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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 11:58

 

 

Al-Dura-Fraud

 

 

Par Manfred Gerstenfeld

 

 

La semaine dernière, Tsahal a répliqué, par des bombardements sur des cibles gazaouïtes, aux tirs de roquettes lancés de Gaza contre le Sud d’Israël. Cela a pris très peu de temps à certains médias étrangers pour mettre sur un pied d’égalité l’agresseur palestinien et l’agressé israélien. Et il a fallu à peine plus de temps pour qu’ils mettent principalement en cause les actions d’Israël, tout en rejetant dans l’ombre l’agression palestinienne continuelle.

 

On doit interpréter de telles distorsions de la vérité factuelle dans un contexte bien plus vaste. La guerre totale de propagande contre Israël implique de fréquentes falsifications des faits et de nombreux argumentaires tronqués. Parmi ces derniers, on trouve l’usage du deux-poids-deux-mesures, l’équivalence morale, des analogies trompeuses, des appels à la pitié, au misérabilisme et ainsi de suite.

 

 

Transformer l’agresseur palestinien en agressé constitue un exemple fondamental de la façon dont les appels à l’émotion l’emportent sur les faits. De tels appels prennent une place prédominante dans la société contemporaine. Les pauvres sont, d’abord, considérées comme des victimes, même lorsqu’il s’agit de criminels. Dans le cas des Palestiniens, dans de nombreux milieux, on a de la sympathie pour eux comme étant opprimés. Cela n’est même pas démenti par le fait que le Hamas, le parti le plus important  pour lequel ils ont massivement voté, a des intentions clairement génocidaires. Ses dirigeants peuvent se permettre de le déclarer ouvertement [cela ne choque personne].

 

Les Palestiniens ont, depuis de nombreuses années, compris de quelle façon instrumentaliser les appels à la compassion qui font partie intégrante de leur stratégie globale de propagande.  Par ce biais, ils dissimulent, à long terme, leurs idéologies profondément criminelles qui suintent par toutes les pores de leur société. Puisqu’il suffit de prendre la pose de la victime pour bénéficier de tous les appels à la compassion du monde, les Palestiniens se sont donnés pour but de devenir des victimes hors-normes. Et, si les Palestiniens sont des super-victimes, alors, il ne reste plus qu’à désigner les Israéliens comme l’incarnation du Mal dans son essence.

 

Ces appels des Palestiniens au registre des bons sentiments ne sont pas accidentels, mais systématiques. Ils ont obtenu leur plus grand succès au début de l’Intifada. L’opinion internationale a perçu la mort de Mohammed Al-Dura, en 2000 comme un crime israélien. On sait, désormais, que l’enfant a, le plus probablement, été tué par un tir palestinien.

 

Il existe beaucoup d’autres exemples d’appels similaires aux bons sentiments. Israël a édifié une barrière de sécurité – qui, à certains endroits, dresse un mur- pour se protéger  contre les terroristes-suicide palestiniens. Leurs amis à l’étranger le présentent comme si les Palestiniens étaient arbitrairement enfermés par Israël. Ces hommes politiques qui appellent à ce qu’on retire « Le Mur » se font passer pour des humanitaires. Alors qu’en fait, ce sont les facilitateurs des meurtres à venir de civils israéliens.

 

Des barrages routiers israéliens sont aussi installés pour empêcher les attentats meurtriers lancés par les Palestiniens. Dans la machine de propagande palestinienne, ils constituent un autre produit d’appel aux bons sentiments. Ils font l’objet d’un battage médiatique aux accents émotionnels, de la part de leurs alliés étrangers, insistant sur le fait que même les femmes enceintes sont assujetties au régime des barrages routiers. Comme si les terroristes palestiniens allaient hésiter à se déguiser en femmes enceintes.

 

Jusqu’à présent, le succès de la supercherie Al-Dura semble indétrônable, dans le palmarès par excellence de l’appel palestinien aux bons sentiments. La frauduleuse flottille pour Gaza apparaît comme un bon finaliste et un concurrent sérieux. On a voulu la présenter comme le fruit d’un effort pour apporter une aide humanitaire. Cela dit, le Mavi Marmara, le vaisseau le plus important, ne transportait aucune aide humanitaire. Pas plus, du reste, que deux autres navires qui l’accompagnaient. Certains des produits transportés l’étaient pour des objectifs militaires. D’autres articles de cette « aide » comprenaient des médicaments qui avaient dépassé depuis longtemps leur date de péremption. Sept des neuf personnes tuées sur le pont du Mavi Marmara avaient déclaré leur désir de mourir en martyrs bien avant d’embarquer.

 

Rien de tout cela n’a eu la moindre pertinence pour la Haute Représentante des affaires étrangères et sécuritaires de l’Union Européenne, Catherine Ashton, ni pour les parlements européen et allemand, et bien d’autres encore, qui ont unanimement condamné Israël. Ceci en dépit du fait qu’Israël disposait d’un droit légal de maintenir un blocus autour de Gaza et, ainsi, de stopper et d’inspecter les navires. Les réactions internationales envers la « Flottille » ont apporté une énorme victoire à l’appel palestinien aux bons sentiments contre les droits légitimes d’Israël.

 

Les succès récurrents des appels palestiniens aux bons sentiments auraient dû, depuis longtemps, alerter le gouvernement israélien qu’il ne s’agit pas de simples incidents sans aucun rapport les uns avec les autres. Après plus d’une décennie, il aurait dû réaliser qu’ils font partie intégrante et systématique de la stratégie palestinienne de la guerre propagandiste. Ainsi Israël aurait analysé, depuis de nombreuses années, l’impact de ces appels et de quelle manière les contrer.

 

Malheureusement, la nature exacte de ce processus a échappé aux autorités israéliennes. Des personnalités de premier plan au sein du gouvernement m’ont même affirmé qu’on ne pouvait rien faire contre la diffamation d’Israël. Pour faire encore empirer les choses et dans un acte d’imbécilité majeure, Tsahal a présenté ses excuses à mauvais escient pour la mort de Mohammed Al-Dura.

 

Le problème, ici, n’est pas tant que les Palestiniens ont gagné la guerre de la propagande et qu’Israël l’a perdue. Le problème, c’est que le gagnant de la guerre de propagande peut, finalement, battre le vainqueur de la guerre physique et réelle. La lutte dans cette guerre est méticuleuse. Elle ne peut pas découler d’actions isolées. Il s’agit d’un processus complexe qui requiert de l’argent, du temps, un groupe de travail multidisciplinaire, l’application systématique d’une analyse fondée sur une méthodologie appropriée et un vrai management des compétences. C’est une route longue et tortueuse, mais son horrible alternative, c’est une défaite presque certaine.

 

Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

 

Adapté par Marc Brzustowski.

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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