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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 14:24

 

 

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L’article qui suit, de Trevor Norwitz, juge respecté faisant appliquer et enseignant le droit à New York, et qui est l’auteur d’une analyse critique du rapport Goldstone, se fonde sur ses remarques, lors de la conférence d’UN Watch sur Israël, les droits de l’homme et le Droit International, qui s’est tenue à Genève, les 5 et 6 avril 2011.


 
 

Le réexamen de Goldstone et la défense d’Israël.

Trevor Norwitz


 

Adapté par : Marc Brzustowski

 

Pour : http://www.unwatch.org

 © 2010 lessakele 

 

(republication intégrale sur demande à l'adresse suivante : gadrowicz15@hotmail.com). 


Le Juge Richard Goldstone mérite le respect pour son récent éditorial publié dans le Washington Post, intitulé : “En reconsidérant  le rapport Goldstone sur Israël et les crimes de guerre”. Bien que j’ai été et que je demeure parmi les critiques les plus virulents du rapport biaisé, concernant le conflit à Gaza, il y a deux ans et qui porte son nom, je sais pertinemment qu’il n’est pas facile d’admettre publiquement de s’être trompé, particulièrement quand les enjeux sont aussi cruciaux.


Au cours d’un renversement retentissant de situation et au prix d’un approfondissement, Goldstone dit, à présent, que les conclusions essentielles du Rapport Goldstone – concernant le fait qu’Israël ait délibérément pris les civils pour cibles à Gaza – étaient fondées sur l’enregistrement incomplet des faits avant sa mission, qui, du coup, se sont avérés être inexacts. « Si j’avais su alors ce que je sais maintenant », dit-il, « le Rapport Goldstone aurait été un document différent ».


Au cœur de son article, Goldstone déclare que : “Les supputations d’intentionnalité de la part d’Israël étaient fondées sur le nombre de tués et de blessés parmi les civils en situation de guerre, pour lesquels notre mission d’investigation des faits ne disposait pas de preuves tangibles permettant de tirer d’autre conclusion logique et raisonnable. Alors que les enquêtes rendues publiques par l’armée israélienne, reconnues dans le rapport récent, ont établi la validité de certains incidents sur lesquels nous avons enquêté dans des dossiers impliquant des soldats à titre individuel, ils indiquent aussi que les civils n’ont pas été intentionnellement pris pour cibles dans le cadre d’une politique déterminée ».


Ces déclarations émanant du principal auteur du rapport Goldstone ont une importance vitale, non seulement pour Israël (pour qui cela constitue un argument de défense accueilli avec satisfaction), mais pour tous ceux épris de vérité, de justice et de l’application des règles de droit. Nous vivons à une époque où la tactique de prédilection des ennemis d’Israël –et à un degré croissant de l’Occident en général – n’est plus tant la guerre ouverte que « la guerre juridique » déclarée, c’est-à-dire la manipulation cynique de la loi et des concepts juridiques devant le tribunal de l’opinion publique et des institutions judiciaires, comme le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU, « dont l’historique des distorsions -envers Israël- est sans commune mesure » (en citant une fois encore Goldstone lui-même).


Ces révélations de Goldstone surviennent à la suite du récent rapport de la Commission de Mc Gowan Davis, nommé par le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU pour mettre en application les recommandations du Rapport Goldstone. Bien qu’il ne soit pas indemne de critiques à l’encontre du processus d’enquête mené par Israël, le Rapport Mc Gowan Davis a conclu qu’Israël « a consacré des ressources significatives pour enquêter sur plus de 400 allégations de fautes opérationnelles à Gaza, alors que les autorités de facto (soit : le Hamas) -de Gaza- n’ont pas mené la moindre enquête, concernant les tirs de roquettes et obus de mortiers au cours des attaques contre Israël ».


Cela ne constitue pas une surprise, même pour Goldstone, qui semble reconnaître, sans doute tardivement, la véritable nature du conflit entre l’Etat d’Israël et les groupes terroristes opérant hors la loi en cherchant à le détruire. Il écrit : « Tel était mon espérance, même si elle apparaît irréaliste, que [le Hamas] aurait [enquêté sur ce que nous disions constituer des crimes de guerre graves]… Au minimum, j’espérais que, mis face à des preuves formelles que ses membres commettaient des crimes de guerre graves, le Hamas mettrait un terme à de futures attaques. On peut dire, avec tristesse, que tel n’a pas été le cas. Des centaines de roquettes et d’obus de mortier ont continué à être dirigées contre des cibles civiles du Sud d’Israël… Au final, demander au Hamas d’enquêter pourrait bien se solder par l’échec de cette entreprise ».


Comme il l’avait fait par le passé, Goldstone exprime sa consternation qu’Israël n’ait pas coopéré avec sa mission. Mais, alors que, par le passé, il s’en tenait aux découvertes de son rapport, fondées comme elles l’étaient, sur un enregistrement incomplet des faits, cette fois, il se lamente parce que la position d’Israël a privé sa mission d’accès (au moins officiel) à la vérité. Il se plaint, en expliquant que : « Je regrette que notre mission d’établissement des faits n’a pu disposer de telles preuves expliquant les circonstances dans lesquelles nous disions que des civils à Gaza aient pu être pris pour cibles, alors que cela aurait probablement pu influencer l’évaluation des faits mentionnés, à propos d’intentionnalité et de crimes de guerre ».


Golstone remarque, par exemple, que : “La non-coopération d’Israël avec notre enquête signifiait que nous ne soyons pas en mesure de corroborer combien de Gazaouïs tués étaient réellement des civils et combien des combattants. Les chiffres fournis par l’armée israélienne se sont avérés être identiques à ceux exposés récemment par le Hamas.


Cela veut dire que Goldstone reconnaît désormais que les combattants du Hamas, qui constituaient moins d’un % de la population de Gaza, formaient environ 40% des victimes de la guerre, un meilleur ratio entre civils et combattants que, potentiellement, dans n’importe autre guerre des temps modernes (et bien meilleur que celui de dix civils pour chaque combattant tué, estimé par la Croix-Rouge pour la seconde moitié du 20ème siècle).


Evidemment que chaque victime civile dans un guerre constitue une tragédie. Mais au cours d’une bataille qui se déroule dans des conditions extraordinairement difficiles, où les terroristes du Hamas se cachent parmi les civils, s’habillent en civil, emploient des boucliers humains, des maisons piégées à l’explosif, et abusent des écoles et des hôpitaux en les réduisant à l’état de sites de stockage ou de lancement d’obus, ces chiffres (combinés avec les efforts israéliens sans précédent pour prévenir les civils), font la preuve d’une campagne où les cibles ont été discriminées avec une haute précision et où la discipline a été la norme, plutôt que d’une intention de prendre les civils pour cibles ou d’un usage indiscriminé de la force.


Rien de tout cela n’est, évidemment, bien nouveau. Ce qui est nouveau, c’est simplement que Goldstone le reconnaisse.


Goldstone ne parle pas, dans son article de la gravité des défauts présents dans le rapport Goldstone que moi-même et d’autres ont mis en lumière. Je n’ai pas même besoin de les réexposer ici, puisque tout un chacun qui y trouverait intérêt peut facilement retrouver ces critiques en ligne.


Mais, ce que dit Goldstone est plus important que ce qu’il ne dit  pas : qu’en se focalisant exclusivement sur l’enregistrement unilatéral des témoignages, avant même d'examiner les faits, ses collègues commissionnaires et lui-même ne disposaient pas du tableau global, et que désormais, avec bien plus d’information vérifiable, il est clair que les pires accusations qu’ils ont proférées –qu’Israël avait l’intention de porter préjudice aux civils- étaient erronées.


Ayant correspondu avec Goldstone depuis plusieurs mois sur les points de désaccord et en cherchant un terrain d’entente, je n’ai aucun doute concernant son engagement envers les droits des civils entraînés dans cette guerre, ni de sa sincérité, lorsqu’il prétend que l’ampleur de la destruction qu’il a vue à Gaza lui tirait des larmes. Mais je pense qu’il en est venu à apprécier que les causes fondamentales de cette campagne sont, selon ses propres paroles, « les actes illégaux de terreur du Hamas », plutôt que l’ampleur de la réplique d’Israël. « Israël, comme n’importe quelle nation souveraine », explique Goldstone, « a le droit et l’obligation de se défendre lui-même et ses citoyens contre toute attaque venue de l’extérieur ou de l’intérieur ».


Certains des critiques de Goldstone, ceux au sein de la communauté juive sud-africaine, sont déjà en train de rejeter son réexamen des faits comme « trop modéré, trop tardif ». On peut en être sûr, le Rapport Goldstone a porté injustement préjudice à la position et à la réputation d’Israël dans le monde, mais je suis l’un de ses critiques qui le recommandent pour avoir le courage d’admettre que les conclusions essentielles du Rapport Goldstone étaient erronées et d’essayer de redresser l’ordre des choses, telles qu’elles se sont passées.


J’espère que le Secrétaire Général Ban Ki-Moon et les divers organismes des Nations-Unies sauront faire preuve de capacité d’introspection et de courage identiques aux siennes. Le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU, s’il avait le moindre respect pour lui-même ou la moindre préoccupation de sa propre crédibilité, devrait faire des excuses publiques à Israël. Lorsque les biais institutionnels qui ont cours au Conseil des droits de l’homme, les vices de procédure et les violations évidentes de tout processus équitable, conduisant la Commission d’établissement des faits à l’échec, jusqu’à produire de fausses conclusions, seront reconnues comme tels, et que les enseignements du rapport Goldstone auront été tirés et appliqués lors de futures enquêtes, alors l’expérience entière aura, finalement, permis de faire progresser la cause des droits de l’homme et des lois humanitaires.


Lien internet de cet article : , cliquez ici 

 

 

Afin de soutenir l’action vitale d’UN Watch, merci de d’apporter

votre contribution, ici.

 

 tel: (41-22) 734-1472 • fax: (41-22) 734-1613
www.unwatch.org

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Published by Gad - dans Hillel NEUER
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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