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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 08:05

 

 

 

 

Le nouveau Président d’Egypte, Muhammed Morsi (Copier)

Cet homme est-il le véritable commanditaire du lynchage de l'Ambassadeur Chris Stevens?

 

 

Par Cynthia Farahat

FrontPageMagazine.com

 
31 mai 2013


http://www.meforum.org/3521/benghazi-terrorists-egypt

 

L’attentat terroriste de Benghazi est bien plus embarrassant qu’on a pu le penser jusqu’à présent. Bien que cela n’ait été rapporté par aucun média américain, la possibilité se fait jour que le gouvernement égyptien ait pu jouer un rôle opérationnel dans cet attentat. Des vidéos sur Youtube du coup terroriste soulèvent un grave problème que seul quelqu’un qui parle arabe est capable de détecter : certains des terroristes parlent un dialecte égyptien de langue arabe.


Effectivement, l’une des séquences vidéos prises par un téléphone portable de l’un des agresseurs a été diffusée à l’époque où quatre Américains ont été tués. Elle montre une foule approchant des bâtiments américains en état de siège, s’adressant clairement aux terroristes dans un dialecte de la Haute Egypte : "Mahadesh, mahadesh yermi, Dr. Morsi ba'atna" — qui se traduit par : « Ne tirez pas, ne tirez pas, c’est le Dr Morsi qui nous envoie ! »


Les mots : "Mahadesh yermi", pour “ne tirez pas!” sont une façon de parler caractéristique de l’arabe égyptien, alors que les Libyens de Benghazi auraient dit : "Matermey" pour la même expression « Ne tirez pas ! ».


“Dr Morsi”, fait référence, bien sûr, au Président Mohamed Morsi d’Egypte. Le nom « Morsi » est égyptien et n’existe dans aucun autre pays parlant arabe.


L’implication du régime égyptien dans l’attentat de Benghazi aide aussi à comprendre pourquoi elle interdit aux Etats-Unis la possibilité d’interroger Abo Ahmed, un Egyptien soupçonné d’avoir participé à l’attentat terroriste.


Selon un  reportage de Fox News, Abo Ahmed avait contacté le dirigeant d’Al Qaeda, Ayman Al Zawahiri, à la fin 2012, lui demandant d’établir une base en Libye « pour tirer parti des conditions en Libye, après la révolution, dans le but d’acheter des armes et d’attirer des combattants étrangers ».

 

 

 


 

 

 

Les media égyptiens ont exigé une explication du régime égyptien sur la raison pour laquelle le nom de Morsi était mentionné par des Jihadistes durant l’assaut de l’Ambassade. Cette question est restée sans réponse, et, jusqu’à présent, rien n’a été dit à ce sujet, dans les médias anglophones.


Cet incident se situe dans un contexte plus large : le même jour que celui où le bâtiment américain a été attaqué à Benghazi, l’Ambassade américaine au Caire a aussi subi une attaque, qui s’est traduite par l'exhibition des étendards d’Al Qaeda flottant au-dessus de l’Ambassade, à la place des drapeaux américains. Selon des amis vivant à deux rues de l’ambassade américaine, la sécurité égyptienne s’est retirée et a cessé de protéger l’ambassade, un mois avant qu’elle ne soit attaquée – un développement sans précédent.


Des rapports réalisés par de nombreux dissidents égyptiens, à l’époque, qui comprennent celui du dissident égyptien de premier plan, Wael Abbas, sur son compte twitter, ont déclaré que les gens qui encerclaient l’ambassade américaine au Caire, n’étaient pas des manifestants, « mais des voyous embauchés par le régime ».


Quiconque a vécu en Egypte sait pertinemment que les citoyens égyptiens n’ont pas accès à l’entrée du quartier où est située l’ambassade américaine, sans passer à travers au moins deux barrages, où on leur demande de montrer leur carte d’identité personnelle, de déclarer la raison pour laquelle ils veulent entrer dans le quartier et fournir la preuve de leur but déclaré. Je le sais, parce que j’ai dû le faire des centaines de fois, au cours de ces dernières décennies.


Cette implication de l’Egypte peut expliquer la curieuse declaration du Président Obama, trois jours après l’attaque, lorsqu’il a affirmé : "l’Egypte n’est pas un allié ».


Cela ne devrait pas constituer une surprise que les Frères Musulmans (FM) s’engagent dans des attentats contre les Etats-Unis. L’idéologie des FM intègre des tactiques de guerre et soutient le terrorisme contre les Etats-Unis comme l’un de ses objectifs essentiels.


L’actuel cercle dirigeant des FM n’est pas gêné d’annoncer son soutien à Al Qaeda et aux attentats d’Osama Ben Laden contre les Etats-Unis. Le pilier des FM et Vice-Président du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), Essam El-Erian, a déclaré en Mai 2011 : « L’assassinat du dirigeant Osama Ben Laden ne signifie pas la fin de la guerre contre les ennemis d’Allah. La façon dont il a été tué révèle le visage hideux de la civilisation américaine ».


Pourtant, après la déclaration d’El-Erian sur son soutien total à Ben Laden, les officiels du Département d’Etat l’ont chaleureusement accueilli, en décembre 2012 [deux mois après le lynchage de Chris Stevens], aux Etats-Unis.

 

Chris-Stevens-US-ambassador


Selon la doctrine Sunnite des FM, il n’est seulement autorisé à des dirigeants islamistes de maintenir une Hudna (une trêve islamique) pour une durée de dix ans avec une nation infidèle. Cela soulève la question de savoir pourquoi la rupture de cette trêve est à l’origine de l’attentat de Benghazi, le 11 septembre 2012. Cette attaque contre l’Amérique était, selon la doctrine islamiste, la seule façon de permettre aux FM de renouveler la trêve. Les FM peuvent aussi avoir eu, probablement, besoin de légitimer leur tutelle islamique parmi leurs disciples jihadistes, en choisissant de s’adonner au Jihad.


La duplicité et l’hypocrisie des FM demeurent des tactiques de guerre privilégiées. Tout en commerçant avec les Etats-Unis, Morsi lui-même pratique la tromperie, lorsque, par exemple, il appelle le Président Obama un menteur en arabe et un « ami » en anglais. La guerre des FM est alimentée et encouragée par la politique étrangère soumise et guidée par la haine de soi suicidaire de l’Administration Obama, qui élève les ennemis des Etats-Unis au-dessus des intérêts américains.


Mise à jour du 2 juin 2013 : les journaux Al-Fagr et Al-Shorouk ont diffusé des reportages sur l’article du FrontPageMagazine, au sujet d’une possible implication du régime égyptien dans l’attaque terroriste de Benghazi. Al-Shorouk a réclamé une explication de la part des dirigeants du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) dont aucun n’a pu être joint.

 

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Cynthia Farahat est une militante politique égyptienne, écrivain, chercheuse et membre associée du Middle East Forum (Forum sur le Moyen-Orient).


Adaptation : Marc Brzustowski.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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