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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 13:43

Plus de 100 analyses sur le sujet

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Les réalités qui mènent la vie dure au mythe palestinien - Pèlerins et voyageurs témoins du déclin en Palestine au 19/20ème siècle - C.Tencer

pour © 2011 www.aschkel.info

Qui sont ces Palestiniens?
Qui sont ces gens qui prétendent être les propriétaires de la terre sainte?
Quelle est leur histoire?
D'ou viennent-ils?
Comment sont-ils arrivés jusqu’au pays qu’ils appellent Palestine?
On affirme sur les ondes de radios officielles que les Palestiniens vivent en Eréts depuis des centaines, si ce n’est des milliers d’années.
Pourtant et curieusement, dés qu’on leur demande de démontrer historiquement, l’ancienneté de leur présence  la plupart des chaînes et des sociétés de presse sont incapables de trouver des traces remontant au delà du début du 20ème siècle

La suite  ICI

Lire aussi > Mythes, mensonges et réalités sur la Palestine - Jean-Marc MOSKOWICZ


Pèlerins et voyageurs témoins du déclin en Palestine au 19 et 20ème siècle

Par Claude Tencer 

 

Pour les plus connus

Mark Twain "On ne peut trouver de mots pour décrire la désolation qui règne ici Même l’imagination la plus féconde ne pourrait la peupler de vie et d’animation. Nous sommes parvenus à Tabor et nous n’avons rencontré aucune âme qui vive sur notre chemin". Le consul britannique de Palestine rapportait en 1857 que "Cette terre est en majeure partie vide d’habitants; Par conséquent, le recours le plus urgent est de la peupler d’habitants."

 

Chateaubriand, dans son (Itinéraire de Paris à Jérusalem Paris.1811), la description de Jérusalem de 1806 montre une ville à l'abandon : " les maisons de Jérusalem sont de lourdes masses carrées, fort basses, sans cheminées et sans fenêtres ; elles se terminent en terrasses aplaties ou en dômes, et elles ressemblent à des prisons ou à des sépulcres... A la vue de ces maisons de pierre, renfermées dans un paysage de pierres, on se demande si ce ne sont pas là les monuments confus d'un cimetière au milieu d'un désert. Entrez dans la ville, rien ne vous consolera de la tristesse extérieure : vous vous égarez dans de petites rues non pavées, qui montent et  descendent sur un sol inégal, et vous marchez dans des flots de poussière, ou parmi des cailloux roulants. Des toiles jetées d'une maison à l'autre augmentent l'obscurité de ce labyrinthe."

 

Une vision catastrophique d'une économie détruite : " des bazars voûtés et infects achèvent d'ôter la lumière à la ville désolée; quelques chétives boutiques n'étalent aux yeux que la misère; et souvent ces boutiques mêmes sont fermées dans la crainte du passage d'un cadi. Personne dans les rues, personne aux portes de la ville."

 

La description des peuples vivant à Jérusalem, sous domination musulmane, est encore plus affligeante : " au milieu de cette désolation extraordinaire, il faut s'arrêter un moment pour contempler des choses plus extraordinaires encore. Parmi les ruines de Jérusalem, deux espèces de peuples indépendants trouvent dans leur foi de quoi surmonter tant d'horreurs et de misères. Là vivent des religieux chrétiens que rien ne peut forcer à abandonner le tombeau de Jésus-Christ, ni spoliations, ni mauvais traitements, ni menaces de mort."

 

Les Juifs ne manquent pas de surprendre Chateaubriand : "tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple, voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des autres habitants de la cité. Objet particulier de tous les mépris, il baisse la tête sans se plaindre ; il souffre toutes les avanies sans demander justice... Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère... Ce qu'il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem et rien ne peut l'empêcher de tourner ses regards vers Sion... Il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée, esclaves et étrangers dans leur propre pays. Ecrasés par la croix qui les condamne et qui est plantée sur leurs têtes, cachés près du temple, dont il ne reste pas pierre sur pierre, ils demeurent dans leur déplorable aveuglement...un petit peuple dont l'origine précéda celle des grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici. Et qu'y a t-il de plus merveilleux, même aux yeux du philosophe, que cette rencontre de l'antique et de la nouvelle Jérusalem au pied du Calvaire."

 

 

Constantin-François Volney entreprend son voyage au Moyen-Orient où il séjourne de 1783 à 1785 (Voyage en Syrie et en Egypte 1783-1785, Paris 1787). Inspiré par les idées des philosophes, sa passion est d'établir la vérité sur le passé et le présent. Il écrit : Jérusalem "présente un grand exemple de la vicissitude des choses humaines : à voir ses murailles abattues, ses fossés comblés, son enceinte embarrassée de décombres, l'on a peine à reconnaître cette métropole célèbre qui, jadis, lutta contre les empires les plus puissants". "On s'étonne encore plus de sa fortune en voyant sa situation : car, placée dans un terrain scabreux et privée d'eau, entourée de ravines et de hauteurs difficiles, écartée de tout grand passage, elle ne semblait propre à devenir ni un entrepôt de commerce, ni un siège de consommation ; mais elle a vaincu tous les obstacles, pour prouver sans doute ce que peut l'opinion maniée par un législateur habile ou favorisée par des circonstances heureuses. C'est cette même opinion qui lui conserve encore un reste d'existence : la renommée de ses merveilles, perpétuées chez les orientaux, en appelle et en fixe toujours un certain nombre dans ses murailles ; musulmans, chrétiens, juifs, tous sans distinction de secte, se font un honneur de voir ou d'avoir vu  la ville sainte et noble, comme ils l'appellent."

 

Décrivant les pèlerinages Musulmans Volney note qu' "une foule de pèlerins de tout âge et tout sexe" se rend à Jérusalem, "on en portait le nombre en 1748 à deux mille têtes", "mais, il faut convenir que ce zèle est un peu ruineux, puisque le plus simple pèlerinage coûte au moins quatre mille livres, et qu'il en est souvent qui, au moyen des offrandes, se montent à cinquante et soixante mille... Chaque pèlerin... doit une entrée de dix piastres" pour pénétrer dans les Lieux Saints, "plus un droit d'escorte", verser des "droits sur la sortie d'une denrée particulière à Jérusalem".

Le seul prestige de la ville est son patrimoine architectural, témoin du passé, elle n'a aucun rayonnement politique ou administratif, elle est "une dépendance de Damas", ce n'est qu'une petite ville dont "le nombre de ses habitants se monte à douze ou quatorze mille âmes".

 

 

Lamartine (Voyage en Orient 1832-1833) omme tous les autres pèlerins ou voyageurs, Lamartine monte vers Jérusalem, pétri d'enthousiasme, il est saisi par la beauté du site : " l'horizon s'ouvre...et laisse voir tout l'espace qui s'étend entre les derniers sommets de la Judée... et la haute chaîne des montagnes d'Arabie. Cet espace est inondé...de lumière...l'oeil ne distingue plus rien que cet espace éblouissant et si semblable à une vaste mer... La ville, ainsi portée et présentée sur son plateau large et élevé semble encore briller de toute l'antique splendeur".

Mais la ville n'est qu'illusion, le mythe s'efface devant une bien triste réalité : "c'est la vision la plus éclatante que l'œil puisse avoir d'une ville qui n'est plus ; car elle semble être encore, et rayonner comme une ville pleine de jeunesse et de vie ; et cependant si l'on y regarde avec plus d'attention, on sent que ce n'est plus, en effet, qu'une belle vision de la ville de David et Salomon." "Les murailles sont coupées de trois portes de ville, dont deux sont murées et dont la seule ouverte devant nous semble aussi vide et aussi déserte que si elle ne donnait entrée que dans une ville inhabitée... Aucun bruit ne s'élève de ses places et de ses rues ; il n'y a plus de routes qui mènent à ses portes... Personne n'entrait, personne ne sortait ; le mendiant même n'était pas assis contre les bornes, la sentinelle ne se montrait pas sur le seuil ; nous ne vîmes rien, nous n'entendîmes rien ; le même vide, le même silence à l'entrée d'une ville de 30 000 âmes, pendant les douze heures du jour, que si nous eussions passé devant les portes mortes de Pompéi et Herculanum !"

Dans la même lignée du nationalisme, alors que les premiers écrits sionistes sont connus, Lamartine s'enflamme : "un tel pays, repeuplé d'une nation neuve et juive...serait encore la terre de la promission aujourd'hui, si la Providence lui rendait un peuple, et la politique du repos et de la liberté".

"A l’extérieur des portes de Jérusalem, nous n’avons pas rencontré âme qui vive et nous n’avons entendu aucune voix humaine" 

 

Flaubert se rend à Jérusalem, en août 1850. Il fournit une description journalistique détaillée, mais tout aussi négative. "Voilà le troisième jour que nous sommes à Jérusalem, aucune des émotions prévues d'avance ne m'y est encore survenue... Jérusalem est un charnier entouré de murs; la première chose curieuse que nous y ayons rencontrée, c'est la boucherie... ça puait très fort, c'était beau comme franchise de saleté... Dans la ville sainte, la première chose que nous y vîmes, c'est du sang".

Flaubert souligne la même chape de silence, le même effondrement économique: "Tout était silencieux, nous n'entendions pas de bruit, personne ne passait...les devantures des boutiques semblent rongées par la poussière et quelques unes tombent en ruines... Ruines, partout, ça respire le sépulcre et la désolation". (Extraits des Notes de voyages T1 Italie Egypte Palestine Moyen-Orient - Œuvres complètes. Paris 1910)

Au milieu du XIXème siècle, Jérusalem est-elle une ville fantôme, une ville morte, où ses habitants ne survivent que par leur foi religieuse ou par les bénéfices des pèlerinages ? Jérusalem n'est plus qu'un souvenir mystique, une référence allégorique, où la communauté religieuse dominante ne rêve que d'escroquer les autres, de les dévaloriser, voire de leur extirper leurs racines.

 

Herman Melville,en 1857 est frappé par : "l'effet d'être escroqué à Jérusalem", par "une ville assiégée par l'armée des morts...à l'air renfermé". Il décrit : "l'insalubrité d'une si petite ville renfermée dans ses hauts murs obstruant toute ventilation, repoussant le matin et hâtant le crépuscule malsain". "La couleur de toute la ville est le gris qui te regarde comme l'oeil froid et gris d'un vieillard macabre". "Nul pays ne dissipera plus rapidement les prévisions romantiques que la Palestine, Jérusalem avant tout. La désolation du pays est-elle le résultat de l'étreinte fatale de la divinité ?" "Jérusalem semble exprimer la finalité de la chrétienté, comme si elle était la dernière religion du monde". "Dans le vide de l'antiquité inanimée de Jérusalem, les Juifs émigrants sont comme des mouches qui ont élu résidence dans un crâne". Ainsi, même l'accélération des migrations vers Jérusalem ne laisse à Melville, aucun espoir sur l'avenir de la ville.

 

 

George Robinson, (Voyage en Palestine et en Syrie. Paris 1838) fournit une vision presqu'aussi négative en août 1830, que celle de Chateaubriand : "les faibles pulsations de cette ville qui s'éteint sont à peine sensibles... on peut parcourir pendant un jour entier les quartiers... de la ville sans rencontrer une créature humaine... Les bains" sont " le seul endroit de Jérusalem où l'on trouve quelques signes de vie."

 

Robinson souligne la même misère, la même atonie du commerce : "les marchandises exposées en vente sont d'une qualité inférieure". "J'incline à croire que la population fixe de Jérusalem ne s'élève pas au-delà de 12 000 âmes, peut-être n'atteint-elle pas ce chiffre. Sur ce nombre, les deux tiers sont musulmans ; l'autre tiers se compose d'environ 2500 juifs et d'à peu près 1500 chrétiens de diverses communions". Robinson décrit la même situation d'exclus des Juifs : "assurément la partie la plus intéressante de la population de Jérusalem. Ici, comme dans toutes les villes d'Orient, ils sont relégués dans un quartier séparé... leurs maisons ont une apparence misérable". Robinson se fait l'écho de Chateaubriand : "la vue de ce peuple opprimé, condamné à vivre esclave et étranger sur une terre qui lui appartient légitimement a quelque chose d'affligeant". Quant aux Musulmans : " de même que dans toutes les villes purement religieuses, les mahométans se font remarquer par leur intolérance et leur fanatisme".

 

Renan (La vie de Jésus - 1863) "Jérusalem est aujourd'hui une ville de pédantisme et d'acrimonie, de disputes et de haines, de petitesse d'esprit". 

 

de Vogué (le Vicomte Eugène-Melchior)  (Syrie, Palestine, Mont Athos - Voyage aux pays du passé Paris 1876) évoque en 1872 : "la désolation de son aspect matériel et la tristesse de ses abords", "le commerce, le luxe, l'industrie, ces grands soucis de toute agglomération d'hommes, n'existent ici que pour les nécessités premières et les objets de piété. L'agriculture est dérisoire". "Mais du cadavre qui gît dans ce tombeau, l'âme a survécu", l'élément "qui s'est maintenu à Jérusalem, c'est l'élément religieux... le plaisir est encore plus sévèrement banni que le travail de la cité sainte". Pourtant, Jérusalem a connu une expansion démographique "sur toute la population de Jérusalem qui se monte à 26 000 âmes environ, les Juifs comptent pour plus de la moitié, 14 000 âmes. Le reste se décompose comme il suit: Chrétiens 7000 ou 8000, Musulmans 4000 ou 5000. La plupart de ces derniers sont des Bédouins du désert ou des citadins arabes ; le surplus est fourni par les Turcs, fonctionnaires et soldats". Il souligne, comme presque tous les autres, que "les fils d'Israël nourrissent plus tous les autres des prétentions d'avenir et la persuasion d'une renaissance nationale", mais cette fois, la revendication est nourrie par l'éclosion du sionisme.

 

 

Pierre Loti (Jérusalem in Nouvelle Revue 15.12.1894 -1.3.1895), il note de son voyage d'avril 1894. "Nous nous en allons par les rues étroites, sinistres malgré le soleil, entre de vieux murs sans fenêtres faits de débris... A mesure  que nous avançons, tout devient plus en ruines, plus vide et plus mort". Ce que retient Loti de son voyage, c'est avant tout le charme de la Jérusalem musulmane ; son goût pour l'Orient, pour l'Islam explique sa vision partiale. Tout est mort, sauf le Haram as-Sharif : "où s'isole...ce beau palais bleu surmonté de sa coupole et de son croissant, la belle et l'incomparable mosquée d'Omar... la merveille de l'Islam. Quelle solitude, grandiose et farouche, les Arabes ont su maintenir autour de leur mosquée bleue !"

A lire également - Le Juif est décidément mal loti, Pierre ! par Charles-Etienne NEPHTALI

 

 

Eliezer Ben Yehouda (Le rêve traversé) : "celui qui n'a connu Jérusalem que récemment, ne peut imaginer l'aspect désolant de la place à l'entrée de la Porte de Jaffa, lorsque j'y arrivai... on ne découvrait que quelques masures misérables, lugubres, symbole de la ruine de la ville détruite". L'arrivée à Jérusalem pour Eliezer Ben Yehouda, se fait dans le cadre de la découverte de la Palestine, de l'accélération du mouvement sioniste : "je revenais à cette terre, comme un étranger, fils d'une terre étrangère, d'un peuple étranger. Je n'avais sur cette terre de mes pères, ni droit politique, ni citoyenneté. J'étais ici un étranger, un métèque... Peut-être, vraiment toute mon entreprise était-elle vaine et creuse, peut-être que mon rêve d'une renaissance d'Israël sur la terre ancestrale, n'était qu'un rêve qui n'avait aucune place au réel"

Ceci est le premier article d'une série qui fera l'objet d'un document

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C
Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-1. - PLAN NORD.<br /> POUR LES QUÉBÉÇOIS ??
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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