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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 12:08

 

netanyahouobama5mars2012 (Copier)

Le problème juif pour Barack Obama  

Par Wesley Pruden

http://www.jewishworldreview.com/cols/pruden073012.php3

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©


Les Démocrates ont un problème, et son nom est Barack Obama. Avec réticence, beaucoup de Juifs, Démocrates loyaux par naissance et par tradition, ont conclu qu’il n’est pas CELUI qu’ils croyaient être.

Avec une réticence plus grande encore, la Maison Blanche a conclu que son problème juif est réel, croissant, et qu’elle ferait bien de faire quelque pour cela.

La déclaration importante de Mitt Romney dimanche à Jerusalem : empêcher l’Iran de fabriquer une arme nucléaire est « la plus haute priorité de sécurité nationale » de l’Amérique et la force militaire ne doit pas être exclue, et il considère Jerusalem comme la capitale d’Israël, met en puissant contraste la différence entre ce que les deux candidats pensent du seul véritable allié de l’Amérique au Moyen-Orient.

M. Romney veut, il est même impatient de donner un soutien sincère, empathique, pur, à pleine gorge à l’Etat juif à l’heure de son plus grand péril depuis sa fondation. M. Obama ne peut pas le faire parce qu’il ne « ressent pas cet amour ». Il vient d’une culture de radicalisme où Israël était considéré comme illégitime, si ce n’est diabolique. Il donne vraiment l’impression qu’il n’aime pas beaucoup les Juifs.

M. Obama répète seulement des assurances insipides et vides : tout est OK, les amis d’Israël ne doivent pas s’en faire parce que le messie de Chicago a l'oeil. Il a déclaré à une réunion à Palm Beach l’autre jour que les liens entre les USA et Israël sont plus forts que jamais. Fadaises, comme le Sénateur John McCain l’a dit franchement à un journaliste dans un entretien télévisé : « Tout le monde sait que les relations avec Israël n’ont jamais été pires ».

Des assurances insipides ne sont plus suffisantes pour satisfaire les vrais croyants trahis ; le soutien juif monolithique aux Démocrates, à tout Démocrate, s’effiloche sur les bords. Dire seulement que les électeurs juifs septiques et suspicieux n’en croient pas leurs yeux et leurs oreilles n’est plus efficace. Personne ne s’attend à ce que Mitt Romney gagne la majorité des électeurs juifs le 6 novembre prochain, ou quelque chose d’approchant. Il n’en n’a pas besoin. S’il peut grignoter trois à quatre pourcents dans certains Etats ‘bascules’, notamment en Floride et dans l’Ohio, cela changerait le jeu.

John McCain a consacré beaucoup de temps, d’attention et d’argent à tenter cela il y a quatre ans. George W. Bush a fait cette tentative en 2004. aucune n’a marché. Mais 2012 est un autre match.

Les électeurs juifs, comme d’autres ayant des passions et des convictions diverses, ont eu quatre années pour faire face au ‘remords de l’acheteur’. Quatre années de Barack Obama ont appris, même à ceux qui apprennent lentement, à prêter attention.

La preuve est qu’un groupe d’apprenants lents, juifs libéraux encore amoureux de M. Obama même si lui ne les aime pas, montent ensemble une campagne pour répondre au travail réussi de la Coalition Juive Républicaine pour obtenir le réveil des amis d’Israël et renifler l’odeur de la dure réalité. Cela n’est pas un agent Démocrate, a dit le magazine ‘Politico’, le journal quotidien de la colline du Capitole, un exemple où Obama est « mis dans un bateau rapide ». Personne ne raconte des histoires sur le président. Ses critiques juifs exposent seulement ce que tout un chacun à moitié réveillé pendant les quatre années écoulées, sait déjà.

Aaron David Miller, qui a travaillé pour plusieurs présidents Démocrates depuis un quart de siècle prévient les Démocrates d’une « turbulence à venir » dans un commentaire du magazine ‘Foreign Policy’ qui a secoué les assomptions juives. « J’ai observé peu de présidents hésiter sur cette question, écrit-il. Et Obama est vraiment différent. A l’opposé de Bill Clinton et de George W. Bush, Obama n’aime pas l’idée d’Israël. Il a un temps plus dur pour permettre à Israël un comportement qu’il n’aime pas… Le président ne fait pas de sentiment sur beaucoup de questions politiques, à l’exception possible des soins de santé. Mais sur Israël, il ne rachète pas le ‘petit Etat vivant sur la tranche du couteau' avec l’argument du passé sombre ».

Hélas, la tranche du couteau, c’est exactement là que vivent les Israéliens, que vous l’appréciiez ou pas, et Israël doit vivre en conséquence. Mitt Romney, comme son électorat, certains Juifs, la plupart non, et beaucoup d’entre eux Chrétiens évangéliques – comprend cela. M. Romney, comme son électorat, n’est pas embarrassé pour « faire du sentiment » à ce sujet. Barack Obama ne peut pas « faire de sentiment » parce que pour lui Israël n’est pas un ami et un allié naturel, lié à l’Amérique par des considérations de sang, de foi et de circonstance, mais une nuisance. Pourquoi Israël ne peut-il pas simplement disparaître ?

Cela est dur pour les Juifs, qui ont voté pour le Parti Démocrate depuis que leurs grands-parents se sont ralliés à Franck Delano Roosevelt et au ‘New Deal’, pour l’accepter comme la nouvelle réalité. Il a été plus facile de prétendre qu’il n’y a pas de problème. Mais maintenant il y a un problème, et il est trop gros pour le cacher par un simulacre commode. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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