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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 14:46

 

HomsJournalistcenter.22.2.12 (Copier)

 

Le Centre tenu secret de la presse à Homs 

 

Avertissement : on doit rester prudent sur plusieurs points de cet exposé : il est dans les prérogatives des militaires, comme au Pentagone, de planifier des projets opérationnels en toute situation.  L'intention n'est, en aucun cas, la décision d'action, qui demeure entre les mains des politiques. Cet exposé a donc une valeur purement indicative. D'un autre côté, Obama, pas plus que d'autres Occidentaux se préparant à des élections, ne souhaite(nt) se laisser entraîner dans une guerre, même indirecte (soutien logistique, etc.) dont ils ne sauraient pas comment se sortir. D'autre part, si l'Occident ni les pays arabes n'y sont engagés, il convient de stigmatiser avec la dernière force qu'une coalition étrangère militaire et logistique est, déjà, en train d'intervenir, directement ou non, en Syrie : il s'agit de l'Iran, du Hezbollah, du Venezuela et de la Russie. Ces pays interviennent au nom de la préservation d'une dictature sanguinaire, dans le but d'annihiler la liberté d'un peuple de choisir son propre destin. Il est donc inutile que ces puissances militaires se cachent derrière leur petit doigt pour fustiger la volonté inverse d'une éventuelle intervention. En termes de supression des libertés, celle qui consiste à massacrer délibérément des journalistes, à l'intérieur du bâtiment qui leur sert d'abri, comme s'il s'agissait de "soldats ennemis", place la pratique de ce métier à l'avant-poste d'une guerre entre les valeurs idéologiques défendues par les deux camps. 


 

En dépit des démentis officiels, des préparatifs militaires pour une intervention dans l’horrible crise syrienne sont patiemment mis sur pied à Washington, Paris, Rome, Londres et Ankara. Les sources de Debkafile à Washington dévoilent que le Président Barack Obama s’apprête à devoir prendre une décision définitive, après que le Pentagone lui aura soumis des plans opérationnels en vue de la protection des rebelles syriens et des populations assiégées par les assauts brutaux de l’armée de Bachar Al Assad. Ce processus est aussi en cours  dans des capitales alliées qui ont rejoint les Etats-Unis dans l’opération libyenne qui a mis fin au règne de Mouammar Khadafi, en août 2011. Elles attendent une décision de la Maison Blanche avant d’aller plus loin.

 

 

En Libye, l’intervention étrangère a débuté comme une opération visant à protéger la population libyenne de la répression scandaleuse de son dirigeant contre la dissidence. Elle était mandatée par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Il n’y a aucune chance que cela arrive dans le dossier syrien, parce que ce serait bloqué par un veto russe. Par conséquent, les pays occidentaux projettent une action militaire d’une ampleur limitée, en se passant de la supervision de l’organisme international, éventuellement au nom des « Amis de la Syrie », un groupe de 80 nations dans le monde, qui se rassemblera pour la première fois à Tunis, le vendredi 24 février, afin de conclure sur les modalités pratiques permettant de mettre un terme au bain de sang poursuivi par le régime Assad.

 

 

Les ministres des affaires étrangères et responsables de premier plan – la Russie s’en est exclue elle-même- seront certainement d’autant plus galvanisés à passer à l’action, par la mort tragique de deux journalistes réputés, mercredi 22 février, au cours du 19ème jour de bombardement sans discontinuer de Homs. Des préparatifs en vue de cet évènement se déroulent au Ministère des affaires étrangères britanniques (Foreign Office), à Londres. Mercredi, le Secrétaire aux affaires étrangères, William Hague a déclaré : « Les gouvernements à travers le monde ont la responsabilité d’agir… et de nous aider à redoubler nos efforts pour mettre un terme à la campagne de terreur méprisable du régime Assad ».


 

De manière significative, Hague n’a rien dit sur le fait de devoir renverser le dictateur syrien. Pas plus qu’il n’a évoqué quels efforts étaient nécessaires à fournir pour arrêter cette campagne de terreur. Les sources militaires de Debkafile notent qu’il a veillé à laisser ces thèmes ouverts, parce qu’une décision du Président Obama disant si et comment les Etats-Unis agiront est en suspens, jusqu’à ce que le Pentagone soumette des plans opérationnels au Commandant-en-Chef Obama.

 

Le Président des Etats-Unis attend, également, que la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton lui fasse son rapport sur l’état d’esprit de la conférence de Tunis. Il veut savoir, en particulier si l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Qatar et les Emirats Arabes Unis soutiendront une intervention en Syrie dirigée par les Etats-Unis, aussi bien politiquement que financièrement.

 

 


 
La correspondante du Sunday Times, Marie Colvin et le vidéo-photographe du Figaro et de Paris-Match, Remy Ochlik, sont morts mercredi dans les bombardements massifs d’un bâtiment fortifié qui abritait des journalistes occidentaux, se frayant leur chemin à travers Homs sous la protection des rebelles syriens. Trois autres journalistes occidentaux ont été blessés. Des sources militaires occidentales rapportaient jeudi, que les rebelles maintenaient ce centre de presse occidentale sous couverture très secret. Le bâtiment a, pratiquement, été pulvérisé par une frappe directe, suggérant que les forces syriennes sont parvenues à le localiser, à l’aide de moyens électroniques avancés.

 

Une autre source occidentale a noté que les journalistes couvrant les atrocités à Homs depuis ce refuge bien caché, utilisaient des canaux encryptés de communications, protégés par des appareillages contre le brouillage et le traçage. Par conséquent, les Syriens doivent avoir fait appel à des satellites russes ou à des systèmes électroniques iraniens [livrés par ses navires à Tartous?] pour les localiser. Les autorités de Damas ont décidé de traiter ce refuge de presse en tant que première étape d’une intervention occidentale ouverte dans le conflit en Syrie. En conséquence, cette bâtisse a été totalement rasée avec ses occupants.

 

http://www.debka.com/article/21762/

 

DEBKAfile Reportage exclusif23 février 2012, 10:29 AM (GMT+02:00) 

 

Adaptation : Marc Brzustowski

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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