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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:01

 

 

LES « DROITS DE L’HOMME » DEVENU UN OUTIL DE PROPAGANDE QUI EGARE LES PALESTINIENS

logojusticebertrand

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

 

 

Le Centre Palestinien pour les Droits de l’homme (Palestinian Center for Human Right ou PCHR) a rendu le 1er juillet 2010, son rapport hebdomadaire sur les violations israéliennes des Droits de l’Homme dans les « territoires palestiniens occupés », commises entre le 24 et le 30 juin 2010. Ce document reprend les actions israéliennes (attentatoires aux Droits de l’homme) tels le cas de deux civils et un militant de la résistance tués par les forces israéliennes dans la bande de Gaza, la force utilisée contre les manifestations « pacifiques » en Cisjordanie et à Gaza (avec l’arrestation de 3 défenseurs des droits de l’homme), les tirs à balles réelles essuyés par des fermiers palestiniens et des travailleurs frontaliers, les incursions militaires en Cisjordanie, le maintien du blocus de la bande de Gaza qui isole ce territoire du reste du monde, les mesures israéliennes visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem Est (construction de 1400 chambres d’hôtel) ou encore la poursuite de la colonisation en Cisjordanie (la démolition de 10 maisons et deux fermes à Hébron).

Le PCHR dresse alors (comme chaque semaine) un bilan noir de la situation dans les territoires palestiniens et notamment l’impact désastreux sur l’économie et la situation humanitaire tout d’abord en Cisjordanie : restriction de circulation, atteinte aux biens des palestiniens, détail quotidien et par villes des perquisitions, fouilles, arrestations. De même, à Gaza : sont évoqués les détournements de carburants, l’atteinte à la liberté de circulation (avec le chiffre quotidien des personnes autorisées à rentrer et à sortir de Gaza), la violation du droit à des conditions de vie appropriées (travail, santé, éducation), l’impossibilité d’accéder aux produits de première nécessité (matériaux de construction, combustibles, médicaments, eau, électricité, vivres), fermetures des points de passages (alors que les palestiniens sont désireux de voyager ou de se faire soigner à l’étranger), restriction d’accès pour les diplomates, les journalistes, les travailleurs humanitaires locaux et internationaux, (avec leurs conséquences sur la détérioration des conditions de vie et le niveau de pauvreté), et enfin l’impossibilité pour 800 gaziotes emprisonnés dans les prisons israéliennes de recevoir des visites.

Le Centre palestinien des droits de l’Homme égratigne alors la communauté internationale qui n’assume pas ses obligations juridiques et morales ni n’exige d’Israël qu’il respecte la Convention de Genève dans les Territoires palestiniens occupés : « la conspiration du silence gardé par la communauté internationale encourage Israël à agir au dessus des lois et des Droits humains internationaux ou du Droit humanitaire » (même si le PCHR apprécie les efforts des structures internationales dans l’aide apportée à Gaza). Aussi, réclame-t-il une conférence pour qu’Israël respecte ses obligations et fournisse une protection aux civils palestiniens, que ses crimes de guerres soient poursuivis et condamnés, qu’il cesse ses annexions et constructions illégales, que le plan de désengagement de septembre 2005 soit considéré comme une poursuite de l’occupation, qu’il soit mis fin à l’embargo de Gaza… (document  accompagné d’une photo prise le 29 mai 2010, montrant les pleurs de femmes palestiniennes de Gaza endeuillées à la suite d’une frappe aérienne israélienne).

L’attachement du PCHR aux principes des Droits de l’homme est très fort comme en témoigne l’article daté du 24 juin 2010 sur le cours dispensé dans les locaux du Comité dans le camp de réfugiés de Jabalya, au sujet des instruments internationaux relatifs au Droits de l’Homme comme la Charte internationale des Droits de l'homme (qui comprend la Déclaration universelle des Droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques), la Convention relative aux Droits de l'enfant, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et la Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Une formation a également été dispensée sur la règle de droit, l'indépendance du pouvoir judiciaire et la participation politique…

C’est donc de façon tout à fait cohérente que le Comité renouvelle son appel (article du 24 juin 2010) à mettre immédiatement et complètement fin à la fermeture illégale de la bande de Gaza, punition collective du peuple palestinien interdite par l’article 33 de la 4° convention de Genève, d’autant que le soi disant allègement du blocus décidé par Israël à la suite de l’attaque (meurtrière) de la flottille de la liberté élargissant la liste des produits autorisés à entrer à Gaza, risque de transformer le blocus israélien en un autre blocus tout aussi illégal de type international reconnu et institutionnalisé. Le Comité prend donc position (article du 1er juillet 2010 de la même page internet), sur l'illégalité de la fermeture imposée par Israël de la bande de Gaza et de son prétendu «assouplissement », eu égard au caractère vague des mesures annoncées « purement esthétiques » qui ne parviennent pas à traiter les causes profondes de la crise qui seront résolues par « une complète et immédiate levée du bouclage, y compris la levée de l'interdiction des voyages dans et hors de la bande de Gaza et l'interdiction sur les exportations »…

Le matraquage en boucle de la soi disant violation par Israël des Droits de l’homme dans les territoires palestiniens fait oublier que c’est la réalité qui précède le droit, non les fantasmes. Si les palestiniens aspiraient véritablement aux plaisirs d’une vie paisible, il suffirait simplement qu’ils renoncent individuellement et collectivement à leur projet de détruire Israël. L’Etat palestinien de Gaza verrait alors le jour et une relation harmonieuse pourrait s’engager avec Israël avec une multiplication des échanges avec les voisins palestiniens. Hélas, cette hypothèse n’est pas envisageable pour les palestiniens car elle ferait mentir leurs thèses soutenues depuis 62 ans et provoquerait la disparition du Hamas. Aussi, est il préférable de cultiver ce sentiment de victimisation fondé sur une violation des Droits de l’homme qui induit dans le même temps le principe d’une résistance légitime .

En d’autres termes, le recours à la notion de Droit de l’Homme n’est finalement qu’un outil de propagande qui cautionne moralement les actes de violence palestiniens, leur sert de moteur dans la poursuite de leur entreprise et les empêche de disparaître en tant qu’unité spécifique. Il suffit juste de parsemer les textes de termes comme « territoires palestiniens occupés » (repris sous le sigle TPO), ou ceux de « Forces israéliennes d’occupation » (sigle FIO), pendant que les combattants palestiniens sont mentionnés sous le vocable de « résistants ».

Pour autant, la naïveté du PCHR est à la hauteur de son propre égarement : sur la même page internet, le Comité traite du véritable problème palestinien mais de façon détaché, à savoir la dérive sécuritaire et le chaos dans la bande de Gaza. Aussi, condamne-t-il l’attaque par des hommes masqués d’un camp d'été de Jeux organisés par l'UNRWA, mais aussi la mort accidentelle dans un camp de réfugiés de Nusseirat, d’un enfant qui a mal utilisé l’arme à feu de son frère (et « l’augmentation des incidents de ce genre »), voire encore le vol de matériel informatique dans les locaux d’une association. Le Comité demande alors au Procureur Général une enquête sur de tels « incidents » et le cas échéant, qu’il traduise les coupables en justice…

Le PCHR n’a pas tout à fait compris que les Droits de l’homme ont un corollaire : les Devoirs de l’homme.

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commentaires

Rotil 04/07/2010 22:38


Concernant Gaza et la situation absolument intolérable:

http://www.france-israel.org/articles.ahd?idart=712

Intéressante lecture.


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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