angela Merkel a même déclaré en novembre 2007, que "Nous devons faire tout ce qui nous est possible pour veiller à ce que les routes commerciales ne prennent pas une voie dérivée pour arriver en Iran." Mais c’est précisément ce que le Groupe de travail sur l’Iran essaie de faciliter, sous l’autorité du ministre de l’économie allemande. La chancelière en a-t-elle été informée?


Dubaï est en fait, déjà "la passerelle pour le marché iranien"-et pas seulement pour les entreprises allemandes.


Le petit émirat est considéré comme la plaque tournante pour une grande partie du commerce illicite dans le monde avec l’Iran. Il n'est pratiquement rien produit à Dubaï et pourtant, ses activités ont catapulté les Emirats Arabes Unis en quelque sorte vers le haut de la liste des pays exportateurs vers l’Iran en 2009. Il est ahurissant que 80 % de toutes les importations de l’Emirat soient réexportées, dont un quart va en Iran via Dubaï.


Environ 8000 sociétés iraniennes et 1200 sociétés de commerce iraniens sont enregistrés dans l’Emirat. Chaque semaine, environ 300 vols font la navette entre Dubaï et l’Iran. Dubaï a un des plus grands ports artificiels du monde, Jebel Ali, est à 100 miles de distance du port à conteneurs iraniens de Bandar Abbas. Entre 2005 et 2009, la valeur des marchandises exportées de Dubaï vers l'Iran a triplé, atteignant 12 milliards de $. En 2008, le total des exportations allemandes vers les EAU ont atteint 11 milliards de dollars, une augmentation de 40 % par rapport à l’année précédente. Dans la construction des véhicules et la construction mécanique, les exportations ont augmenté de plus de 60 %. Le désir conjoint du Conseil Allemand-Emirati est d’ouvrir "la passerelle vers l’Iran", plus largement, c’est donc plutôt inquiétant.


Le 17 novembre 2009, le Groupe de travail du Conseil mixte sur l’Iran s’est réuni à l’Hôtel Monarch de Dubaï. Le procès-verbal de la réunion, que j’ai devant moi, décrit la procédure et l’humeur des 15 participants. Il y a eu de nombreuses plaintes concernant les obstacles créés par les Etats-Unis, pour empêcher de faire des affaires avec l’Iran. Dans le même temps, les membres du groupe de travail ont encouragé les uns et les autres avec des phrases comme : "Les Iraniens ont toujours respecté et apprécié les produits allemands", ou bien l’Iran ressemble à "un géant endormi". Le document relève que "les résidents iraniens sont prêts pour les affaires", invitant les membres "à établir" des relations, à calculer les risques, et à utiliser la présence iranienne à Dubaï"."Cela nécessite d’être fait avec beaucoup de tact, en raison de la sensibilité du sujet", avertit le directeur du Conseil, Peter G ö Pfrich.


Il y a trois mois de cela, la formation du Groupe de travail sur l’Iran n’a pas été seulement d’un intérêt anecdotique. Avec la ronde cruciale des négociations de sanctions internationales à venir, le gouvernement allemand a un choix à faire. Il peut feindre d'observer la gravité des sanctions, afin d’impressionner les Israéliens et les Américains en les décourageant de prendre de nouvelles mesures, ou il peut exercer une pression réelle sur Téhéran afin d’empêcher l'accès à la bombe iranienne. Si les assurances de Berlin sont sincères, alors il faut fermer cette porte d’entrée vers le marché iranien. "Cela signifie que dans un premier temps, il faut venir à bout du Groupe de travail sur l’Iran, et licencier les cadres dirigeants du Conseil semi-gouvernemental mixte Allemande-Emirati pour l’Industrie et le Commerce. Si cette situation persiste, les assurances de Mme Merkel comptabilisées parmi la "coalition des volontaires" ne signifieraient plus rien.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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