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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:51

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Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach

 

Pour © 2011 lessakele

Les palestiniens découvrent que « la terre appartient à ceux qui la possèdent » 

Le 13 janvier 2013, les policiers israéliens ont évacué le village de tentes dénommé Bab al Shams (la porte du soleil) que 250 palestiniens avaient installé sur le site du projet E1 reliant Jérusalem Est à l’implantation de Ma’ale Adumim. L'intervention s'est déroulée dans les 48 heures qui ont suivi l’installation des premières tentes : le Premier Ministre Netannyahou a déclaré la zone « militaire », tous les accès menant au campement ont été bloqués (dès fin du chabat, le 12 janvier 2013), et les forces de Tsahal, installées autour du camp, ont procédé à l’évacuation dans la nuit.

Le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a d’abord du surmonter un obstacle juridique : la Cour de Justice israélienne avait ordonné, le 11 janvier 2013, un «sursis à l'expulsion d’une durée de six jours à compter de l'ordre d’évacuation » que le Gouvernement israélien n’a pas respecté. Le procureur général Yehuda Weintein en a justifié sa violation : « le camp aurait conduit à des manifestations et des émeutes, avec des implications nationales et internationales ». L'armée se devait donc d'être réactive pour éviter que les palestiniens n’utilisent les médias sociaux pour organiser des rassemblements de masse aux barrages routiers.
Les organisateurs palestiniens avait présenté l’installation du camp de façon candide: « Nous, fils et filles de Palestine, venant d’un bout à l’autre du pays, annonçons l’établissement du village Bab AlShams. Nous le peuple, sans permis de l’occupation ni permission de quiconque, nous installons ici aujourd’hui parce que c’est notre terre et c’est notre droit d’y habiter. En établissant Bab al-Shams, nous déclarons que nous en avons assez de simplement revendiquer nos droits face à l’occupant. À partir de maintenant nous allons les appliquer nous-mêmes. Nous établissons donc ici le village de Bab AlShams pour proclamer notre foi en l’action directe et la résistance populaire. Nous déclarons que le village restera inébranlable jusqu’à ce que les propriétaires de cette terre aient le droit de bâtir sur leur terre. Bal AlShams est la porte de notre liberté et de notre ténacité. Bab AlShams est notre porte pour Jérusalem. Bab AlShams est la porte de notre retour ».
Cette démarche palestinienne (qui s’est opérée en dehors de toute implication idéologique du Fatah ou du Hamas), illustre en quoi les palestiniens découvrent enfin que « la terre appartient à ceux qui la possèdent ». Depuis les années 1990, Israël qui contrôle militairement les zones désertiques de la Cisjordanie, établit ce qui est couramment appelé « des Avants Postes » : des tentes sont d’abord installées ; y sont acheminés les réseaux d’eau et d’électricité, avant que ne soient aménagés des routes et des lignes de bus pour les desservir. Les palestiniens le déplorent car les avant postes emportent une annexion de facto des zones désertiques, même si les aménagements israéliens sont conformes aux accords d'Oslo signés entre israéliens et palestiniens. 
Or, cette captation de la Cisjordanie n’a pu prospérer qu’en raison du contrôle administratif, logistique et militaire, qui permettra à Israël de les intégrer ultérieurement au sein de l’Etat juif. C’est encore le cas de la construction prochaine de 4000 logements dans le secteur oriental de Jérusalem d’une surface de 13 kilomètres carrés : lorsque le projet sera achevé, les palestiniens devront contourner la ville de Maalé Adounim pour circuler entre les territoires sous autonomie palestiniennes situés au nord et la partie située au sud dont notamment la ville d’Hébron. C'est l’implantation dans les zones désertiques qui crée le droit de propriété, non les discussions stériles des responsables palestiniens, sur le point de savoir si la Palestine doit revenir aux palestiniens lorsque l'entité sioniste aura été éradiquée ou lorsque la communauté internationale en aura décidé ainsi.
Les palestiniens s'étaient imaginés que le statut d’Etat membre observateur de la Palestine aux Nations Unies leur procurerait de nombreux avantages. Bien évidemment, rien n’a changé sur le terrain. Hormis les vagues menaces d’isoler Israël sur la scène internationale avec des recours qui seraient déposés devant la Cour pénale Internationale, les palestiniens observent que le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est toujours aussi impuissant pour faire avancer ce qui est appelé « la cause palestinienne » (on ne sait pas bien de quoi il retourne),.

Les palestiniens déplorent également les divergences des responsables palestiniens qui ne parviennent pas à s'entendre sur le principe de leur réconciliation : Mahmoud Abbas (Fatah) et le chef en exil du mouvement islamiste Hamas Khaled Mechaal se sont une nouvelle fois rencontrés le 9 janvier 2013 au Caire afin de relancer le processus. Leur dernière rencontre datait du 6 février 2012 et les bases de leur accord de réconciliation, de la signature d'un document du 27 avril 2011 (prévoyant l’organisation d’élections et la libération par le Fatah de prisonniers membres du Hamas). Résultat : les élections simultanées à la présidence et au Conseil législatif (Parlement) ainsi qu'au Conseil national palestinien (CNP, Parlement de l'OLP), prévues en mai 2012, ont été reportées de plusieurs mois (comme annoncé par la Commission électorale centrale CEC) et ne se sont toujours pas tenues. La libération nationale de palestiniens n’est donc pas prête de voir le jour, faute pour les responsables palestiniens d’harmoniser leur position à l’égard d’Israël.

Sur le terrain, les palestiniens réalisent que la totalité de la Cisjordanie ne leur reviendra pas et que rien ne sert de gémir sur les soit disants violations par Israël du Droit international. La réalité géopolitique est autre : les terres sans souveraineté de Cisjordanie n’appartiennent à personne tant que leur annexion n’a pas été décidée ou réalisée. Ainsi, la seule manière de capter un territoire sans souveraineté est de s’y établir, ce que les palestiniens comprennent bien trop tard. Les querelles stériles de leurs dirigeants les auront écarté de toute captation de la Cisjordanie, dans sa globalité.
Les palestiniens en ont, une nouvelle fois, fait l’expérience avec le campement de Bab Al Shamas, à l’occasion duquel ils ont démontré l’inutilité des divergences de leurs dirigeants. La base palestinienne comprend désormais que le projet israélien d’aménagement de la zone séparant Jérusalem et Malee Adoumim interdira non seulement toute établissement de la capitale de la Palestine à Jérusalem mais qu’en outre Israël poursuivra l’aménagement des zones désertiques de Cisjordanie provoquant une configuration géopolitique nouvelle. Il n’y aura pas un Etat palestinien mais deux : le premier implanté sur 40 % de la Cisjordanie avec Ramallah comme capitale et le second à Gaza avec la ville de Gaza pour capitale (ce que les responsables palestiniens n’ont pas encore compris. D’ailleurs, aucun d’eux ne se trouvait sur le site de Bab AlShams pour témoigner de la créativité de l’initiative palestinienne ou pour répondre à la mesure israélienne d’éviction du site.)
Le 19 janvier 2013, des palestiniens ont renouvelé l’opération et établis un village de toiles dans le village de Beit Iksa près de Jérusalem dans la même optique, mais il est trop tard. L’énergie qu’ils ont consacrée au terrorisme pour défaire Israël, ces 64 dernières années, aurait du être employé à faire fleurir leur société.
Notons toutefois que si « la terre appartient à ceux qui la possèdent », Israël devra rendre hommage aux responsables palestiniens dont les dissensions et les clivages insurmontables auront permis, petit à petit, la reconstitution de la terre Biblique sur une grande partie de sa surface historique (sauf à se demander si les palestiniens n'étaient pas finalement l’instrument pour empêcher ou différer le projet divin).
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commentaires

Cat Ola Hadacha 21/01/2013 23:18

Tres bien vu. Et demain, les elections. Il s'agira de voter pour le seul parti qui soit clair concernant la Judee-Samarie, le seul qui refuse un quelconque partage de la Terre d'Israel avec le
Peuple Invente, a savoir les pretendus "Palestiniens": OTSMA LE ISRAEL ! Nous esperons avoir 6 sieges a la Knesset, minimum. On verra demain soir !! Leila tov...

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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