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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:56

 

 

10-12-12 israeli-election-seats-m-82282 (Copier)

 

 

Le 15 octobre, la Knesset –le Parlement israélien – a vote sa dissolution à l’unanimité. Les prochaines élections se tiendront le 22 janvier 2013. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a pris la décision de cette mesure parce qu’il ne pouvait pas obtenir la majorité pour le vote du budget, tel qu’il l’a proposé -1-.

Les semaines qui se sont déroulées depuis, se caractérisent par plusieurs manœuvres inattendues, la plupart n’ayant rien donné. On a assisté à des efforts initiaux, en vue de construire un mega-parti de centre-gauche dirigé par l’ancien Premier ministre Ehud Olmert. Il était destiné à comprendre ses deux successeurs à la tête du parti Kadima, Tsipi Livni et son actuel dirigeant, Shaul Mofaz, aussi bien que le nouveau venu de la politique, Yaïr Lapid. Ce dernier, un personnage central bien connu dans la vie des médias, a fondé un nouveau parti qui s’appelle Yesh Atid (Il y a un avenir). Un sondage du Jerusalem Post a accordé 31 sièges à ce super-parti imaginaire – devançant de loin le Likoud, avec seulement 22 sièges-2-.

Olmert a commencé à examiner la possibilité de son retour en politique. Il avait démissionné en 2008, à la lumière de soupçons de corruption lancés contre lui-3-. Cette année, il a été le tout premier ancien Premier ministre israélien à se voir condamné par un tribunal, qui l’a désigné coupable d’une accusation moins grave, celle d’abus de confiance. Cette condamnation ne contient pas de cas de turpitude morale, ce qui l’aurait empêché de se présenter à la Knesset. Cependant, il est également accusé, dans le cadre d’un autre procès concernant des pots de vins reçus de la part de promoteurs de biens immobiliers.

Des sources proches de Livni affirment qu’elle envisageait de revenir en politique entant que cheffe de ce nouveau parti-4-. Un sondage de la Radio israélienne du 30 octobre a démontré, cependant, que la dirigeante du Parti travailliste, Shelly Yachimovich, était le leader préféré du Centre-Gauche, loin devant Olmert, Livni, Mofaz et Lapid -5-. Un grand nombre de sondage se sont suivi les uns les autres, y compris ceux fondés sur des situations hypothétiques, avec des résultats variant énormément entre eux.

Lors des élections de février 2009, Kadima a remporté 28 sièges. Cela représentait un siège de plus que le Likoud. Kadima a rejoint le gouvernement Netanyahou en mai de cette année, ce qui a empêché de devoir procéder à des élections anticipées. Il l’a cependant quitté en juillet, parce que Netanyahou n’a pas voulu introduire une conscription complète pour les recrues Ultra-Orthodoxes-6-. L’effondrement de presque tous les soutiens de Kadima, à la suite de ce désistement a provoqué beaucoup de flottement parmi les électeurs d’obédience du centre-gauche.

De façon surprenante, l’évolution essentielle est venue de la droite du spectre politique. Netanyahou et le Minstre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dirigeant d’Israël Beytenou, ont annoncé qu’ils s’étaient mis d’accord  sur la fusion de leurs partis. Quelques jours plus tard, leurs deux partis ont approuvé cette mesure. Certains l’ont perçue comme une réaction de panique, de la part de Netanyahou, face aux discussions du centre-gauche, visant à établir un parti qui pourrait remporter plus de sièges que le Likoud. D’autres l’ont interprétée comme une façon, pour Netanyahou, de s’assurer que le bloc de centre-droit serait, probablement, en mesure de former le prochain gouvernement et de le reconduire comme Premier ministre.

Pour Lieberman, être numéro deux au sein du parti recomposé le rapproche de son objectif de long terme, visant à devenir Premier ministre. Les deux dirigeants de partis, pour des raisons apparemment différentes, s’accordaient ainsi à sacrifier des sièges. En Israël, les fusions entre partis conduisent souvent à de moins bons résultats électoraux que lorsque les diverses composantes des partis choisissent de se présenter séparément. Un sondage indiquait une perte de quatre sièges, à l’occasion de cette fusion-7-.

Le populaire Ministre Likoud des Communications, Moshe Kahlon a d’abord annoncé qu’il ne serait pas candidat lors des prochaines élections. A la suite de quoi, il a carressé l’idée de fonder un nouveau parti qui insisterait sur les problèmes sociaux. Les sondages lui accordaient dix sièges et plus-8-. Lorsqu’il a déclaré, quelques jours plus tard, qu’il abandonnait son projet, cela a provoqué le soulagement, aussi bien au Likoud que dans le parti ultra-orthodoxe Shas, qui se focalise sur les problèmes sociaux. Le Shas a, en effet, resserré les rangs, lorsqu’il a retrouvé son ancien dirigeant, Aryeh Deri, en position de N° Deux. Dix ans après avoir achevé sa peine de prison pour des accusations de corruption, Deri obtient l’autorisation légale de revenir en politique.

 

Les autres évolutions des dernières semaines concernent l’entrée de nouveaux candidats au sein de divers partis. Yachimovich considère que le Parti Travailliste a besoin de plus de candidats « visibles » et elle a voulu réduire le nombre de sièges réservés à divers secteurs, au sein du parti. Elle a résolu le problème du Parti Travailliste, qui ne possédait pas d’expert de la défense crédible, en attirant dans ses rangs le Général Uri Saguy, un ancien chef du renseignement militaire-9-[9].

 

Lapid a réussi à attire auprès de lui l’ancien chef du renseignement intérieur [Shin Bet] Yaacov Perry, qui dispose, également, à son actif, d’une carrière réussie en tant qu’homme d’affaire. Plusieurs députés et hommes politiques en vue au sein de Kadima ont quitté le navire vers le Likoud ou le Parti Travailliste.

 

Un certain nombre de sondages indique que le Parti de l’Indépendance du Ministre de la Défense Ehud Ba       rak devrait tout juste franchir le seuil de la représentativité, voire même échouer-10-. Ils expriment également des doutes quant à la capacité de Kadima d’obtenir suffisamment de voix pour atteindre ce seuil minimal-11-. Cela aurait l’effet de provoquer la chute la plus spectaculaire de toute l’histoire parlementaire d’Israël.

 

En Israël, deux mois et demi avant une élection représente une durée relativement longue. Il suffit, pour le mesurer, de se rappeler que, lors de la précédente campagne électorale, on a trouvé le temps de lancer et d’achever l’Opération « Plomb Durci » à Gaza. Les programmes des partis sont rarement à l’ordre du jour, pour le moment. Il est vrai que le jeu politique israélien est tel qu’il pourrait presque ne jamais en être question. Les élections peuvent très bien se jouer uniquement sur les personnalités des candidats, tout comme cela s’est déroulé la fois dernière.

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.  

Jonathan Lis, “Israel’s Knesset votes to disband, hold early elections on January 22,” Haaretz.com, 15 October 2012.

Gil Hoffman, “’Post poll: ‘Center-Left mega-party’ would beat PM,” The Jerusalem Post, 11 October 2012.

”Israeli PM Olmert hands in resignation,” CNN World, 21 September 2008.

Anshel Pfeffer, “Tzipi Livni to challenge Bibi in her return to politics,” The Jewish Chronicle, 25 October 2012.

JPost.com Staff, “Poll: Yacimovich preferred leader of Center-Left,” The Jerusalem Post, 1 November 2012.

”Kadima quits Israel government over conscription law,” BBC News, 17 July 2012.

Lahav Harkov, “Right loses 4 seats from Likud Beytenu merger,” The Jerusalem Post, 2 November 2012.

 

Jonathan Lis, “Netanyahu supporters scramble to dissuade Kahlon from running on separate ticket,” Haaretz.com, 2 November 2012.

 

Jonathan Lis and Eli Ashkenazi, “Kibbutz leader withdraws from Labor primary,” Haaretz.com, 1 November 2012.

 

Lahav Harkov, “Right loses 4 seats from Likud Beytenu merger,” The Jerusalem Post, 2 November 2012.

 

“New poll predicts Kadima won’t make 2% voting threshold in January elections,” Times of Israel, 3 November 2012.

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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