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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 08:39

 

 

Flaws U.S.-Europe missile shield10.3.13 (Copier)

Le Bouclier anti-missile américain en Europe comporte des défauts de conception.

 

 

Le Président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a fait écho, dimanche 10 février, au rejet, par le Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, des pourparlers directs avec les Etats-Unis, il y a quatre jours, en raison du fait qu’ils « ne résoudraient rien », parce que « Vous pointez un pistolet en direction de l’Iran ».

 

Ahmadinedjad a ajouté son propre grain de sel à ce démenti : “Si D.ieu le veut, bientôt, le satellite de l’Iran sera placé en orbite, à une altitude de 36.000 kms,tout près des autres engins que possèdent quatre à cinq grandes puissances technologiques avancées et il relaiera un message de paix et de fidélité au monde », a-t-il déclaré.

 

 

Cette bravache affirmant que l’Iran deviendrait très bientôt la sixième puissance spatiale dans le monde est survenue deux semaines après que Téhéran ait prétendu avoir envoyé un singe en orbite autour de la terre, bien qu’il n’ait pas diffusé le moindre reportage montrant si ni comment on avait ramené sur terre la capsule spatiale ou le singe, les deux ou aucun.


Effectivement, la porte-parole du Département d’Etat, Victoria Nuland, a déversé une saine dose de scepticisme, sur l’existence et la crédibilité de ce projet, le commentant ainsi : « Les Iraniens ont prétendu avoir envoyé un singe dans l’espace, mais le singe qu’ils ont exhibé plus tard a semblé avoir des traits faciaux très différents du précédent ». Téhéran est, une fois encore, pris la main dans le sac de farces et attrapes, errant parfaitement à son aise sur son terrain de prédilection entre les faits, les hyperboles et la fiction, concernant ses réalisations, qu’il s’agisse de conquête spatiale ou de son programme nucléaire.

 

 

 

 

Au cours des dernières semaines, le Premier Ministre israélien réélu, Binyamin Netanyahou a souligné, de matière répétée, qu’il veut une large coalition de gouvernement se fixant l’objectif crucial d’empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire.

 

 

La question demeure de savoir de quelle façon il propose d’y parvenir, alors que les sanctions américaines et européennes les plus fermes n’ont pas seulement échoué à stopper l’Iran en chemin, mais contribué à accélérer sa progression vers le nucléaire. On estime désormais que l’Iran est à quelques 4 mois d’obtenir la pleine capacité nucléaire, à partir du moment de la prise de décision d’en fabriquer une.


 

Ces quelques mois sont cruciaux : le 25 février, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne s’assiéront à nouveau autour de la table, avec l’Iran, au Kazakhstan, pour un nouveau cycle de négociations. Les précédents cycles de discussion de ce format n’ont conduit nulle part et on ne s’attend à aucune autre percée spectaculaire, cette fois encore, sinon au mieux, qu’il soit proposé une autre date pour poursuivre ce même genre palabres.

 

 

Le 20 mars, le Président Barack Obama arrive en Israël pour le premier séjour à l’étranger de son second mandat. L’objectif de sa visite est clair, excepté pour les rivaux proches de Netanyahou : confrontée à une réduction des dépenses militaires de 50%, l’Administration Obama ne peut pas menacer, de façon crédible, de partir en guerre contre l’Iran récalcitrant. Mais, le Président Obama peut encore souffler l’option militaire israélienne à la figure de Téhéran.

 

Ce n’est pas que les Ayatollahs vont facilement se laisser impressionner. Khamenei et Ahmadinedjad ont, tous deux, démenti la moindre intention de dialoguer avec Washington « sous la menace d’une arme collée à la tempe », faisant ainsi comprendre qu’ils ne sont pas effrayés par le pistolet israélien que les Américains brandissent sous leur nez.

 

 

En fait, les sources du renseignement de Debkafile en Iran révèlent que les dictateurs islamistes de Téhéran sont pleinement confiants d'être assurés de devenir une puissance nucléraire, comme dans un fauteuil, à la suite de fuites qui leur sont parvenues, à propos d’une étude secrète diffusée par le centre de recherche du Pentagone américain, laissant entendre que : «on puisse avoir des doutes sérieux sur le fait que le système de défense anti-missiles, d’un coût de plusieurs centaines de milliards de $, prévu pour être disposé en Europe » (initialement, par l’Administration Bush) « puisse jamais avoir la moindre utilité dans la protection des Etats-Unis contre des missiles iraniens, comme c'était prévu ».

 

Clairement, le bouclier anti-missiles contre l’Iran, qui avait provoqué l’ire de Moscou, semble bien tomber directement sous le coup de bambou des réductions du budget de la défense.

 

Le bouclier anti-missiles en Europe était aussi conçu pour defendre Israël et la Turquie contre une attaque de missiles balistiques iraniens. Le laisser ainsi à l'état d'inachèvement, à cause de « défauts constitutifs », exposera directement ces deux pays à une attaque de ce type.

 

 

Le Président Obama dira, sans aucun doute, à Netanyahou, que le système visant à intercepter les missiles iraniens de moyenne-portée va probablement être envoyé à la ferraille. Cependant, il devra prendre en compte que si, finalement, les Iraniens réussissaient à envoyer une capsule spatiale en orbite à une altitude de 36 000 kms, ils seront, tout autant, en mesure de tirer des missiles balistiques contre n’importe quel point de la planète, y compris, bien entendu, contre les Etats-Unis. Même s’ils ont, effectivement, échoué à envoyer un primate dans l’espace, ils poursuivront leurs efforts pour tenter de progresser, jusqu’à ce qu’ils y arrivent.

 

http://www.debka.com/article/22754/US-withdrawal-from-Europe-based-missile-shield-will-impact-Israel%E2%80%99s-defense

 

 

DEBKAfile Reportage Spécial  11 Février 2013, 12:05 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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