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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 11:17

editorialaGad-copie-1

 

 

Le pari du Hamas et de l’Iran sur une escalade régionale a avorté.


Par Marc Brzustowski.  

 

La décision du Hamas de provoquer une escalade des tirs de roquettes et attentats frontaliers contre Israël était délibérée. Quel pouvait alors être le calcul du Hamas, qui sous-tende ce pari sur la fuite en avant ? En résumé, le mouvement islamiste comptait instaurer de nouvelles règles d’engagement, non seulement contre Israël, mais de manière plus décisive, aux dépends de l’Egypte. Cette guerre du Hamas contre Israël correspond à une tentative manquée de reconfigurer les relations de pouvoir et d’influence dans la région, entre le Caire et l’Iran, en agitant le chiffon rouge de la guerre islamiste conjointe contre Israël et l’Occident. Incidemment, un voile pudibond européen se posait temporairement, par médias interposés, sur les massacres en Syrie et leurs débordements au Liban, permettant accessoirement -mais Assad en est loin- une reprise en main du conflit interne, au profit des forces de l’axe irano-syrien. Il aurait suffit de réimprimer, dans les esprits et la rue, le chantage de la radicalisation anti-israélienne au reste du monde sunnite, bien contraint de s'y conformer. 


Les changements politiques considérables, en Egypte, Tunisie et Libye ont laissé croire à beaucoup que le rôle du Hamas, dans le nouvel ordre régional, en sortirait renforcé. Les tribunes accordées, par Georges Malbrunot, dans (son blog sur) le Figaro, à de pseudo-spécialistes comme Jean-François Legrain, militant de la « normalisation » politique du Hamas, sont le signe patent de cet aveuglement de complaisance en faveur du Jihad anti-israélien, d'abord, anti-occidental, ensuite, a fortiori s’il frappe d’abord et centralement les civils israéliens. La prise de distance du Hamas vis-à-vis de Bachar Al Assad est intervenue comme l’indice d’un virage vers le réalignement du Hamas, comme s’il sortait de l’axe conduit par l’Iran, pour se mettre au service du Qatar, de la Turquie, en s’appuyant sur la « profondeur stratégique » que lui offre le Sinaï égyptien. Ainsi, l’étape suivante aurait dû permettre une réhabilitation du Hamas, par les pouvoirs sunnites, aux yeux de l’Occident, - et ses soutiens dans les médias, formatés par une lecture antisémite de la politique israélienne-, pour l’imposer comme seul « partenaire » indirect d’Israël.


Mais la rupture du Hamas avec Assad découle, d’abord, d’une analyse des coûts et des bénéfices qu’Haniyeh et Meshaal pourraient en tirer. Le groupe islamiste a bien compris que ce geste provoquerait la colère de son seul véritable patron, Téhéran, son principal financeur, formateur et fournisseur d’armes et de nouvelles technologies missilières. Mais, en contrepartie, le fait d’entraîner dans son sillage Ankara, le Caire et Doha créerait automatiquement de nouvelles opportunités pour le redéploiement stratégique de la lutte armée contre Israël, profitable à l’Iran. Ainsi n’y avait-il aucune contradiction, concernant l’allégeance à Téhéran, dans la visite de l’Emir du Qatar, Al-Thani, à Gaza.


  Les largesses qataries sont les bienvenues et tombent à point nommé. Cela permet de financer une guerre, et de prévoir d’exiger d’autres rallonges ultérieures, de la part des Frères arabes, en cas de destruction de locaux et de maisons. Mais, le problème central du Hamas de Gaza, c’est sa dépendance géostratégique à l’égard de l’Egypte, qui est sa seule porte de sortie vers le monde extérieur. Le Sinaï constitue l’autoroute logistique du Hamas, pour l’importation de ses ogives, venues principalement d’Iran, secondairement, de Libye –pour les armes plus légères et mobiles-, depuis la chute de Khadafi, à travers les bons offices du génocidaire El-Béchir du Soudan. Le Hamas accepte les chèques en blanc du potentat qatari, mais son principal souci et d’alimenter la guerre contre Israël, en augmentant graduellement ses capacités militaires. Le type de missiles tirés durant l’opération « Colonne de Nuée » expose les sauts qualitatifs déjà enregistrés par les artificiers et artilleurs du Hamas.


Les stratèges du groupe islamiste ont du mal à comprendre que s’il est bien, originellement, le bras armé palestinien des Frères Musulmans, l’idéologie commune est, parfois, insuffisante à produire directement des avantages marqués sur le plan de la realpolitique et de la géostratégie.

 

En déclenchant un conflit avec Israël, il s’attend, automatiquement, à ce que le nouveau Président égyptien lui ouvre, sans réserve aucune, la voie d’un réapprovisionnement virtuellement inépuisable, en missiles et roquettes de longue portée, provenant d’Iran. Voyant Mohamed Morsi se rendre pour la première fois à Téhéran, lors du sommet des non-alignés, fin août 2012, il y voit la concrétisation de son utopie mortifère contre Israël. Il ne perçoit pas que ces deux pays et d’autres, divergent radicalement sur un certain nombre d’autres problèmes régionaux, dont le sort de la future Syrie. Ensuite, Morsi réagit en tant que nouveau patron d’un grand pays arabe influent, qui souhaite peser, ne pas trop se fâcher avec les monarchies du Golfe, au-delà des présupposés idéologiques anti-israéliens, où le cœur de doctrine des Frères Musulmans joue un rôle-pivot. Le Hamas se perçoit comme l’avant-garde d’un nouvel ordre régional, fondé sur la réconciliation Iran-Egypte. Si Morsi est à Téhéran fin août, alors le Hamas peut aussi s’y rendre à la mi-septembre pour signer un accord de défense mutuelle.


Cependant, rien de tout cela ne s’est concrétisé, à ce stade. Jusqu’à un certain point, le nouveau gouvernement égyptien cherche à rétablir le contrôle sur les groupes salafistes du Sinaï et ne pas se laisser emporter par la « fougue » du Hamas et du Jihad Islamique, plus marqué encore par l’allégeance vis-à-vis de l’Iran. Morsi s’est, à certains moments, montré presque plus « strict » que son prédécesseur dans la neutralisation des tunnels du Sinaï. On a même assisté à une mise en péril des bénéfices tirés de ces trafics, courant septembre, où le Hamas a organisé des manifestations à Gaza contre la politique frontalière de la nouvelle Egypte.


 

Bras armé. Question subsidiaire : de qui? 

 

 Le principal objectif du Hamas, en démultipliant les attaques contre Israël, consistait à mettre un terme au statu-quo ante et à poser de nouvelles conditions au Caire. Dans ce projet, l’Egypte de Morsi aurait dû apporter la profondeur stratégique dont le Hamas a grand besoin pour poursuivre sa guerre d’usure, de la même façon que la Syrie a servi de plaque tournante pour le convoyage des armes létales massives du Hezbollah, jusqu’à ce jour.

   

Pour accomplir ce saut qualitatif (devenir le nouveau Hezbollah sunnite pro-iranien), le Hamas a agi de façon à réécrire les règles du jeu et à les imposer, non seulement à Israël, mais également à son “allié” Morsi. Par l’escalade militaire, il aurait s’agi de « normaliser », non pas le projet "politique" du Hamas, mais son ambition militaire.


C’est pourquoi, en dépit des divergences concernant le régime Assad, le Hamas a, non seulement, maintenu sa relation militaire avec Téhéran, mais il l’a accentuée, en signant un traité d’assistance et de défense mutuelle, lors de visites en Iran et au Liban, pour y rencontrer Hassan Nasrallah. Seulement voilà, hormis quelques pétards mouillés, sous forme de Katiouchas, dont une partie a été saisie par les Forces libanaises, le Hezbollah est trop occupé en Syrie pour prêter l’assistance tant attendue.


Le Hamas n’a fait, par ailleurs, qu’intensifier sa collaboration étroite avec le Soudan, depuis 2008. Ce qui expliquerait les frappes ciblées de véhicules, convois et mêmes d'usines de fabrication de missiles iraniens à Yarmouk, près de Khartoum, qu’on attribue communément à Israël.


Bien que les idiots utiles de la presse française aient perçu que le rapprochement et l’ouverture du Hamas à l’égard des offres financières des pays sunnites était un signe flagrant du gel progressif de ses relations avec Téhéran, c’est l’inverse qui s’est développé, de 2008 à 2012, nonobstant le conflit syrien. L’Iran est désespérément à la recherche d’un débouché direct dans le conflit palestino-israélien et prêt à quelques compromis, voire, si ce but était atteint, au sacrifice de son allié à Damas, contre un rapprochement avec des Islamistes sunnites, qui partageraient les mêmes objectifs, depuis le Golan ou depuis le Caire et le Sinaï. Ce que les observateurs superficiels ont pris pour un changement de camp et la migration vers celui des ennemis de l’Iran, n’était, en fait, qu’une tentative de rétablir un équilibre menacé par les évènements syriens.

 

Le Hamas comprend très bien que Téhéran a toujours besoin de lui, puisqu’il contrôle Gaza, soit la moitié au moins de la Cause palestinienne et son volet le plus agressif envers l’Occident et Israël. Tant que la relation militaire entre eux perdure, peu importe le sort d’Assad, voire l’affaiblissement de la position nationale du Hezbollah au Liban, puisque, jusqu’à un certain point, le Hamas peut s’y substituer. Nasrallah l’a confirmé dans de récents discours, rappelant « que malgré les différences –de perception du conflit syrien- l’alliance militaire entre l’Iran, le Hezbollah et Gaza, demeurait intangible ». Les objectifs « symboliques » pris pour cibles à coups de Fajr-5 et de nouveaux Qassam M-75, explosant au-dessus de Tel-Aviv et Jérusalem, démontrent même que le Hamas serait plus « légitime » à s’en prendre à ces villes centrales que le Hezbollah, à qui on reprocherait de créer les conditions d’un affrontement direct, entre Israël et le Liban prétendument « indépendant » et entraîné, malgré lui, dans le conflit. D’ailleurs, les Palestiniens de Gaza se sont mis à singer les cris de « d.ivine victoire » du Hezbollah, en 2006. C’est oublier, un peu vite, que, depuis 6 ans, le groupe chi’ite libanais n’a pas osé tirer un seul missile contre Israël, ni ne s’est jamais plus joint aux Gazaouïs pour marquer sa solidarité, pas plus en 2009, qu’en 2012… C'est aussi pourquoi, la menace restant localisée à Gaza, Israël peut encore se permettre de concéder un accord de trêve provisoire, sans péril majeur en la demeure. 


 Ces ambitions de régionalisation militaro-terroriste du Hamas ont principalement achoppé sur sa mauvaise lecture de la stratégie israélienne et sur ses erreurs ou sur-anticipations quant aux réactions attendues de la nouvelle Egypte de Morsi. Les Islamistes de Gaza ont interprété les mises en garde égyptiennes contre toute action militaire israélienne à Gaza, en octobre dernier, comme une couverture politique, aux yeux de l’Amérique et de l’Occident. Les terroristes du Hamas ont voulu croire que, par crainte de faire imploser ce qui reste de traité de paix avec l’Egypte, Israël ne se risquerait pas à lancer une opération de grande envergure, qu’elle soit aérienne et navale ou matérialisée par une mobilisation de 75 000 soldats. Même si ceux-ci sont retournés à la maison, beaucoup étant déçus de ne pas « finir le travail », leur regroupement aux portes de Gaza signale que la fois prochaine sera la bonne. Et d’abord, parce que les élections internes seront, sans doute, passées ou que la légitimité pour intervenir serait acquise, en cas de perturbation de ce scrutin par le Hamas. Netanyahou, ou quelque Premier ministre que ce soit, ne pourra que dire à Obama et Morsi que la pression de la rue et de l'armée est trop forte et que son gouvernement sautera s’il n’accomplit pas la mission pour laquelle il est élu : protéger ses citoyens. Pour Obama et Morsi, les règles du jeu sont donc établies clairement : c’est leur dernière chance d’éviter un conflit majeur dans la région, ou même, de sauver le Hamas malgré lui.


 Le groupe islamiste pensait qu’au bout du compte, il deviendrait le fer de lance de la « résistance » contre Israël, bénéficiant d’un soutien presque inconditionnel de la rue égyptienne et de son administration. On a vu quelques entrefilets de manifestants pro-Hamas au Caire, mais surtout des troubles internes contre le nouveau régime autoritaire.

 

Qui plus est, il escomptait exploiter la réélection d’Obama pour provoquer un creusement du fossé légendaire entre celui-ci et Netanyahou, le chef de la Maison Blanche imposant officiellement la « retenue » à Israël et l’aidant ainsi à marquer des points par la multiplication des coups contre les civils du Sud et du Centre de l'Etat hébreu. D’autant plus que la Maison Blanche peut craindre l’effritement de sa relation particulière avec le nouveau pouvoir égyptien. Mais c’était sans compter sur la vénalité de Morsi, qui a besoin du Département d’Etat, de son argent et surtout pas que le Congrès se retourne contre lui en suspendant l’aide américaine. Obama n'a fait, officiellement, que rappeler le droit légitime d'Israël d'exercer la défense de ses citoyens. 

 

En d’autres termes, le Hamas a outrepassé les modifications apportées à la géopolitique régionale et s’est bercé de ses propres illusions idéologiques. Le résultat apparaît plutôt assez lamentable pour le groupe islamiste palestinien. Il a voulu croire qu’en déclenchant cette guerre, il obtiendrait une plus grande marge de manœuvre, de la part de l’Egypte, et par ce biais, qu’il pourrait bluffer à sa guise la diplomatie internationale. Ce conflit aurait dû renforcer sa position et lui assurer des gains substantiels. Le seul résultat est d’avoir marginalisé un peu plus Mahmoud Abbas, au secours duquel vole le Quai d’Orsay de Fabius… La tentative de relance d'une "troisième Intifada", en lisière de Gaza et en Judée-Samarie apparaît comme un substitut aux armes, susceptible d'entraîner une adhésion plus massive de la "rue arabe" et de la retourner autant contre Israël que contre l'Autorité Palestinienne, déjà moribonde. 
 

A ce jour, le Hamas est retourné au statu-quo ante, en ayant enregistré des pertes stratégiques importantes. Son chef militaire et agent de liaison de l’Iran au sein de la « cause palestinienne », Ahmed Jabari a été éliminé, en gage d’avertissement à son successeur, Marwan Issa. On peut estimer raisonnablement que son stock de missiles iranien a subi une réduction d’au moins 50%, l’approvisionnement devenant plus épineux : toutes les forces en présence, les Etats-Unis et leurs alliés, l’Egypte s’obligeant, si elle veut demeurer souveraine, à devenir plus scrupuleux envers les trafics et leurs ressources externes, comme la Libye et l’Iran. Quand on compte continuer à s’approvisionner, mieux vaut le faire discrètement, pas en tirant des Fajr-5 contre une capitale. Non seulement les règles d’engagement avec Israël n’ont pas été sensiblement altérées, mais la valeur stratégique du Hamas, aux yeux de l’Iran, en cas de frappe israélienne contre ses installations nucléaires, a perdu de sa consistance : en quelques jours de guerre, Gaza serait réduite au silence et ses missiles, de toutes les façons, globalement interceptés par le Dôme de Fer, qu’Obama s’engage à développer un peu plus en nombre et en qualité. L'ambassadeur Oren le rappelle ainsi : lors de la crise des missiles à Cuba, les USA ne s'en sont pas pris à Cuba, mais bien adressé à l'URSS. Aujourd'hui, les Etats-Unis et Israël s'adressent à l'Iran, pas à Gaza.


 
En voulant imposer ses conditions à Morsi, le Hamas a commis un crime de lèse-majesté : il a oublié qu’il dérivait de ce mouvement des Frères Musulmans, qui lui impose ses conditions et non l’inverse. Morsi, voulant rester maître à bord et manifestant des penchants certains à l'autocratie, n'en resserrera qu'un peu plus son gant de velours sur ses amis du Hamas... 


En commettant cette nouvelle erreur cruciale, le pari manqué du Hamas risque de déboucher sur son pire cauchemar : au lieu de parvenir à manœuvrer en faveur d’une aide iranienne accrue et d’élargir sa propre marge de manœuvre, dans le Sinaï, il s’est, un peu plus, mis en posture de devoir plier aux conditions fixées par l’Egypte, sans véritables contreparties, qu'un sursis lui évitant d'être renversé. La trêve n'a, d'ailleurs, pas été discutée directement entre Morsi et Israël, mais à travers Mohammed Shehata, ancien officier du renseignement sous Moubarak, maintenu en place par le nouveau pouvoir, parce qu'il dispose encore de l'oreille des Israéliens. C'est le seul moyen, pour l'Egypte de Morsi, de demeurer l'intermédiaire régional, rôle que la Turquie a perdu, depuis le Mavi Marmara et que le Qatar n'est pas prêt d'obtenir... 

  This chart shows which parties talked with one another during diplomatic negotiations to resolve the Israeli/Hamas conflict.

 

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Published by Gad - dans Editorial
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commentaires

Gad 23/11/2012 17:35

J'ajoute qu'une nouvelle non encore parue annonce qu'Obama a promis l'envoi de forces spéciales américaines munies de nouveaux systèmes électroniques pour le Sinaï et le Canal de Suez, afin de
détecter les convois d'armes suspects. Ils sont censés arriver dans les 48h après le Cessez-le-feu. Le renfort de cette surveillance électronique ne devrait pas tardé à être mis en place.

Gad 23/11/2012 17:16

D'après le tableau indiqué de la négociation, Israël correspond avec les Etats-Unis, qui correspond avec Morsi, ou s'entretient avec un responsable des renseignements égyptien, celui qui a mené la
négo pour Guilad Shalit.
La négo ou la plainte devrait logiquement passer par les Etats-Unis, qui reconnaissent le droit à l'auto-défense d'Israël.
Logiquement, à une violation doit équivaloir une réplique à la "mesure" de la violation.
Exemple, cet a-m : un Palestinien veut assallir la barrière de sécurité, sommation, il continue, se fait abattre.
Que dit l'Egypte, secouée par des méeutes au Caire? Qu'elle a d'autres chats à fouetter.

kravi 23/11/2012 16:29

Merci pour votre analyse, pertinente et documentée comme d'habitude.
Une question : pensez-vous que placer l'Égypte en position de garant de cette trêve, ce qui équivaut à la mettre en position supérieure par rapport à Israël, soit judicieux ?
Verriez-vous d'un bon œil une démarche israélienne consistant aller pleurnicher auprès des Égyptiens au motif que tel ou tel groupe terroriste n'a pas respecté la trêve ?

Gad 23/11/2012 13:07

La réponse est qu'il est préférable de ne pas quitter une position militaire, plutôt que de devoir, ensuite, la "reprendre", ce qui est l'aveu d'une fausse manoeuvre : le retrait de Sharon a
surtout permis au Hamas de s'affirmer aux dépends d'Abbas.
En cas de nécessité "absolue", Tsahal sera obligé d'y revenir. Reste à savoir quand vient ce moment d'exaspération qui oblige à prendre les mesures qui s'imposent, quitte à "froisser" des
susceptibilités diplomatiques.

sergio 23/11/2012 12:23

Ma question est la suivante :
Pourquoi Israel ne reprendrait pas l'axe Philadelphie pour assécher le hamas.

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Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

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Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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