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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 21:00

 

 

Livrer Israël en pâture
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06.07.10

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou et ses comparses s'efforcent de faire bonne figure devant une situation désastreuse. Après trois semaines de délibérations, ils ont cédé à la pression massive des Etats-Unis pour alléger le blocus d'Israël sur Gaza contrôlé par le Hamas, si ce n'est y mettre fin.

Binyamin Netanyahou : des denrées contre une légitimité. 
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

Dimanche 20 juin, le gouvernement a annoncé que toutes les sanctions économiques sur Gaza seront immédiatement levées. Par conséquent, la bande du Hamas disposera d'une frontière économique ouverte avec Israël. Israël se contentera d'interdire le transfert de matériel militaire. Même les objets à usage ambivalents, comme le ciment, seront autorisés si des officiels internationaux prétendent qu'ils sont d'utilité humanitaire.

A en croire Netanyahou et consorts, ces nouvelles concessions octroieront désormais à Israël la légitimité internationale nécessaire pour maintenir son blocus maritime sur la côte de Gaza. Mais cela est faux. En dépit de ces marques de bonne volonté, le président des Etats-Unis Barack Obama a clairement affirmé qu'il attend d'Israël la poursuite de concessions au Hamas, sans réciprocité. Suite à l'annonce du gouvernement, la Maison Blanche a déclaré : "Nous travaillerons avec Israël, l'Autorité palestinienne, le Quartette et les autres partenaires internationaux pour assurer l'application de ces engagements aussi rapidement et efficacement que possible, étudier de nouveaux moyens d'améliorer la situation à Gaza, lui donner une plus grande liberté de mouvement et établir un échange commercial entre Gaza et la Rive occidentale."

En bon anglais, cela signifie que l'administration américaine n'a pas confiance en Israël. Elle continuera à lui faire pression pour qu'il accorde aux membres du régime illégal du Hamas un plus grand accès à la Judée-Samarie.
Cet argument, selon lequel la capitulation israélienne unilatérale face aux terroristes apporterait à Israël la "légitimité", rappelle la façon dont l'ancien Premier ministre Ariel Sharon avait justifié sa décision stratégiquement indéfendable de céder Gaza - et la frontière internationale entre Gaza et l'Egypte - aux terroristes palestiniens.

S'ils nous attaquent après notre départ, clamait-il, nous pourrons les détruire avec la bénédiction de la communauté internationale.
Aujourd'hui, avance le gouvernement, tout ce qui nous reste à faire, c'est de leur vendre des spaghettis et des épices et tout le monde sera de notre côté.

Ehoud, le saboteur en série

Principal avocat de la toute dernière capitulation : le ministre de la Défense Ehoud Barak, j'ai nommé le saboteur en série. Il y a dix ans, il avait décidé d'abandonner la zone de sécurité au Sud-Liban au Hezbollah, croyant dur comme fer que cela offrirait à Israël la légitimité internationale pour s'en prendre à l'armée iranienne, si cette dernière osait ouvrir les offensives après le départ de Tsahal. Barak est aussi le brillant stratège responsable de la guerre terroriste palestinienne. Barak est aussi celui qui a promis que si Yasser Arafat rejetait son offre à Camp David et démontrait ainsi que son engagement à détruire l'Etat juif était plus fort que son intérêt dans la création d'un Etat palestinien, tous se rassembleraient autour d'Israël et nous aurions la "reconnaissance" internationale nécessaire pour vaincre l'Autorité palestinienne.

Et dans le fiasco du Mavi Marmara, Barak est enfin celui qui a eu l'ingénieuse idée d'équiper les commandos navals de pistolets "flash ball".
L'histoire d'Israël depuis 1993, lorsque le Premier ministre Itzhak Rabin et son ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, ont ouvert les bras à Arafat et à l'OLP, fait venir des milliers de terroristes de l'OLP à la lisière des grandes villes israéliennes, leur donnant armes et légitimité internationale, met au jour trois facteurs clés.

D'abord, c'est un fait : nos grands politiciens ne sont tout simplement pas très futés. Ils sont régis par des médias radicaux de gauche et se délectent à expliquer à qui veut l'entendre leur interprétation tordue de la réalité.
C'est ainsi que nous arrivons à la deuxième cause de ratages en série : au bout du compte, ce sont des moutons et non des dirigeants.

Corruption contagieuse

La troisième et dernière cause majeure de l'incapacité stratégique d'Israël : la corruption. La police a annoncé lundi 21 juin qu'elle recommande la mise en accusation des fils Sharon, Omri et Guilad, pour avoir sollicité des pots-de-vin au nom de leur père, Ariel. Résultat de huit ans d'enquête policière : Sharon aurait reçu 3 millions de dollars de l'ancien banquier autrichien affilié à la Stasi, Martin Schlaff.

Schlaff, dont l'ancien avocat Dov Weisglass occupait la fonction de directeur de cabinet de Sharon, était le principal actionnaire du casino de Jéricho. Il aurait projeté de construire un autre casino sur les ruines de la communauté israélienne d'Alei Sinaï au nord de la bande de Gaza, après l'expulsion de ses résidents.
Comme Sharon, Barak a été soumis à plusieurs enquêtes de corruption. Pendant sa période civile, il aurait essayé de convaincre le directeur du Shin Bet (Services de renseignements intérieurs) Youval Diskin de permettre à Orascom, fournisseur de télécommunications égyptien, d'élargir sa participation de 10 % dans Partner, la deuxième plus grande compagnie israélienne de téléphonie mobile.

La loi israélienne interdisant à des entités étrangères de détenir plus de 10 % de parts dans des sociétés de télécommunications israéliennes, Diskin a mis son veto. Barak et Sharon ne sont que le sommet de l'iceberg. Les idylles entre Schlaff et des politiciens israéliens sont nombreuses et intenses. La plupart des fondateurs du parti Kadima, dont Ehoud Olmert et Haïm Ramon, entretiennent des relations privées avec l'Autrichien. De même que l'ancien dirigeant du Shas, Arieh Deri. Les enquêtes criminelles contre le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman portent, entre autres, sur ses affaires prolifiques avec Schlaff.

Qu'ils soient criminels ou non, ces liens avec des agents de corruption ont assurément influencé les choix politiques de plus d'un politicien en Israël, des choix misérables, qui déterminent néanmoins l'avenir du pays. Netanyahou et ses porte-parole défendent à la fois la primauté de Barak au sein du gouvernement et leur intérêt à intégrer Kadima dans la coalition, arguant que la participation de la gauche assurerait une stabilité politique. Si le Parti travailliste devait quitter la coalition, le gouvernement aurait moins de chances de survivre jusqu'aux prochaines élections prévues pour 2013.


Il y a sûrement du vrai dans cette assertion. Avec le Parti travailliste dans la coalition, le parti Kadima est insignifiant. De même, les partis de droite ne sont pas en mesure de faire tomber l'alliance gouvernementale. Si la solidité de la coalition permettait à Netanyahou de gouverner plus efficacement, cela constituerait un argument décisif. Mais c'est l'inverse.
Netanyahou reconnaît la folie de ses décisions. Il connaît l'hostilité d'Obama envers Israël. Il sait aussi que le président des Etats-Unis ne fera rien pour empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire.

La stabilité devrait être un moyen d'atteindre un but, non un but en soi. Netanyahou a voulu diriger le pays pour assurer sa sécurité et le renforcer. Mais comme ses dernières concessions à Barak le démontrent, le prix de la stabilité gouvernementale signe le renoncement à ses objectifs premiers.

caroline@carolineglick.com

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commentaires

Gad 18/07/2010 12:11


Il y a bien trop de gens qui pensent qu'en insultant l'intelligence de leurs compatriotes, ils finiront par faire entendre leur pseudo-raison.

Je pense que les véritables "traitres" sont ceux qui n'ont aucun sens du devoir et de la collectivité et fonctionnent uniquement pour leur clan généralement extrémiste et surtout inefficace.

Je te laisse à tes malédictions et Pulsa Denura d'excité sans vision qui desservent la pensée de Glick et ne te souhaite pas qu'on t'en retourne autant.


david 18/07/2010 11:36


qu as-tu mon ami GAD quelque chose te chiffonne ?


benny 07/07/2010 09:14


israel a ete toujours litterallement obsede par ce que les politiciens israeliens appellent l opinion publique internationale qui a paralyse ce pays ! meme dans la guerre et meme en cas d attaque
des armees arabes comme en 1973!et aujourd hui israel ne bouge pas lorsque l iran le menace clairement de destruction ou laisse le hezb s armer tranquillement au nez et a la barbe de l onu ! en
fait ce pays s est embougeoise !les meilleurs en israel vont aux affaires la qualite de la classe politique s en ressent !!


david 06/07/2010 22:58


C EST LA FIN DU BEAU REVE . ISRAEL AVEC CE GOUVERNEMENT DE LACHES VA VERS SA FIN . QUE SOIT MAUDIT NETANYAHOU ET SON AMI ET TRAITRE EHOUD BARAK .


Gad 07/07/2010 11:34



Pfff.



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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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