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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 17:39

 

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Les vaches sacrées occidentales regardent les navires iraniens bercer l’eau du Canal et les « lignes rouges » d’une langueur monotone…


 Par Marc Brzustowski

 

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Croisière pour retraités de l'Etat-Major Naval iranien, arrangée par la Vè Flotte US. Avec les compliments du Président Obama -Commander in Chief-. 

 

 

L’accostage du destroyer iranien Shahid Qandi et de son vaisseau de soutien Kharg dans le port de Tartous, sur la côte méditerranéenne de la Syrie ensanglantée, a un petit quelque chose, un presque rien de franchissement de la frontière polonaise par la Wehrmacht, le 1er septembre 1939 ou d'entrée des chars russes dans Budapest 1956. D’après les opposants syriens, ces navires ont surtout apporté du matériel de brouillage des télécommunications, pour couper l’Armée Syrienne Libre de ses basses-arrières en Turquie ou ailleurs.

 

Voir Suez, ses dunes à perte de vue, ses vacanciers pudiques contrôlés par les Frères Musulmans... 

 

On s’inquiète à peine du climat putride de Srebrenica, juillet 1995, en Bosnie (soit en Europe, marquée par la fin de la Guerre Froide), qui semble régner à Homs, Idbil et autres foyers d’insurrection dans ce pays. C’est que les 11 mois insurrectionnels précédents rivalisent à peine avec les « scores » des milices serbes de l’époque : on a franchi le cap des 7.800 morts et chaque jour qui passe creuse de nouvelles fosses communes.

 

Mieux (ou pire), totalement avachies dans l’herbe tendre de la diplomatie à tout crin, les chancelleries occidentales n’ont de cesse d’invoquer un « dénouement pacifique » (Robert Ford, ambassadeur US à Damas). L’Amiral Dempsey, qui attend la retraite, met en garde contre les deux principaux « dangers » dans la région : une implication arabo-occidentale du côté du peuple syrien, bien plus menacé que ne l’étaient les Libyens au printemps dernier ; et une frappe israélienne contre le centre nerveux atomique iranien. Pour le reste, on sermonne lors de grand ’messes, au Conseil de Sécurité, autour de la grande prêtresse Hillary.

 

Face à cette passivité consternante, dans le « wait and see » de l’effet des sanctions contre le Banque Centrale Iranienne, Téhéran redouble de provocations tous azimuts. Il affirme, que personne ne se mettra en travers de son chemin, s’il choisit de piétiner les lois internationales concernant le non-ravitaillement en armes et matériels sophistiqués de son allié Assad, dans la planification du massacre à grande échelle de son propre peuple. Il s’élève même contre le fameux « traité d’unité » palestinien de Doha, rappelant à l’ordre les troupes du Hamas qui lui sont fidèles : celles d’Ismaïl Haniyeh à Gaza, contre le « Qatarisé » Khaled Meshaal.

 

Mieux encore, l’Iran lance une campagne terroriste sur les 5 continents, qui, heureusement, à ce stade, a fait presque chou blanc, mais ne prend même pas la peine d’épargner des pays qui ne lui sont pas hostiles sur le plan commercial : l’Inde est de ceux-là, tout comme l’Argentine. Le choix de la cible thaïlandaise est risqué ? Qu’importe !

 

Côté français et britannique, il mouche les appels à regarder faire Téhéran, du Président Sarkozy : « il n’y a pas de solution militaire ! » fanfaronne t-il au dîner du Crif, lui, le « chevalier du ciel » libyen, le pourfendeur de Laurent Bagbo en Côte d’Ivoire, le justicier sans gros risques des campagnes aériennes zéro mort. Ou les atermoiements de William Hague, mettant en garde Israël (et jamais l’Iran !) contre toute velléité de frappe de la fameuse tête du serpent. Celle qu’on ménage et avec laquelle on dîne aux chandelles de l’AIEA, cercle de valses viennoises, cocue, mais toujours souriante…

 

Ahmadinedjad n’hésite à aucun moment à couper le robinet de pétrole à Paris et Londres, menaçant les suivants. Assad lui emboîte le pas en prétendant que 120 soldats des télécommunications militaires françaises ont été arrêtés en Syrie !

 

Si le compte est bon, toutes les « lignes rouges » sont franchies : contribution au massacre d’un peuple, violation de la souveraineté et de l’hospitalité indienne, thaïlandaise, azerbaïdjanaise, argentine, turque… par des attentats à répétition, boycott des pays pénalisant son programme nucléaire, lancers de missiles et de satellites esquissant la courbe des futures frappes intercontinentales contre l’Europe et l’Amérique, menaces sur le Détroit d’Hormuz, jusqu’en Mer Rouge et Tartous, exhibition de pavillon sur toutes les mers, complots contre l’Amérique et l’Arabie Saoudite, depuis le Mexique, le Venezuela et jusqu’en plein cœur du Capitole… Vraisemblablement de nombreux risques autour des jeux olympiques de Londres, l’été prochain, mano en la mano avec Al Qaeda, menaces même, non plus tant contre Israël que de mainmise sur la Cause Palestinienne, sacrosainte pour des Arabes médusés, presque déjà consentants…

 

Rien n’affole Sarkozy, Cameron et Obama, sauf le baromètre des sondages, leurs chances ou non d’être au 2nd tour, en mai, ou réélu en novembre. Leur seul argument de politique étrangère consiste à faire passer Israël pour le chien fou dans un jeu de quilles, où ils tentent de s’entendre, sur son dos et celui de tous les êtres vivants du Moyen-Orient, avec leur « partenaire », Mahmoud Ahmadinedjad, qu’ils osent, par la bouche de Dempsey, qualifier d’être « rationnel ».

 

L’histoire ne repasse jamais les plats, du moins pas dans l’ordre : il est presque clair que, cette fois, c’est la Syrie qui incarne les pays d’Europe centrale, Tchécoslovaquie ou Pologne, puis de Bosnie dans les précédents actes de lâcheté occidentale. « Munich » ou Yalta a lieu avant, pendant et après le massacre. Il s’agit de ne pas trop chatouiller les autres maîtres du monde, les émergents russes et chinois, qu’on espère diplomatiquement mettre dans sa poche. Imperturbables droitsdel’hommistes réputés, depuis Tien An Men, pourquoi broncheraient-ils ?

 

Le seul statuquo prévisible, c’est l’extension du chaos qui se propage de pays à pays, sans risque qu’aucune force n’intervienne pour y mettre un tant soit peu d’ordre qui tienne. Au mieux compte t-on sur la Turquie, les Frères Musulmans, dorlotés par les pétrodollars du Qatar, les matches nuls du PSG et les émissaires de la confrérie qui pénètrent la chair tendre du vieux rhinocéros endormi dans l’eau qui bout, que s’habitue à être le flasque Occident.

 

En cela, la Maison Blanche et ses acolytes font le jeu de l’Iran, du Hezbollah et de la Russie, qui arment la répression jusqu’aux dents, pour qu’Assad mette fin à l’insurrection.

 

Ils donnent raison à cette campagne tous azimuts, pour le moment, heureusement avortée, d’attaque systématique contre les intérêts israéliens et juifs, à travers le monde.

 

Les exportations de pétrole iranien vont bon train avec la Chine, l’Inde encore, malgré la promesse asiatique d'une restriction de 10%, la Turquie. Le protectorat russe sur la Syrie garantit à Assad de s’éviter la destitution qu’il mérite, de l’avis même de cette Administration.

 

Qu’est-ce qui, dans ce cadre dérégulé, pourrait réfréner d’une manière ou de l’autre, les expéditions terroristes-suicide iraniennes et ses envois de cargaisons fraîches vers la folie syrienne en cours, alors que la diplomatie et les déclarations contemplatives fusent de toutes parts pour les y encourager ?

 

La seule bonne nouvelle, dont on se contentera, est qu’il est rare que l’on assiste à une telle série noire de fiascos à répétition : à New Delhi, Tbilissi et Bangkok, juste après plusieurs arrestations préventives, un mois plus tôt (y compris à Bangkok même, Bakou -encore aujourd'hui-, San Carlos de Bariloche, en Argentine…). Comme si les commanditaires des terroristes ne prenaient plus de précaution élémentaire avant de les jeter dans la bataille. Téhéran sait, en effet, qu’Obama a restreint la coopération anti-terroriste entre les Etats-Unis et Israël. Les articles de presse de certains de ses « chiens de garde » : Mark Perry dans Foreign Policy, NBC news, voire George Malbrunot dans le Figaro, pointant un doigt accusateur sur le « Mossad », en Iran, démontrent une stratégie bien rôdée visant à garder « les mains blanches » pour pouvoir négocier.

 

C’est parce que l’Iran sent qu’Israël est, de plus en plus, lâché par cette Administration que Téhéran lâche ses propres chiens, non seulement contre Israël, mais selon les discours de Khamenei même, contre tout Juif à travers le monde, dans une guerre qu’il n’a pas peur de qualifier « d’extermination ».

 

Ces attentats, plus ou moins bien planifiés, répondent à l’accusation portée contre Israël, de chercher à interrompre, par tous les moyens, la chaîne opérationnelle iranienne menant à la bombe. Comme l’affirme  Ronen Bergman, spécialiste de ces questions, à chaque élimination d‘un savant iranien : peu importe qui l’a fait, l’essentiel est que l’Iran soit persuadé que seul Israël va aussi loin dans sa lutte anti-terroriste, que ses services extérieurs ont pénétré une partie de l’opposition iranienne, et sans doute, de la hiérarchie des Gardiens de la Révolution, grâce au recueil d’informations auprès de transfuges exilés.

 

Le cas de Bangkok est spectaculaire, puis qu’il se signale aux autorités par ce qu’on a coutume d’appeler un « accident de travail », lorsque le même cas se produit à Gaza et dans les Territoires. La coopération régionale fait que les trois kamikazes mâles sont rapidement arrêtés : Saeb Morabi, le « malheureux » automutilé par sa propre bombe, Mohammad Hazaei, 27 ans, alors qu’il tente de s’échapper vers la Malaisie, et, dans ce même pays, Masoud Sedaghatzadeh, quelques heures à peine après son débarquement à Kwala Lumpur. Finalement, dans le terrorisme, il n’y a pas de parité, puisque seule s’enfuit la femme de ce gang terroriste : Leila Rohani, qui a surtout assuré un volet logistique (location) qui n’a pas porté chance à ses comparses.

 

Si l’on doit en croire le journal koweitien Al-Jarida, une autre cellule, visant à assassiner Ehud Barak, aurait été arrêtée à temps, à Singapour, grâce à une fuite orientée du renseignement israélien vers la police locale, avant que le Ministre de la défense n’assiste à un meeting aérien et à différentes réunions de coopération dans la cité-Etat asiatique. Israël n’a pas confirmé cette tentative, comme d’importance stratégique trop colossale ( ?).

 

A l’heure qu’il est, la Turquie fait l’impossible pour laisser croire à Téhéran que ses radars n’échangent aucune information avec Israël, lorsque les installations turques sont reliées à celles du Neguev, et contrôlées par les seuls Américains. Tout cela parce que l’Iran l’a choisie pour être le lieu de point de départ de ces « négociations » sur le nucléaire ! Quelle promotion internationale pour l’immobile mais toujours Sublime Porte !

 

Et les « Grandes Puissances » n’y voient toujours rien à redire, hormis un peu d’agitation diplomatique… Inquiétant, non ? Oui, ce qu’il l’est vraiment, c'est, qu’à cette heure, au moins, Israël ronge son frein en devant attendre la preuve par neuf que cette attente ne sert à rien qu’à laisser progresser Téhéran, et, demain, poser ses conditions, lorsqu’il aura atteint son objectif. En Mars, Ehud Barak et Binyamin Netanyahou seront convoqués, comme des collégiens dissipés, à la Maison Blanche. D'ici là, le promoteur des Frères Musulmans, James Clapper doit encore faire une escale à Jérusalem pour ses bonnes oeuvres... 

 

Et l’ordre de la dissuasion élémentaire s’en trouve déjà chamboulé : depuis plusieurs semaines, différents généraux iraniens, dont, ce jour même, Mohammed Hejazi, ou éditoriaux dans des organes de presse du pouvoir, renversent la situation à leur profit : désormais, grâce à l’Occident passif, c’est Israël qui se voit menacé de « frappe préventive » iranienne. Le monde est fou, non ? Cela sent, assurément, la "drôle de guerre", mais il se pourrait bien que, déjà, les règles du jeu aient changé, du fait de ce grave revers de situation...

 


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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