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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 09:23

LETTRE OUVERTE A YVES DUTEIL

 

Mon cher Yves,

 

Tu seras quelque peu surpris si le hasard faisait que tu lises cette lettre que, du Massachusetts, de Boston plus précisément, je t’écris sous forme de « lettre ouverte », n’ayant pas ton adresse personnelle. J’espère qu’un(e) de mes correspondant(e)s, la connaissant, te la fera parvenir.

 

Tu seras également quelque peu surpris que je prenne ainsi la liberté de m’adresser à toi par ton prénom et que je me permette de te tutoyer. Mais vois-tu, nous avons une certaine différence d’âges et, surtout, te « connaissant » depuis tellement longtemps, j’ai l’impression que nous sommes des amis de toujours. Je n’ai certes pas la prétention de me souvenir (tu sais, les vieux, ça perd la mémoire) de ta centaine de chansons, et même d’ailleurs plus, que tu as composées en une trentaine d’années de carrière, mais j’en connais un certain nombre. De plus, figure-toi, et tu en seras surpris, que j’ai encore souvenance, avec une certaine émotion, de ton duo avec Georges Brassens dans un sous- bois……………il y a 35 ans

 

Georges Brassens et Yves Duteil "Les trois mandarins" - YouTube

 

J’ai également souvenance, dans un tout autre domaine, de ce lamentable incident (c’est naturellement un euphémisme) qui t’opposa, à juste raison, au non moins lamentable Guy Bedos au sujet de ta très belle et émouvante chanson « Prendre un enfant par la main ». L’idéologie gauchiste de cet individu, ou je ne sais quoi, la bêtise peut être, lui avait fait, l’infâme, te comparer, il y a une quinzaine d’années, au criminel-pédophile Dutroux. Peut être aussi n’aimait-il pas spécialement M. Chirac pour qui, par ailleurs, tu avais une certaine sympathie. Vas donc savoir avec une pareille engeance !

 

Mais pourtant, et j’en suis particulièrement confus, j’ignorais la chanson objet de ma présente lettre, chanson que j’ai découverte dans des circonstances quelque peu curieuses et même surprenantes. Tu jugeras plutôt par toi-même.

 

Je te connais donc, je sais qui tu es et pourtant, toi, tu ne sais même pas, et pour cause, que j’existe………………….depuis plus de 79 ans (comme le temps passe !), venant il y plus de 50 ans de mon Maroc natal.

 

*

*      *

 

Tous les ans, je me rends à Boston (belle et intéressante ville historique de l’Est américain que beaucoup de gens situent maintenant depuis le lâche attentat d’avril dernier) pour rendre visite à Marc, notre Fils et à nos petits-Enfants, Emma et Nathan, une fois en décembre pour la merveilleuse et miraculeuse fête juive de ‘Hanouccah, une autre fois en juillet pour les vacances scolaires.

 

En décembre 2012, après avoir accompagné Emma et Nathan à l’école, je me promenais dans Boston par moins 15°. Il y avait une trentaine de centimètres de neige partout mais les trottoirs et les rues étaient bien dégagés, ……………….pas comme chez nous où quelques centimètres de neige, voire quelques millimètres, suffisent chaque année pour tout paralyser !

 

Le froid m’incita à entrer dans un établissement de restauration rapide (pas de nom, pas de publicité clandestine) afin d’y prendre un chocolat chaud et une délicieuse tarte aux pommes. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre une chanson en français que 2 petites jeunes filles écoutaient quasi religieusement sur un lecteur de CD portable !

 

M’approchant d’elles, je leur demandai, en français, quel était ce chanteur. Elles me répondirent, avec un très mauvais anglais teinté d’un fort accent hispanique, qu’elles ne parlaient que l’espagnol. J’ai donc engagé la conversation dans cette langue que je comprends et parle pour avoir « patrouillé » dans pratiquement tous les pays d’Amérique latine pendant près de 15 ans dans le cadre de mes activités professionnelles. C’est aussi une des raisons d’ailleurs de mon tutoiement facile ! Il m’est arrivé sur ce continent de tutoyer des Ministres, des Généraux, des Directeurs d’Administration et même un Chef d’Etat (c’était au Venezuela…………..bien avant Chavez !).

 

Mes 2 interlocutrices étaient Boliviennes et habitaient une petite ville en bordure du Lac Titicaca, ce lac navigable le plus haut du monde, à la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Elles me déclarèrent « bien connaître » le chanteur et le sujet de la chanson : « El Asunto » (« L’Affaire » en français).

 

Figure-toi, Yves, que ces 2 jeunes boliviennes te connaissaient et connaissaient également « l’Affaire Dreyfus ». Elles me donnèrent ton nom, Ivès Doutéil (en phonétique c’est difficile à comprendre) et me parlèrent d’ « El Comandante Dréifous » (même chose en phonétique).

 

En rentrant chez mon Fils et en recherchant sur internet les noms cités par les petites Boliviennes, quelle ne fut pas ma surprise de « tomber » sur toi et sur ta très émouvante chanson « Dreyfus » que, quelle honte, je ne connaissais pas !

 

Certes, des chanteurs français chantèrent déjà de grands personnages historiques : Serge Lama et Gilbert Bécaud (le Général de Gaulle) ainsi que Michel Sardou (Danton et Lénine), par exemple. Mais dans ton cas particulier, c’est totalement différent car il s’agit d’une personne qui te touche de près, d’une personne pour laquelle, par ta chanson, tu as « voulu rétablir son honneur et sa mémoire ».

 

Curieusement, cependant, je me permets de te l’écrire, tu n’évoques pas directement la réhabilitation de ton grand-Oncle qui, en juillet 1906, le 22, fut décoré de la Légion d’Honneur dans la cour de l’École militaire où il fut humilié, déshonoré et dégradé 11 ans auparavant pendant qu’étaient entendus des cris de « Mort au Juif, mort au traître ».

 

De même, tout aussi curieusement, tu ne parles pas non plus directement dans ta chanson de la parution du désormais célèbre « J’accuse » qu’Emile Zola écrivit en janvier 1898, qui fit à l’époque tant de bruit et eut les répercussions que l’on sait.

 

*

*      *

 

Au cours de mes voyages, il m’a très souvent été donné de constater que l’« Affaire » était connue dans différentes couches de la société des pays d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale mais j’étais loin, et même très loin, de me douter qu’elle l’était également dans une petite ville pratiquement retirée du monde et que, par voie de conséquences dans ce cas précis, tu l’étais également !

 

Ta très belle, longue et surtout, je le réécris, émouvante chanson, dont j’ai recopié les paroles pour les correspondant(e)s de ma « lettre ouverte », m’a donc appris quel lien de parenté tu avais avec le Capitaine Alfred Dreyfus, emblème s’il en est de ce que furent les dramatiques et scandaleuses conséquences de l’antisémitisme en France à cette époque. Quelle tâche sur notre pays ! Il y en eut malheureusement d’autres par la suite !

 

En quittant « mes » 2 petites Boliviennes, je remarquais que l’une d’elle avait un sac de voyage sur lequel figurait, je ne sais pourquoi, un grand aigle noir, ce qui me fit penser, sans aucun rapport naturellement avec ce qui précède, à notre très regrettée « femme en noir », Barbara.

 

Tu voudras bien excuser, mon cher Yves, la longueur de ma lettre et surtout les libertés que j’ai prises en m’adressant à toi. J’espère que par je ne sais quels hasard ou coïncidence, même si des Rabbins m’ont appris que chez les Juifs, car je suis Juif, « il n’y a ni hasards, ni coïncidences, mais que des rencontres », tu auras connaissance de ma lettre.

 

Je terminerais en te faisant part de toute mon amitié sincère et en indiquant le lien permettant à « mes » correspondant(e)s la lecture de ta lettre à ton Cher Oncle Alfred, « lettre adressée à tous les innocents mis au banc des accusés ».

 

http://www.dreyfus.culture.fr/fr/la-posterite-de-l-affaire/les-combats-des-droits-de-l-homme/media-94-Lettre_d_Yves_Duteil_a_son_oncle_Alfred.htm

 

 

Charles Etienne NEPHTALI

Actuellement à Boston

 

Dreyfus

 

http://paroles.lemondeavance.com/paroles_Dreyfus-Yves-Duteil-806.htm

Extrait du concert d'Yves Duteil au Théâtre Dejazet à Paris en octobre 2008.

http://www.youtube.com/watch?v=P32zsBvc0n0


Je suis un peu ton fils
Et je retrouve en moi
Ta foi dans la justice
Et ta force au combat.

Dans ton honneur déchu,
Malgré ta peine immense,
Tu n'as jamais perdu
Ton amour pour la France.

Et s'il ne reste qu'un murmure
Pour te défendre,
Par-delà tous les murs,
Il faut l'entendre.

Je suis un peu ce frère
Qui remue les montagnes
Lorsque tu désespères
Dans ton île, en Guyane.

Et je souffre avec toi
Des fers que l'on t'a mis
Pour écraser ton âme
Et pour briser ta vie.

Mais pourquoi fallait-il
Pour t'envoyer au Diable
Te prendre dans les fils
De ce piège effroyable ?

J'ai vu souvent mon père
S'assombrir tout à coup
Quand j'évoquais "L'Affaire",
Comme on disait chez nous

Et j'ai vécu longtemps
Sans rompre ce silence,
Comme un secret pesant,
Parfois, sur la conscience.

J'imaginais comment
Des hommes étaient capables
D'arrêter l'innocent
Pour en faire un coupable.

Il était Alsacien,
Français, juif, capitaine,
Vivant parmi les siens
À Paris, dix-septième

Quand, un matin d'octobre,
On l'accuse, on l'emmène
Vers douze ans de méprise
Et d'opprobre et de haine.

Traité plus bas qu'un chien,
Laissé dans l'ignorance
De tous ceux qui, sans fin,
Luttaient pour sa défense,

Courageux, opiniâtres,
Jouant parfois leur vie
Sur un coup de théâtre
En s'exposant pour lui.

Je suis un peu son fils
Et c'est moi que l'on traîne
Au Palais d'injustice
En l'écoutant à peine

Et quand Paris s'enflamme
Alors qu'on l'injurie,
Le coupable pavane
À quatre pas d'ici...

Lucie...
Mon corps est à genoux
Mais mon âme est debout.
Un jour je reviendrai
Vers la terre de France
Crier mon innocence
Et retrouver la paix.

Ici...
Je n'ai plus rien de toi
Et j'ai peur, quelquefois
Que ma raison s'égare.
Si je perds la mémoire,
Si j'oublie qui je suis,
Qui pourra dire alors
À ceux qui m'aiment encore
Que je n'ai pas trahi,
Que j'ai toujours porté
L'amour de mon pays
Bien plus haut que ma vie,
Bien plus haut que la vie ?

C'était il y a cent ans.
Dreyfus est mort depuis
Mais je porte en chantant
Tout l'espoir de sa vie

Pour la mémoire des jours,
Puisqu'en son paradis
On sait depuis toujours
Qu'il n'a jamais trahi.

Il n'a jamais trahi
Son cœur, ni son pays.

 

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commentaires

adam 16/02/2016 15:55

Merci Charles Etienne Nephtali de me contacter: URGENT !!!

dominique belhache 05/05/2014 14:17

Bonjour,

Votre article montre, s’il en était besoin, que Yves a depuis longtemps dépassé les frontières de la France et cette anecdote est très sympathique.

C’est l’épisode « Guy Bedos et Karl Zéro » qui me pousse à vous écrire.
Je suis athée et de gauche. J’ai voté Jacques Chirac sans hésiter, quand la démocratie l’exigeait.

En 1984, j’ai obtenu un droit de réponse dans le journal « Paris Normandie », suite à un article méprisant sur Yves Duteil, de passage au Havre.
Par une suite de hasards, cet article m’a valu 30 ans d’amitié avec Yves, dans le respect de nos convictions (amitié qui dure toujours). Un grand bonheur.

J’ai eu, parallèlement, la joie de travailler en tant que technicienne de spectacle, avec Guy Bedos et d’apprécier ses qualités humaines.

Un jour, un ami de Yves qui avait obtenu mon adresse j’ignore comment, m’a contacté en expliquant le « dérapage » de Guy Bedos et Karl Zéro (années 90 ). il proposait une chaîne
d’amitié : je signe, je passe à 10 personnes etc....
Mon hésitation a duré quelques secondes. Le courage est de faire ce qui est juste. J’ai signé et passé à plus de 10 personnes. Pas d’internet à l’époque, pas de réécoute de l’émission, pas de mail
aux amis. Mais nous avons réussi à déclencher un tsunami de protestations auprès des radios concernées, pour la plupart d’entre nous, sans avoir jamais entendu l’émission.

Très peu de temps après, Yves (ému et un peu gêné ?) nous envoyait une longue lettre expliquant les répercussions, toutes positives, de notre action : Invitations dans les médias, excuses
et amitiés de nombreux animateurs et parrainage, par France Inter, de son spectacle !

Les opinions, les croyances sont une chose. La valeur de la personne, l’amitié, le respect, la complicité, une autre. Yves, par ce qu’il est, sait inspirer les meilleurs sentiments aux personnes
qui l’approchent.

Faisant la queue pour entrer au Trianon (spectacle de Yves en janvier dernier à Paris), j’ai entendu :
« - Dieudo, on l’interdit, alors que ça, ça passe..... »

Rien n’est jamais acquis. il faut rester vigilant et se lever quand la situation l’exige, de gauche, de droite, croyant ou pas. Ensemble !

Amicalement.
Dominique

Matthieu 26/11/2013 17:16

C'est un plaisir de lire un commentaire de Monsieur Duteil, dont le talent d'écriture se démarque brillamment de la médiocrité ambiante !

Yves 02/06/2013 13:33

Merci Charles-Etienne, je suis très touché de votre "lettre ouverte" qui m'est parvenue à travers plusieurs sources amicales. Je suis heureux que vous ayez découvert la chanson "Dreyfus", dans ces
circonstances particulièrement originales. Ma chanson évoque l'Affaire sous un angle plus personnel, et ne constitue à mes yeux qu'une porte d'entrée, destinée à inviter chacun, comme vous l'avez
été vous-même par ces deux jeunes boliviennes à Boston, à découvrir le Capitaine Dreyfus dans sa vérité humaine. Imaginer de composer une chanson sur ce sujet délicat était un Himalaya d'écriture
semé d'embûches, entre la vérité historique et le respect qu'il m'inspire, la voie était étroite... C'est aussi la raison pour laquelle l'histoire n'y est pas racontée dans le détail, ("J'accuse",
la réhabilitation... un siècle d'histoire, en trois minutes...) je savais qu'au delà des paroles de la chanson elle-même, j'allais être amené à m'exprimer, dans la presse, dans les medias, et que
l'important était surtout d'ouvrir la porte, pour perpétuer la mémoire de son innocence, ce qui n'était pas encore gagné, en 1997, quand j'ai écrit la chanson. Depuis, l'Etat à travers une très
belle lettre du Président de la République (J.Chirac) aux familles Dreyfus et Zola a reconnu officiellement son innocence, ce qui n'avait pas été le cas jusque là, et enfin en 1998, l'Armée a
dévoilé une plaque à sa mémoire, à l'Ecole Militaire, à l'endroit même où il avait subi cette humiliante dégradation publique, réaffirmant qu'"innocent d'un crime de haute trahison qu'il n'avait
jamais commis, il avait été victime d'une machination d'Etat". Là, et là seulement, l'Affaire Dreyfus a connu son véritable épilogue. Les vérités judiciaire, militaire et nationale, se sont
rejointes. C'était mon véritable but en écrivant cette chanson. Je n'ai pas la prétention d'en être l'artisan bien sûr, mais j'ai le sentiment d'avoir fait partie de cette "chaîne de l'honneur",
qui aura rétabli Alfred Dreyfus dans sa dignité. Je prolonge aujourd'hui cette idée à travers une autre chanson qui fait partie de l'album "Flagrant délice" : Il s'agit de "La Chanson des Justes",
qui rend hommage à ceux qui pendant la Shoa, ont sauvé des juifs au risque de leur propre vie, et qui par ces actes de courage absolu, ont racheté l'humanité plongée par la barbarie nazie dans une
des périodes les plus noires de son histoire.
Voilà cher Charles Etienne, je vous adresse toute mon amitié
Yves Duteil

Annie LAPEYRE 22/05/2013 23:45

Bonsoir Charles Etienne

Je viens d'être bouleversée par votre lettre à YVES DUTEIL que j'admire et que j'aime depuis plus de 35 ans. J'ai son oeuvre complète dédicacée. Je vais le voir en concert chaque fois que je peux .
Son dernier CD est une pure merveille et sa biographie de 40 ans de carrière un ouvrage rare. J'ai son adresse mail. Je lui envoie votre courrier. Mais peut-être que d'autres amis vont le faire
aussi. Car nous sommes plusieurs à être abonnés à " alerte google Yves Duteil" Bien cordialement Annie

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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