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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 06:53


Flag de désinfo

 

Le Journal Monde adopte sans aucun scrupule  le narratif palestinien - Pan de mémoire par Laurent Zecchini

Par Occam

 © 2011 www.aschkel.info

 

 

Lifta : Pan de mémoire, Laurent Zecchini (Le Monde) - Un projet immobilier dans le village aujourd'hui dépeuplé de Lifta est l'occasion pour Le Monde d'adopter sans aucun scrupule ni goût pour l'impartialité la totalité du narratif palestinien, avec en agrément de nombreuses approximations anti-israéliennes. Zecchini laisse croire d'abord que "les militaires israéliens n'ont pas hésité à tirer sur les manifestants, faisant au moins 12 morts". On sait pourtant (et même Le Monde devrait pouvoir lire Haaretz) que Tsahal a longtemps retenu tout tir malgré les infiltrations avérées depuis des pays ennemis, et que la majorité des tués l'ont vraisemblablement été du fait de l'armée libanaise. Zecchini vient alors au sujet qui l'intéresse en laissant entendre que les Israéliens tentent volontairement de raser Lifta pour supprimer "un symbole dérangeant qui renvoie les Israéliens à une page de leur histoire qu'ils ont préféré effacer de leur mémoire".
   

Ensuite, Zecchini déclare explicitement que les Israéliens se font un "récit tronqué de la création de leur Etat". Par contre, il ne lui vient pas à l'esprit que le narratif palestinien puisse être en quelque manière "tronqué", alors qu'il ne rappelle pas une seule fois que la guerre a été déclenchée par les Arabes et que des centaines de milliers de Juifs ont été expulsés des pays arabes. Mais il faut reconnaître que le journaliste ne manque pas d'humour : après avoir mentionné "750 000" Arabes (admettons ce chiffre contesté) ayant quitté leurs foyers, il explique ensuite sans sourciller qu'il existe "4,3 millions de réfugiés palestiniens dispersés en Israël, à Gaza et en Cisjordanie, mais surtout dans les camps de Jordanie, du Liban et de Syrie". Expliquer aux lecteurs par quelle magie ces "réfugiés" se sont autant multipliés (la magie qui fait du statut de "réfugié palestinien" le seul et unique au monde à être héréditaire pour les descendants, même s'ils sont installés et intégrés par exemple en étant des citoyens jordaniens), voilà qui serait sans doute indigne d'un "journal de référence" comme Le Monde.
   

Non, Zecchini préfère plutôt suggérer que la Haganah aurait "décidé" d'expulser les habitants de Lifta : "il a fallu fuir, fin 1947, avec l'illusion d'un retour rapide, parce que la guerre était là, et que la Haganah, l'organisation paramilitaire sioniste qui devait donner naissance à l'armée israélienne, en avait décidé ainsi". Tant pis si cela contredit ce qu'on sait de l'histoire de ce village : selon un historien palestinien, les habitants ont fui après une riposte du Groupe Stern (6 morts) à un attentat des Arabes du village contre un bus juif ; faire croire à un plan délibéré de la Haganah pour chasser les habitants relève donc du révisionnisme.
   

Mais Zecchini ne s'arrête pas là, et poursuit en travestissant la réalité de la "loi anti-Nakba", qui selon lui"permet de punir financièrement les associations et communautés locales qui commémorent la Nakba". En fait, cette loi interdit uniquement le financement public par l'Etat d'institutions qui commémorent la fête nationale israélienne comme un deuil ; la commémoration de la "Nakba" (qui assimile, rappelons-le, la naissance d'Israël à une "catastrophe") n'est donc pas prohibée en elle-même, seulement privée de fonds publics, ce qu'on peut difficilement trouver étonnant à moins d'être un journaliste du Monde. Même la France est plus sévère, puisqu'elle interdit désormais toute dégradation du drapeau national.
  C'est que pour Zecchini la morale est claire : les Israéliens sont des négationnistes aveugles et nationalistes, incapables d'oser regarder de front leur immoralité et leur péché de naissance.

Autrement dit, "l'inflexibilité israélienne est enracinée dans un déni de la Nakba". Et en conclusion, ce petit pamphlet anti-israélien bien répugnant aura été la contribution du "journal de référence" français au 63e anniversaire de l'Etat juif. N'oubliez pas de dire merci !


voici le texte

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/17/lifta-pan-de-memoire_1523297_3218.html
   "C'est un village fantôme, un village de la mémoire sélective des Israéliens et de leur discorde historique avec les Palestiniens, un témoin gênant. Il est situé aux portes de Jérusalem, en contrebas de l'autoroute n° 1 qui va vers Tel-Aviv. De loin, on distingue des ruines éparses, celles de maisons accrochées à l'une des collines de la Ville sainte. Rares sont pourtant les Hiérosolymitains qui ont la curiosité d'emprunter le chemin caillouteux qui descend au coeur de Lifta, et de ses souvenirs.
    S'ils venaient errer avec les ombres qui le fréquentent, ils découvriraient les murs de pierres de bâtisses qui pourraient revivre, pour peu qu'elles soient dotées de toits, des ruelles aux pavés lisses bordées de ces cactus géants qui servent à marquer les limites de propriété. Abandonné depuis plus de six décennies, Lifta est un village pétrifié dans le silence et sa beauté architecturale, mais c'est surtout le dernier vestige de l'époque de la Nakba.
    Ses maisons sont le seul témoignage physique du conflit de 1948, que les juifs appellent la "guerre d'indépendance", et que les Palestiniens évoquent sous le terme de Nakba, la "catastrophe", autrement dit la fuite, l'expulsion et l'exil pour 750 000 d'entre eux. Alors qu'Israël a fêté, le 10 mai, le 63e anniversaire de sa création, la commémoration de la Nakba par des Palestiniens du Liban et de Syrie qui se sont rassemblés à la frontière avec Israël, dimanche 15 mai, a pris par surprise les militaires israéliens, qui n'ont pas hésité à tirer sur les manifestants, faisant au moins 12 morts.
    Dans ce contexte, Lifta est plus encore un symbole dérangeant qui renvoie les Israéliens à une page de leur histoire qu'ils ont préféré effacer de leur mémoire. Peut-être est-ce pour cela que le village doit disparaître, au profit d'un complexe immobilier soutenu par l'Etat israélien, projet auquel s'opposent les enfants et petits-enfants des quelque 2 800 habitants de 1947, ainsi que plusieurs organisations israéliennes proches du "camp de la paix".
    L'enjeu de la bataille de Lifta, qui se déroule devant les tribunaux israéliens, est politique : sur les 400 villages palestiniens détruits lors de la "guerre d'indépendance", Lifta est le seul à avoir défié le temps, comme une provocation au récit tronqué que font, de la création de leur Etat, les Israéliens. Il incarne l'un des principaux contentieux du conflit, le "droit au retour" des 4,3 millions de réfugiés palestiniens dispersés en Israël, à Gaza et en Cisjordanie, mais surtout dans les camps de Jordanie, du Liban et de Syrie. Avec Abou Toah Zaki et Moustapha Aïd, il est facile, en arpentant les terrasses où fleurissent toujours les amandiers, d'imaginer la vie paisible qui fut longtemps celle des bergers, agriculteurs et maçons de Lifta.
    La mosquée, le pressoir à huile d'olives et le cimetière témoignent d'une vie brusquement interrompue, lorsqu'il a fallu fuir, fin 1947, avec l'illusion d'un retour rapide, parce que la guerre était là, et que la Haganah, l'organisation paramilitaire sioniste qui devait donner naissance à l'armée israélienne, en avait décidé ainsi. La nostalgie d'Abou Toah Zaki n'a pas de bornes : "Les étrangers ont une impression de tristesse en venant à Lifta, alors vous imaginez la nôtre... S'ils détruisent tout cela, ce serait terrifiant, ils auront fini de détruire notre esprit." [...]
    Ce n'est pas la vision de l'Administration des terres d'Israël (ILA), qui a donné son blanc-seing au projet d'Isaac Schweky, directeur de la Société israélienne pour la préservation des sites historiques : "Avec le temps, les maisons se détruisent peu à peu. Si nous voulons sauver Lifta, il faut le développer", assure-t-il. Les promoteurs ont subi un échec, le 7 mars, lorsque le juge Yigal Marzel, saisi d'une pétition déposée par les défenseurs de Lifta, a ordonné un gel temporaire de la publication des appels d'offres pour la vente des parcelles de terrain.
    Les intéressés en contestent la légalité, à la fois pour revendiquer les droits de propriété des habitants de Lifta et peut-être davantage pour préserver un héritage culturel, et le souvenir de la Nakba. "L'ILA a estimé que les Palestiniens qui prétendent être nés à Lifta n'ont pas produit la preuve de leurs affirmations", souligne Eitan Bronstein, directeur de l'association Zochrot, qui se voue à développer la prise de conscience de la Nakba chez les Israéliens.
    [...] le 22 mars, la Knesset, le Parlement israélien, a adopté la "loi anti-Nakba", qui permet de punir financièrement les associations et communautés locales qui commémorent la Nakba. Cette tentative d'extirper de la mémoire collective des Palestiniens le sentiment d'appartenance à leur terre s'est révélée contre-productive : jamais le culte de la Nakba n'a été aussi vivace. Mais l'inflexibilité israélienne est enracinée dans un déni de la Nakba. [...]
    Représentant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'Unesco, historien et écrivain, Elias Sanbar partage cette analyse : "L'explication fondamentale, insiste-t-il, c'est qu'Israël se perçoit comme l'expression du bien absolu. S'il reconnaît être né d'une injustice commise à l'égard d'un autre peuple, il perdra sa légitimité morale, et donc son existence future deviendra contestable." [...]"

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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