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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:03

 

 

obama-putinC18.6.12 (Copier)

Poutine a offert plus de temps à Obama

 

L’assertion du Général américain Martin Dempsey, jeudi 30 août, disant que les Etats-Unis ne se rendraient pas « complices » d’une frappe israélienne contre l’Iran, assortie de la réduction drastique dans l’échelle de moyens déployés pour les manœuvres conjointes américano-israéliennes, le mois prochain, dévoilée par le Time, ajoutent encore à la brutalité du message envoyé par le Président Barack Obama à Israël : Vous êtes absolument seuls ! Voyons comment vous vous débrouillez sans les armements spéciaux et l’appui militaire américains, y compris le bouclier anti-missile, en cas de contre-attaque, si vous décidez de nous défier et de vous lancer dans une opération militaire contre l’Iran.

 

Au lieu des 5000 hommes de troupes initialement prévus pour l’exercice Austere Challenge 2012, l’exercice conjoint annuel, le Pentagone n’enverra que de 1200 à 1500 membres de son personnel. Les systèmes d’interception de missiles, qui sont au cœur de cet exercice conjoint, seront réduits, aussi bien en nombre qu’en capacité : les missiles Patriot arriveront sans équipages, ainsi que, peut-être, un seul au lieu de deux navire de guerre de défense antibalistique Aegis, selon le magazine.

 

 

Selon les sources militaires de Debkafile : l’Administration Obama a sévèrement fait comprendre à Israël qu’une attaque contre l’Iran pour interrompre ou retarder son armement nucléaire se verrait refuser l’appui anti-missile américain- aussi bien au cours de l’opération, de façon à couvrir les arrières d’Israël, dans l’éventualité de l’élargissement du front exposé à une contre-attaque, jusqu’à une conflagration générale au Moyen-Orient. Le gouvernement Netanyahou portera une responsabilité entière et exclusive pour toutes les conséquences d’une attaque de l’Iran.

 

Obama, qui a réitéré à maintes reprises son engagement envers la sécurité d’Israël, est le premier Président américain à laisser Israël à la merci d’une menace majeure pour sa sécurité, telle qu’elle se pose explicitement, de la part de l’Iran.

 

Le Président américain a mis au-dessus de tout sa campagne en vue de sa réélection, dans les prochains mois, tout risque bien calculé. Son rival, Mitt Romney poursuivra, sans aucun doute, les accusations qu’il a proférées au cours de son discours d’acceptation de sa nomination devant la convention républicaine, jeudi, affirmant qu’Obama a jeté « ses alliés comme Israël avec l’eau du bain » [« sous le bus »], et qu’il a totalement échoué à stopper le mouvement des rotations des centrifugeuses de l’Iran.

 

Obama pourrait voir le vote juif et les contributions à sa campagne s’évanouir. Pour Romney, un Président en exercice lâchant Israël aux loups face aux Ayatollahs est, désormais un rêve qui est devenu réalité.

 


Binyamin Netanyahou et son Ministre de la défense, Ehud Barak, devront certainement porter une partie du fardeau de l’une des ruptures les plus conséquentes auxquelles ont été confrontées les relations américano-israéliennes – comme on en parlera plus tard. Cependant, c’est ailleurs qu’il faut en chercher la raison principale :


Au cours du dernier mois, Obama a entrepris un retournement complet d’attitude : le 1er Soldat d’Amérique et l’ambassadeur Dan Shapiro ont reçu l’ordre de traiter Israël comme s’il avait la peste et de dire à ses dirigeants que l’Administration en a par-dessus la tête de leurs gesticulations en vue d’une action contre l’Iran.

 

Ce changement n’est pas tombé du ciel. Les sources de Debkafile à Washington et Moscou révèlent que cela découle de trois évolutions :


1. Au cours de ce mois, le Président Vladimir Poutine a réduit ses liens militaires avec l’Iran et la Syrie, comme Debkafile l’a dévoilé plus tôt : Obama a donné la réciproque en diminuant le volume de ses échanges avec Israël. Moscou a informé Téhéran et Damas qu’ils ne pourraient plus compter sur de nouvelles fournitures d’armement après la livraison des dernières pièces prévues dans leurs échanges. Par conséquent, Poutine a laissé l’Iran et la Syrie à sec, au beau milieu de risques de guerre, en échange d’un abandon d’Israël par Obama, en ce qui concerne l’envoi de matériel militaire lourd et sophistiqué, au moment où Israël est le plus en danger.

 

Les dirigeants russes et américains ont ainsi mis en place les premières pierres en vue d’un accord pour résoudre leurs controverses, s’agissant de l’Iran nucléaire et de la crise syrienne, en concevant ce dispositif qui consiste à sabrer les capacités militaires de l’Iran, d’Israël et de la Syrie.

 


Le Président russe a pris une autre mesure pour faire un geste envers Obama : il a retiré les navires de guerre russes de leur base navale syrienne de Tartous et de l’Est de la Méditerranée, en laissant seulement un dock flottant. En retour, il compte sur Washington pour contraindre Israël à abandonner tout projet de frapper l’Iran.


2.   Mais, cette manœuvre de soi-disant réciprocité parfaitement symétrique est confrontée à un accroc majeur : Obama est face à un problème particulièrement épineux à résoudre, vis-à-vis de Jérusalem : Netanyahou prônait la retenue tant que tenait la promesse d’une action militaire américaine contre l’Iran, considérée comme le prix de cette abstention d’agir. Malgré la pression majeure qu’Obama a mobilisé contre le gouvernement israélien, tant de la part des canaux politiques et militaires les plus hauts placés, que par la mobilisation des opposants intérieurs les plus bruyants du gouvernement et des cercles les plus opposés à la guerre, Netanyahou et Barak n’ont pas bougé d’un pouce.

 

Ils ont très bien compris, en dépit des manœuvres de tromperie et de dissimulation d’Obama, que l’accord secret américano-russe, préserverait, en fait, le programme nucléaire iranien à une point suffisamment avancé, à partir duquel les dirigeants iraniens seraient en mesure d’assembler une arme atomique et de la dégainer à n’importe quel moment de leur choix.

 

Ils ont également pris conscience qu’aussi longtemps que l’option militaire israélienne contre l’Iran subsisterait, l’accord Obama-Poutine resterait coincé au milieu du guet, parce qu’autant l’Iran de Khamenei que la Syrie d’Assad, refuseraient tout comme eux, de s’aligner.

 

 

Lorsque Romney a affirmé qu’il apporterait aux amis de l’Amérique une plus « grande loyauté » et à Poutine, «  un peu moins de flexibilité et plus de fil à retordre », il faisait directement référence à la requête faite par Poutine au Président Obama, le 18 juin, lors de la conférence du G20 à Mexico, que le dirigeant russe puisse disposer de plus de temps, contre la promesse que celui-ci lui accorderait une « plus grande flexibilité » par la suite.


Pour que son accord avec Poutine puisse encore tenir, le Président américain devra resserrer l’étau autour des dirigeants israéliens pour empêcher une attaque contre l’Iran.


3. Le gouvernement Netanyahou, pour sa part, a commis trois erreurs tactiques :

 

Un : il a laissé trainer le dialogue sur l’Iran mené avec l’administration américaine bien trop longtemps – trois ans et plus- et n’en est ressorti que les mains vides. Si son objectif était de persuader les Etats-Unis de mettre tout leur poids contre l’Iran, comme beaucoup d’Israéliens ont voulu le croire, ils ont échoué. Aucun dirigeant israélien n’a le droit de remettre à ce point une action affectant les fondamentaux de la sécurité d’Israël, si ce n’est son existence même. Netanyahou est tombé dans le piège consistant à crier au loup, en répétant année après année que l’Iran devait être stoppé – et n’a rien fait en conséquence.


Deux : la force de dissuasion israélienne – déjà sapée par l’inaction, est encore plus érodée, à cause des assertions répétées du Général Martin Dempsey, affirmant qu’Israël n’avait pas la capacité de détruire le programme nucléaire iranien.


Trois : Ils ne sont pas parvenus à agir de façon expéditive, pour empêcher l’opposition politique d’utiliser cette campagne contre une attaque sur l’Iran comme un stratagème visant à faire tomber le gouvernement.

Cela fait quatre semaines que l’ancien directeur du Mossad Ephraïm Halévy a déclaré que, s’il était iranien, il s’inquiéterait grandement des prochaines douze semaines.

C’était le 2 août.


Jeudi 30 août, Halévi a ajouté : “C’est important que la menace israélienne reste crédible”. Il jetait le gant à la face de Netanyahou et Barak, pour qu’ils montrent s’ils étaient vraiment sérieux au sujet de cette frappe contre l’Iran- ou alors savoir s’ils laissaient tomber complètement. .


Le calendrier qu’il a proposé leur donne encore huit autres semaines pour démontrer leur courage. Au cours de cette période, à n’en pas douter, ils seront sous un « bombardement » politique intensif, de la part de Washington.

 

http://www.debka.com/article/22324/US-disowns-Israel-over-Iran-strike-No-weapons-or-military-backup

 

DEBKAfile Analyse exclusive 1 septembre 2012, 10:04 AM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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commentaires

Roberto 03/09/2012 02:13

OBAMA, un salaud à l'échelle planétaire. Il faut que le vote Juif soit massif contre OBAMA, le temps presse. Si il est réélu, Israél sera face à un danger mortel. Faites vite Juifs Américains et
amis d'Israél, ne vous laissez pas berner une seconde foi, ce serait trop bête et trop grave, l'avenir d'Israél en dépend;

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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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