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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:24

 

La conférence de Londres divisée sur la Libye. De nouvelles secousses à venir au Bahreïn, Egypte, Yémen et Syrie.  


DEBKAfile Analyse exclusive  March 30 mars 2011, 12:00 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  

 

http://www.debka.com/article/20809/

 

Tags:  Al Qaeda    Libya    Libyan rebels    Qaddafi    US 

USS Barry

 

La Conférence de Londres à laquelle ont assisté 40 Ministres des affaires étrangères et de nombreuses délégations, s’est achevée mardi 29 mars, par une scission entre, d'un côté, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, favorables à l’idée d’armer les rebelles libyens, et, de l'autre, la France et l’Italie se prononçant contre. Elle a aussi transmis le contrôle de l’offensive de la coalition à un « groupe de contact », avec la mission floue de définir un schéma directeur pour l’avenir de la Libye.

 

Par conséquent, cette Conférence a surtout renvoyé le conflit Libyen au même destin incertain que les autres soulèvements arabes, qui atteignent des paroxysmes toujours plus sanglants, en marche vers des résultats imprédictibles

 

Les analystes de Debkafile, néanmoins, discernent une demi-douzaine de critères déterminants, qui sont loin de porter à l’optimisme, dans ce brouillard d’incertitudes :

 

1. Le contrôle de la guerre libyenne s’est pratiquement échappé des mains de l’OTAN, de l’ONU et du Conseil de Sécurité pour être transmis à un « groupe de contact » multilatéral qui devra se rencontrer au Qatar et en Italie. Il n’est pas difficile de prédire les conséquences d’une guerre conduite par une commission internationale disposant d’un mandat flou –particulièrement quand, depuis ses prémisses, ses membres se refusent à envisager ses objectifs les yeux dans les yeux. Cette Tour de Babel fournira donc à Mouammar Kadhafi un nombre considérable d’occasions de manœuvrer.


2. En dépit des efforts des puissances occidentales, le Qatar, dont la principale richesse est le pétrole, avec sa chaîne de télévision (Al Jazeera) et ses seulement 70 000 habitants, peut difficilement être tenu pour représenter le soutien panarabe aux efforts de guerre occidentale en Libye. Chaque tentative d’obtenir un tel soutien s’est soldée par un refus poli.


3. Washington navigue encore entre deux eaux, sur la question de savoir s’il faut ou non reconnaître le Conseil National Intérimaire des rebelles à Benghazi et fournir des armes à ses combattants. La seule chose vraiment claire, c’est que ces deux propositions ont rencontré l’opposition inflexible des décideurs du plus haut niveau de la hiérarchie du Commandement et de la Défense américaine, qui ne font pas mystère de leur vision des choses.

 

L’Amiral James Stavridis, commandant des forces américaines au sein de l’Otan, s’en est expliqué mardi 29 mars, devant une Commission du Sénat US, en parlant de « signes révélateurs de la présence d’insurgés islamistes menés par Al Qaeda et le Hezbollah », dans le camp des rebelles de la guerre en Libye. Il a admis que les puissances occidentales maintiennent une surveillance étroite pour obtenir une meilleure compréhension du « contenu, de la composition, des personnalités concernant qui sont ces dirigeants des forces d’opposition ».

 

Quoi qu’il en soit, les fervents partisans de la guerre, la Secrétaire d’Etat américaine au Département d’Etat, Hillary Clinton et l’Ambassadrice à l’ONU, Susan Rice sont fermement en faveur de l’armement du CNI. Clinton a établi une présence diplomatique américaine permanente à Benghazi.  Le Président américain Barack Obama n’a pas pris clairement parti dans cette controverse qui agite Washington. Lors de sa dernière interview, il a déclaré : « Je ne l’exclue pas, mais je n’en fais pas non plus une règle ».


4.  Aucune puissance autre que les USA ne possède les capacités militaires pour assurer des résultats tangibles pour la guerre libyenne. La Grande-Bretagne et la France, divisées sur l’essentiel, ont surtout donné l’impression palpable, lors de la Conférence de Londres, mardi, que leurs options militaires n’étaient guère plus que symboliques.


C’est devenu évident, mardi, lorsque se déroulait la conférence de Londres : les frappes aériennes et de missiles américains ont été suspendues pendant à peine quelques heures, les rebelles confrontés aux forces loyalistes de Kadhafi, se sont trouvés sans ce recours et ils ont immédiatement perdu la majeure partie du terrain qu’ils avaient reconquis avec le soutien américain et ont été contraints de battre en retraite plus loin vers l’Est.

 

Moins de 12 heures plus tard, quand le Président Obama s’est adressé à nouveau à la télévision, l’offensive américaine avait été relancée. C’était un message à Mouammar Kadhafi pour lui faire comprendre que l’Amérique ne se relevait pas de son engagement militaire, mais au contraire, qu’elle pouvait l’intensifier ou baisser de régime à sa guise.

 

 

C’est bien ainsi qu’Obama présentait les choses : “Kadhafi est considérablement affaibli. Il ne peut conserver le contrôle de la majeure partie de la Libye, à ce stade, et, ainsi, si nous continuons à maintenir la pression, je pense, cela nous donnera l’espace et le temps suffisant pour forger le genre de solution politique qui s’impose ».

 

5. Les sources moyen-orientales de Debkafile remarquent : “- Que le président américain l’ait exprimé de façon intentionnelle ou non – la dernière partie de son commentaire, s’agissant “d’espace et de temps”, convenait parfaitement pour parler des situations qui se déroulent actuellement au Bahreïn, en Egypte, en Syrie et au Yémen.

 

Les convulsions qui agitent tous ces pays augmentent leur instabilité bien plus qu’elles ne vont en les réduisant. Et toutes sont en proie à des vagues de bouleversement qui continueront de secouer la région durant des années.

 

Bahrain. Téhéran, bien que temporairement contenu par l’intervention militaire saoudienne, est à nouveau en train de perturber les populations chi’ites pour les inciter à se dresser contre le trône. Ce royaume insulaire riche en pétrole est confronté à de plus en plus de manifestations qui se transforment vite en émeutes. Là encore, la main déstabilisatrice du Hezbollah a laissé ses empreintes.


Egypte. Les élites politiques et religieuses se jettent à la gorge les unes des autres. Ensemble, elles sont en train de saper les efforts de la junte militaire qui a pris les affaires en main après l’éviction d’Hosni Moubarak, en tentant d’affirmer son autorité.

 


Yemen. Cette nation stratégique de la Mer Rouge est en train de sombrer plus profondément que jamais dans une guerre civile sanglante et interminable.


Syrie. Les efforts du Président Bachar el Assad pour offrir des concessions, parmi lesquelles d’avoir congédié son gouvernement mardi 29 mars, comme on tend un os à ronger, de façon à apaiser sa majorité sunnite, n’a fait qu’obtenir l’effet inverse. Le tempérament des groupes en désaffection en Syrie n’en est devenu que plus fébrile, en renforçant une volonté plus largement répandue de braver la répression féroce et les arrestations de masse. La Syrie commence à tomber dans le même genre de soubresauts balançant d’un côté et de l’autre que la Libye. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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