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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 11:36

 

 

Hans Jansen (Copier)

Hans Jansen

 

Manfred Gerstenfeld Interviewe Hans Jansen

 

 

“Le monde protestant est très divisé, concernant Israël. D’un côté, on assiste à beaucoup de campagnes d’incitation à la haine envers Israël, d’un autre côté, on compte de nombreux partisans d’Israël, en particulier parmi les Protestants Evangélistes, autant que chez les Orthodoxes.

 

“Le débat suscité par un texte, connu sous le titre du document Kairos a constitué une occasion unique permettant d’observer ces deux phénomènes. Ce manifeste a été publié en 2009 par des Chrétiens palestiniens. Il avait pour titre official : “Un moment de vérité : un monde de foi, d’espoir et d’amour émanant du cœur de la souffrance palestinienne”.

 

Le Professeur Hans Jansen est l’auteur d’une œuvre de premier ordre, fréquemment rééditée, en néerlandais, intitulée : Christian Theology after Auschwitz.-1- [“La Théologie Chrétienne à l’épreuve d’Auschwitz”], dont le premier tome passe en revue l’histoire de 2000 ans d’antisémitisme de l’Eglise. Le deuxième tome – en deux volumes- est sous-titré : Les racines de l’Antisémitisme dans le Nouveau Testament. Jansen, protestant hollandais, a enseigné l’histoire à l’Université Libre Flamande de Bruxelles (1990-2000) et, enseigne à l’Institut Simon Wiesenthal de la même ville, depuis 2002.

 

“L’argumentaire central du document Kairos consiste à marteler que seul Israël est responsable de tous les problèmes dans la région. Le manifeste appelle à considérer la politique « d’occupation » israélienne comme « un péché ». Le but principal de cette publication est d’appeler à un boycott économique international contre Israël.

 

“Plus tard, on s’est aperçu que le document Kairos était promu dans divers pays comme représentant la déclaration de politique générale des dirigeants chrétiens palestiniens les plus en vue, tels que es Grecs Orthodoxes, les Catholiques romains, les Luthériens, les Anglicans et les Baptistes. C’était totalement faux : pas un seul dirigeant de ces églises n’a signé un tel document.

 

“Un seul dirigeant d’église avait signé ce document : Monib Younana, Evêque de l’Eglise Luthérienne évangélique de Jordanie et de Terre Sainte. Cette église rassemble à peine une petite centaine de fidèles, dans les régions sous l’autorité de l’évêque et a été fondée en 1959, par des missionnaires luthériens allemands. Le nombre de ses adhérents est ridiculement minuscule, en comparaison des 400 000 Chrétiens qui vivent dans ces contrées.

 

“Another initiator of the document is Yusef Dahan, local representative of the World Council of Churches. All other signatories are local pastors, lay people or religious functionaries who only represent themselves. One of them is the retired Roman Catholic Patriarch of Jerusalem, Michel Sabbah. His successor, the actual Patriarch, did not sign. Another signatory is the Greek Orthodox religious functionary Atallah Hanah, who is in discord with the Patriarch of his church.

 

“Yusef Dahan, représentant local du Conseil Mondial des Eglises, est un autre des initiateurs du document. Tous les autres signataires ne sont que des pasteurs locaux, des personnes laïques ou des fonctionnaires religieux qui ne représentant qu’eux-mêmes. L’un d’entre eux est le Patriarche Catholique Romain de Jérusalem, à la retraite, Michel Sabah. Son successeur, le Patriarche actuel, n’a pas paraphé ce document. Un autre signataire est l'éclésiastique Atallah Hanah, qui se trouve en profonde discorde avec le Patriarche de sa propre église. 

 

“ Dans de nombreux pays, les medias ont préféré grandement surestimer la légitimité des signataires. Ils ont, tout autant, sous-estimé l’importance de l’opposition fondamentale contre ce document.

 

“J’ai, en particulier, suivi ce débat aux Pays-Bas. Diverses organisations chrétiennes de premier plan ont critiqué ce document. Douze théologiens prédominants ont sévèrement attaqué cette publication, quelques jours après qu’elle ait été exposée aux dirigeants des églises hollandaises, en décembre 2009. Les medias néerlandais, cependant, ont voulu donner l’impression érronée qu’en acceptant de recevoir le document, les églises hollandaises donnaient leur accord sur son contenu. C’était contraire à la vérité, parce que, comment pourrait-on être d’accord avec un document de 70 pages qu’on a même pas lu ? L’acceptation signifiait uniquement qu’on souhaitait entendre ce que les Chrétiens défavorisés d’ailleurs avaient à dire. Dès la réunion en vue de son acceptation, le secrétaire de la plus vaste communauté protestante, et de loin, les Eglises Protestantes des Pays-Bas émettait les plus vives réserves.

 

“La critique des théologiens, qui malgré leur éminence, n’ont obtenu qu’une très faible couverture dans la presse, était très majoritaire. Ils ont désigné ce document comme « l’heure de la tromperie » et écrit que le document Kairos ne faisait pas mention des Promesses faites par D.ieu à Israël, en tant que peuple dans la Bible Hébraïque. Il manquait même totalement, dans ce document,  la vision biblique d’Israël en tant que peuple. Ils ont sévèrement critiqué les signataires au motif qu’ils utilisaient la Bible pour légitimer leurs inclinations et points de vue politiques. Les théologiens ont déclaré que cette approche transformait la religion en une « idéologie humaine ». Plus loin, ils faisaient remarquer que « le document Kairos s’inspire des prétendus « nouveaux historiens » a u Moyen-Orient qui, depuis plusieurs années, passent le plus clair de leur temps à réécrire l’histoire des évènements du Moyen-Orient en faveur des Palestiniens. Ces théologiens font référence au document comme relevant d’une « brutalité éhontée ».

 

Jansen Remarque : “De plus, le document Kairos est fondé sur la soit-disant “théologie de la substitution”, qui enseigne que la Promesse faite par D.ieu aux Juis, a été transférée aux Chrétiens. Cette théologie a conduit à des persécutions répétées des Juifs à travers les siècles. Il existe encore de multiples églises, particulièrement au Moyen-Orient, qui soutiennent cette théologie hideuse ».

 

Jansen en conclut : “D’un point de vue historique, il est important que le Débat portant sur le document Kairos prouve que, quand la haine du Judaïsme est propagée par des Chrétiens, il se fait aussi jour à l’expression d’une opposition chrétienne. Quiconque étudie la longue histoire de cette haine découvre que de vives réactions contre ce phénomène, au sein de cercles chrétiens, se sont faites plutôt rares. De ce point de vue, la situation d’aujourd’hui est bien plus encourageante ».

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

Hans Jansen, Christelijke theologie na Auschwitz: Theologische en kerkelijke wortels van het antisemitisme, Tome 1, 6th ed. (Amsterdam: Blaak, 1999). [Dutch]

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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