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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 20:47

 

Par Dr. Boaz Ganor

Publié en Mai 2011

Vol. 11, No. 1 27 Mai 2011

 

Le Printemps arabe selon une perspective anti-terroriste.

Boaz Ganor

 

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

http://www.jcpa.org/JCPA/Templates/ShowPage.asp?DRIT=1&DBID=1&LNGID=1&TMID=111&FID=442&PID=0&IID=7209&TTL=The_Arab_Spring_from_a_Counter-Terrorism_Perspective

 

Résumé :     

- La IIIè guerre mondiale est juste en train de commencer. Ce n’est pas seulement une guerre des idées, c’est une guerre religieuse – non pas entre l’Islam et le reste du monde, mais d’abord et avant tout, une guerre au sein de la religion même de l’Islam. C’est une guerre de la culture du radicalisme islamique contre le reste du monde, qui comprend la majorité des Musulmans à travers le monde.

 

- Il y a quelques mois, le Conseiller à la Maison Blanche pour le contre-terrorisme, John Brennan a déclaré : « les Islamistes et les Jihadistes ne sont pas nos ennemis ». En réponse, j’ai écrit un éditorial dans le Jerusalem Post qui explique que les dirigeants arabes modérés savent parfaitement que les Jihadistes et les Islamistes sont l’ennemi. En disant que les Islamistes et les Jihadistes ne sont pas l’ennemi, les Etats-Unis – le fer de lance de la société occidentale et le protecteur des valeurs libérales dans le monde – envoient un message très confus à leurs alliés, partout dans le monde.

 

- Dans la compétition entre l’axe Iranien et l’axe pragmatique, c’est l’axe iranien qui l’emporte. Le Hezbollah devient plus fort au Liban et le Hamas accumule du pouvoir et marque des points à Gaza au nom de l’axe iranien. Aussi, la décision de la Turquie d’opter pour l’axe iranien devient assez claire.

 

- Le Dr Condoleezza Rice a affirmé que son prochain livre à paraître fera référence à un pilier de la politique étrangère américaine : l’introduction de la démocratie dans le monde musulman. Mon prochain livre développera exactement l’idée inverse. Il portera sur la façon dont les terroristes et les fondamentalistes abusent du système démocratique d’un Etat dans le but de promouvoir leurs objectifs. Lorsque les fondamentalistes l’emportent, lors d’élections démocratiques, c’est pour un seul homme, un seul vote et une seule fois.

 

- Y a t-il quoi ce soit que nous puissions faire, pour changer ce perspective négative? J’appellerais à ce qu’on instaure sans délai un second Plan Marshall, identique à ce qui s’est passé, après la IIème Guerre Mondiale, à l’intention de ces nouveaux régimes qui s’installent en monde musulman, pour soutenir d’autres régimes pragmatiques qui n’ont pas encore été confrontés à des révolutions intérieures. Puisque imposer la démocratie à ces sociétés pourrait être contre-productif et dangereux, et il faudrait que cela soit un processus marginal. Au bout du compte, il n’y a que les Musulmans qui pourraient éduquer des Musulmans.

Une guerre au sein de l’Islam

Quelle connexion pouvons-nous établir entre le terrorisme et le processus que nous voyons évoluer dans le monde musulman? Ils sont interdépendants, ont beaucoup de dénominateurs communs, et ils s’influenceront définitivement l’un l’autre, dans les années à venir.


La IIIème guerre Mondiale est tout juste en train de commencer sous nos yeux. Ce n’est pas seulement une guerre des idées, c’est une guerre religieuse. Ce n’est pas une guerre entre les religions, entre l’Islam et le reste du monde, mais d’abord et avant tout, une guerre au sein même de la religion de l’Islam. C’est une guerre de la culture du radicalisme islamique contre le reste du monde, qui comprend la majorité des Musulmans à travers le monde. Pour l’essentiel, les Musulmans ont la responsabilité de devoir faire face à ces mauvais germes qui proviennent de l’Islam.



L’équation du terrorisme.

 

L’équation du terrorisme implique deux facteurs : la motivation et la capacité opérationnelle. Lorsqu’un groupe d’individus dispose aussi bien de la motivation de mener des attentats terroristes que de la capacité opérationnelle pour le faire, on est sur le point d’essuyer des attaques terroristes.


L’équation du contre-terrorisme, consiste, soit, à faire en sorte de réduire la motivation, soit la capacité opérationnelle. La solution ultime consiste à faire face aux deux facteurs ensemble et en même temps. Dans la littérature anti-terroriste, il n’existe qu’une seule façon de réduire la capacité opérationnelle des terroristes, et cela revient à les attaquer. Une fois qu’on l’a fait, on augmente leur motivation à mener des représailles.


Israël est le meilleur exemple dans le monde d’un Etat qui comprend la nécessité de combattre la capacité opérationnelle des terroristes, et qui réussit à le faire en se fondant sur sa capacité de renseignement très efficiente, autant que sur ses capacités défensives.


En même temps, on peut et on aurait dû faire bien plus, au cours des deux dernières décennies, en matière de compréhension et de façon de contrer les motivations qui mènent au terrorisme, tel que, par exemple, dans les activités entre les individus et leurs interactions. Parmi les Palestiniens, beaucoup nous haïssent, mais beaucoup comprennent, en même temps que nous sommes nés pour vivre les uns avec les autres et qu’il est crucial de surmonter les obstacles personnels. Cela ne suffirait jamais à remplacer la nécessité de mettre un terme au conflit et de résoudre le débat politique, mais, même dans les temps, d’intense débat, il est crucial d’atténuer les flammes de la haine et d’instaurer la plateforme nécessaire à la prochaine étape en vue de construire une solution politique.



L’approche américaine de l’anti-terrorisme.

 
Après le 11 septembre, l’Amérique s’est focalisée sur la restriction de la capacité opérationnelle des terroristes. Cela a débouché sur la guerre en Afghanistan et en
Irak. L’effort était destiné à réduire les capacités d’al Qaeda, des Jihadistes internationaux et des terroristes, partout dans le monde. Mais les Américains n’ont pas prêté suffisamment d’attention au besoin simultané de faire face à la manière de contrer les motivations à devenir terroriste.


Il y a quelques mois, le Conseiller à la Maison Blanche chargé de l’anti-terrorisme, John Brennan, a exposé la politique anti-terroriste de l’Administration Obama. Il a expliqué que « le terrorisme n’est pas notre ennemi ». Je comprends que le terrorisme est une tactique et qu’une tactique ne peut constituer un ennemi. Mais, ensuite, il a déclaré que : « les Islamistes et les Jihadistes ne sont pas nos ennemis ». En réponse, j’ai rédigé un éditorial dans le Jérusalem Post, intitulé : « Si le Jihad Global n’est pas l’ennemi, alors qu’est-ce que c’est ? ».


J’expliquais que le Président Moubarak sait qui est l’ennemi, tout comme le Roi Abdallah de Jordanie et d’autres dirigeants arabes modérés. Ils savent pertinemment que les Jihadistes et les Islamistes sont l’ennemi. En affirmant que les Islamistes et les Jihadistes ne sont pas l’ennemi, l’Amérique – le fer de lance de la société occidentale et le protecteur des valeurs libérales aux yeux du monde- envoie un message très confus à ses alliés partout dans le monde.


Il est vrai qu’il reste encore, pour al Qaeda, à parvenir à établir un Califat islamiste, un état islamique radical qui contrôlera le monde entier et qui sera gouverné par la seule loi de la Chari’a. Mais il réussit à réaliser ses buts intermédiaires, en gagnant les cœurs et les esprits qui adhèrent à sa version de l’Islam. Tant que la vaste majorité des Musulmans n’a pas adhéré à cette vision, la tendance reste négative, alors que nous voyons de plus en plus de gens y adhérer. D’un point de vue historique, les Islamistes sont en train de gagner la guerre.




Le renforcement de l’Axe iranien.

 
Lors de la dernière décennie au Moyen-Orient, s’est déroulée une compétition entre deux acteurs : l’axe iranien et l’axe pragmatique. Malheureusement, c’est l’axe iranien qui est en train de l’emporter, point par point. Le Hezbollah devient plus puissant au Liban, qui, dans l’avenir, pourrait bien basculer vers un état islamique chi’ite. Nous observons le même processus à Gaza, et certains diraient, à travers toute la scène palestinienne. Le Hamas accumule plus de pouvoir et marque des points pour l’axe iranien. Aussi, la décision de la Turquie d’opter pour l’axe iranien devient assez claire.

 
La tourmente actuelle au Moyen-Orient ne résulte pas directement d’une initiative américaine, mais les Américains sont, d’une certaine façon, responsables, du fait de leur obsession de la démocratie. Le Dr. Condoleezza Rice a annoncé que son prochain livre à paraître référera à un pilier de la politique étrangère américaine : l’introduction de la démocratie dans le monde musulman.

 
Mon propre livre dira exactement le contraire. Il portera sur la façon dont les terroristes et les fondamentalistes abusent du système démocratique d’un état dans le but de promouvoir leurs objectifs. Lorsque les fondamentalistes gagnent des élections démocratiques, c’est pour un seul homme, un seul scrutin et une seule fois, et il n’y a aucune façon de se débarrasser d’eux, excepté par des moyens violents.

 

La démocratie ne se construit pas seulement à travers des élections libres : pas plus que les élections libres ne correspondent à l’essentiel de la démocratie. La démocratie est un état d’esprit et un ensemble de valeurs. La démocratie, ce sont les droits de l’homme et les droits de la femme. Lorsqu’on prend des peuples qui, depuis des années, ont été exposés à l’incitation et à l’endoctrinement, cela les conduit directement à penser que devenir un shahid, une bombe humaine, est le but le plus important de tout jeune palestinien patriote. Aussi, ne soyez pas surpris si, lorsque vous leur imposez des élections libres, ils votent pour le Hamas.


Ma thèse de doctorat s’intitulait : “La stratégie anti-terroriste israélienne : efficacité versus valeurs démocratiques libérales ». Bien évidemment, il existe une contradiction totale entre les valeurs démocratiques libérales et la sécurité. Trouver l’équilibre exact constitue le dilemme anti-terroriste de tout état démocratique libéral ».



Les rébellions populaires au Moyen-Orient.  


La tourmente actuelle dans tout le Moyen-Orient n’a pas été planifiée. Il a s’agit d’une rébellion populaire contre ces régimes. Il existe une relation entre elles, parce qu’il y a un effet de contagion qui s’est mis en route. Si vous étiez un adolescent frustré de tout et qui regarde Al Jazeera – qui joue un rôle négatif dans ce processus global- et que vous voyez d’autres réussir, du coup, vous feriez de même.


Les révolutions islamiques se comportent selon deux modèles 
différents. L’un est le modèle iranien – une révolution rapide. Cela prend seulement 36 jours pour paver la voie entre le gouvernement de Shapour Bakhtiar- qui avait remplacé le régime du Shah – et la prise de pouvoir par l’Ayatollah Khomeini. Le deuxième modèle, c’est celui du Hezbollah et de la Turquie, suivant un chemin plus lent et progressif. Au Liban, la révolution islamique radicale du Hezbollah, dure depuis 15 ans. La Turquie se situe, également, à mi-chemin d’un processus de long terme.

 

En Turquie, les Islamistes partent d’un point différent de celui des pays arabes. Ils entraînent des gens qui n’étaient pas fondamentalistes et leur lavent le cerveau par touches successives, en changeant le sens des messages dans le système éducatif, dans la constitution, en réduisant le pouvoir de l’armée, et en traînant ses membres devant la Cour Suprême. De manière identique, les Iraniens constituaient une des populations les plus pro-occidentales, pragmatiques, opposées au radicalisme, avant la révolution de Khomeini. Au fond d’eux-mêmes, les Iraniens ne sont pas des fondamentalistes.


Il reste encore la question de savoir si le résultat de la révolution égyptienne mènera à un gouvernement plus démocratique. Même si les Egyptiens choisissent, lors d’élections libres, le personnage le plus libéral et modéré pour lequel ils puissent voter, qui peut penser que cette personnalité aura la capacité de satisfaire les attentes du public égyptien, de changer la condition actuelle de la société égyptienne, et de transformer le fait que chaque année, un million de bébés naissent en Egypte? J’ai tendance à penser que la frustration se fera sentir dès le moment où leur gouvernement nouvellement élu ne parviendra pas à améliorer leurs conditions de vie, et alors, la durée de vie de ce gouvernement se terminera par un mandat clair en faveur de l’option islamiste radicale des Frères Musulmans.


Les Etats-Unis sont bien plus faibles dans la région, à ce jour qu’il y a seulement quelques mois. L’Egypte était un allié crucial des Etats-Unis, mais elle ne sera plus aussi amicale et aussi proche qu’elle avait coutume de l’être.  Même si le régime le voulait, il ne le pourrait pas. Du point de vue des Etats-Unis, il s’agit d’une tendance négative.


Que devrait faire l’Occident?

 

Y a t-il quelque chose que nous puissions faire pour changer ces conséquences négatives? J’appellerais d’urgence à instaurer un second Plan Marshall, identique à ce qui s’est produit à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en direction de ces nouveaux régimes qui s’établissent en monde musulman. Ce Plan Marshall devrait aussi être employé à soutenir les autres régimes pragmatiques qui n’ont pas encore été confrontés à une révolution intérieure. L’argent devrait également provenir de sources musulmanes, de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe. On devrait aider ces pays pragmatiques à améliorer le niveau de vie de leur nation et à y introduire des valeurs de démocratie. Puisqu’imposer la démocratie dans ces sociétés peut s’avérer contre-productif et dangereux, il faudrait que ce soit un processus marginal – en employant une approche pédagogique.


Nous devons garder à l’esprit que cela devrait être une approche pédagogique musulmane, avec l’aide occidentale et une guidance positive. Au bout du compte, seuls les Musulmans eux-mêmes peuvent et doivent interpréter l’Islam de façon pragmatique et moderne.


Finalement, le gouvernement israélien n’a pas intérêt à perpétuer une situation de statuquo confortable. Israël a besoin de soutenir les éléments palestiniens pragmatiques. Abbas et Fayyad ont un intérêt commun avec l’axe pragmatique, et ceci est nouveau, parce qu’Israël, les Palestiniens, l’Egypte, la Jordanie et même l’Arabie Saoudite, aujourd’hui ont de nombreux intérêts en commun, qu’ils n’avaient pas auparavant, et également, au moins autant d’ennemis communs.

 

Israël, actuellement,  jouit d’une période de relative quiétude. Il ne fait aucun doute que les capacités de renseignement d’Israël sont bien meilleures qu’elles ne l’étaient autrefois, mais il existe deux autres éléments importants à l’oeuvre. Le premier, c’est qu’Abbas et Fayyad comprennent que le terrorisme est contre-productif pour les intérêts nationaux palestiniens, ce qui est quelque chose qu’Arafat n’a jamais compris. Le second, c’est que le Hamas comprend que, dans l’immédiat, il serait contre-productif, pour lui, de laisser la situation se détériorer vers une guerre de grande envergure, parce que le Hamas est avide d’obtenir une légitimité ou une réhabilitation internationale et d’alléger le siège de Gaza. Des attentats terroristes ne vont pas contribuer à promouvoir les objectifs immédiats du Hamas.

 

* * * .

 

Dr Boaz Ganor est le Doyen en activité de l’Ecole Lauder de Gouvernement et de Diplomatie du Centre Interdisciplinaire d’Herzliyah. Il est aussi le fondateur et directeur exécutif de l’Institut International de Contre-Terrorisme (ICT). Il est membre de la Commission Nationale israélienne des technologies de sécurité territoriale, et de l’équipe de conseil international de l’Institut de Manhattan du Département de la Police de New-York. Le Dr Ganor a servi en tant que consultant du Gouvernement israélien sur l’anti-terrorisme en de nombreuses occasions et il est l’auteur  de nombreux articles et livres concernant l’anti-terrorisme. Cette synthèse réalisée à Jérusalem est fondée sur sa présentation à l’Institut des Affaires Contemporaines de Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, le 24 mars 2011. 

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Published by Gad - dans IDC Herzliya
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yan 29/05/2011 11:17


Bonjour, avec beaucoup de tristesse votre article est véridique, la "guerre" est déjà en cours, en ce moment même dans les ruines de la "capitale" de ce pays que nous connaissons sous le nom de
"Somalie". Les fondamentalistes musulmans dits "Shébab" sont approvisionnés en armes, munitions et guerriers, le drame est en cours car ils sont en train de prendre le "dessus" sur le terrain
militaire et idéologique. Cela n'est pas du terrorisme, mais une "guerre" entre somaliens dont les médias ne parlent pratiquement pas ( sauf la chaine Arte, diffusé jeudi dernier). Le silence tue
et ce "silence" n'est pas acceptable, il est un "déni" de la réalité du "drame" qui se passe certes loin de chez nous mais qui est bien réel. Les médias et les politiques occidentaux ne veulent pas
"parler ou écrire" sur ce "Jihad mondial" qui est hélas déjà en cours. Le Liban n'est pas encore aux mains de ces "gens", avant de "basculer" ils devront affronter les chrétiens maronites qui
vivent sur cette terre du pays du cèdre. Merci pour la qualité de cet article.
Cordialement.


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

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Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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