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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 22:17

 

President Karzai's Mideast tutorial 

 Posted by Petra Marquardt-Bigman (blogs JPost.com)
 

 Traduction et adaptation Hanna pour sionisme.xooit.com

Les pratiques du Président Karzaï au Moyen-Orient


Il y a de cela quelques semaines, Mark Perry, l’auteur du livre : "Parler aux terroristes", et ancien conseiller d’Arafat, a affirmé que le Général Petraeus était arrivé à la conclusion, que les intérêts américains et la sécurité au Moyen-Orient avaient été gravement menacés par l'"intransigeance israélienne". Bien que peu d’analystes, bien informés, se soient procurés le récit, il se trouve que nombre d’experts et de blogueurs, ont été très heureux de le présenter comme étant la révélation d’une vérité longtemps cachée. Bien que, le Général Petraeus, en personne, ait rejeté tous ces dires et ait remis les pendules à l’heure, pensant probablement freiner l’enthousiasme des diatribes marginales anti-israéliennes.

Ceux qui ont cru les paroles de Perry semblent avoir une piètre opinion du Général Petraeus, car ils semblent supposer que s’il prête l’oreille aux griefs de certains dirigeants arabes, concernant "l’intransigeance israélienne", il en conclura, que l’Amérique deviendra intensément plus populaire au Moyen-Orient, si les Arabes viennent à ne plus voir aucune raison de blâmer les Etats-Unis pour "l’intransigeance israélienne". Ce qui est sûr, c’est que le Général Petraeus se souvient très bien du 11 septembre – et que celui-ci a été amplement célébré dans le Moyen-Orient – peu de temps après que le Président américain et le Premier ministre israélien aient essayé avec acharnement de résoudre le conflit israélo-palestinien. En effet, les propositions pour un Etat palestinien énoncées à Taba, en janvier 2001, ont été très généreuses, à tel point que Yasser Arafat a finalement regretté son incapacité à les accepter.

Mais, pour ceux qui trouvent exagéré de rappeler quelques événements majeurs qui ont eu lieu, quelque dix ans auparavant, sachez que récemment, le Président afghan Hamid Karzaï a fait un parallèle avec le 11 septembre, en disant que les intransigeances israéliennes ont abouti au 11 septembre – alors que cela n’a rien à voir avec Israël -. Comme le New York Times l’a annoncé, Karzaï, en réaction à une annulation par la Maison Blanche d’une invitation, a accueilli Mahmoud Ahmadinejad en Afghanistan et lui a permis de délivrer une de ses tirades anti-américaines au palais présidentiel à Kaboul. 

Karzaï, estime que "les Américains sont en Afghanistan parce qu’ils veulent régenter son pays ainsi que la région, et que cela constitue un obstacle pour parvenir à un accord de paix avec les talibans". Il va sans dire – du moins pour quiconque connaît le Moyen-Orient – Karzaï, est présenté comme étant le dirigeant courageux et habile, qui s'efforce de contrecarrer les ambitions supposées de l'Amérique.

Dans une certaine mesure, il est encourageant de voir comment le célèbre éditorialiste du Times, Thomas Friedman, a développé cette information.
"Ces indications, sont des signaux d’alarme, avertissant que l’équipe Obama transgresse au moins, trois règles élémentaires de la diplomatie au Moyen-Orient."


Selon Friedman, les trois règles majeures sont :


1 - "Quand vous n’appelez pas les choses par leur véritable nom, vous allez au devant des difficultés"
2 - "Jamais vouloir plus, que ce que nous faisons "
3 - "Au Moyen-Orient, ce que vous disent, en privé, les dirigeants en anglais, est sans lien avec ce qu’ils pensent. Ce qui importe, c’est ce qu’ils font et disent en public dans leur propre langue"



Je suis entièrement d’accord - Seulement, il me semble que Friedman a rapidement relaté la transgression de la règle N°1, pour développer ses observations relatives à la règle N°2.

"Cette règle s’applique également au Premier ministre israélien, Bibi Netanyahu ainsi qu’au Président palestinien Mahmoud Abbas. Il y a quelque chose qui ne va pas, quand nous les écoutons – ces deux hommes sont à portée l’un de l’autre – et il faut les supplier, les flatter pour les contraindre de venir à une négociation de paix qui devrait apparemment servir autant leurs intérêts que les nôtres."



Mais, si nous respectons la règle N°1 qui est : "Appeler, les choses par son nom", il est difficile d’éviter d’admettre que le Premier ministre d’Israël a demandé la reprise de négociations directes et ceci depuis qu’il a pris le pouvoir, il y a de cela une année, alors que le Président palestinien a refusé de négocier. Effectivement, au cours des précédentes négociations – les négociations d’Annapolis – C’est Mahmoud Abbas, qui n’a pas pris la peine de répondre lorsque Ehud Olmert a proposé une suggestion globale pour un Etat palestinien.


Il est assez évident que, si les trois règles évoquées par Friedman étaient appliquées au conflit israélo-palestinien, certains faits cruciaux seraient incontestables : Les dirigeants politiques d’Israël ainsi que de nombreuses personnalités publiques ont mis l’accent depuis des années sur l’intérêt vital d’un accord de paix pour Israël, deux gouvernements israéliens ont présenté de sérieuses propositions adaptées, pour parvenir à un accord. Par contre, les dirigeants palestiniens et les Arabes ne se sont pratiquement jamais prononcés en faveur de la paix. Au lieu d'un accord de paix avec Israël, il a souvent été proposé, une sorte d’odieux compromis ; l’idée d’accepter Israël comme un Etat juif est rejeté, l’attachement historique des Juifs à la Palestine, est refusé, et dans tous les discours concernant les droits des réfugiés, les réfugiés juifs des pays arabes sont systématiquement ignorés – il est également occulté la responsabilité arabe dans plusieurs guerres et la situation prolongée relative à la question des réfugiés palestiniens.

Parmi les trois "règle d’or" que précise Friedman, la troisième est probablement la plus importante : Combien de politiciens et commentateurs occidentaux ont pris la peine de savoir ce que les dirigeants arabes déclarent sur Israël et les Juifs dans leur langue arabe ? En effet, dans beaucoup de médias que l’on appelle "les médias libéraux", il est considéré comme politiquement incorrect de citer MEMRI-traductions, qui révèle trop souvent que l’antisémitisme et monnaie courante, et qu’il n’y a pas grand chose dans le discours public, pour préparer le peuple du monde arabe à un accord de paix sérieux avec Israël.


Il semblerait que Friedman lui-même n’est pas vraiment conscient de ce qui est dit, écrit, prêché et enseigné au Moyen-Orient. Il a fait valoir dans son commentaire que la conduite de Karzaï, indique que le Président afghan en reprenant pour lui-même en dilettante, "l’anti-américanisme entendu dans les rues en Afghanistan, […] qu'il pourra se renforcer politiquement. Ce n’est pas bon signe."

Un peu d'investigation montrerait que l’anti-américanisme s’est bien répandu dans les rues au Moyen-Orient et cela depuis des décennies, indépendamment des divers efforts américains, visant à négocier pour un traité de paix. Quelques rares enquêtes prouveraient que dans la mesure où Israël est un facteur qui contribue au ressentiment répandu contre l’Amérique, ce n’est pas principalement le soutien américain à Israël qui en est la cause, mais plutôt une omniprésence de l’antisémitisme :

"Ils [les Juifs] sont allés en Amérique et ont pris le contrôle de son économie. Ils ont un plan. Bien qu’ils soient peu nombreux, ils contrôlent le monde entier."


Ceci est le point de vue du savant égyptien de renommée internationale, qui l’an dernier a offert au Président Obama, de visiter les pyramides.

Si nous respectons la règle N°1 de Friedman, notamment : "Appeler les choses par leur nom", il faudrait cesser de prétendre, que c’est principalement en raison des "griefs légitimes souvent évoqués" qu’Israël et les Etats-Unis, sont, si furieusement détestés au Moyen-Orient.


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Hanna : webmaster 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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