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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:43

 

Iran : Mahmoud Ahmadinedjad démet son ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki
lundi 13 décembre 2010 - 14h45
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La télévision « Al Arabiya » souligne à l’instant que le président iranien, Mahmoud Ahmadinedjad, vient de démettre son ministre des Affaires étrangères, Manoushahr Muttaki, alors que celui-ci est en visite au Sénégal. Mottaki est remplacé à titre intérimaire par Ali Akbar Salehi, jusque-là responsable du programme nucléaire iranien et chef de l’Organisation atomique iranienne.

Les relations entre Ahmadinedjad et Mottaki s’étaient tendues depuis plusieurs mois, notamment quand le président a nommé son gendre Esfandiar Rahim Mashaie comme « ministre-bis ». Ahmadinedjad avait en effet nommé quatre de ses proches à des postes stratégiques sans passer par les institutions de l’Etat. Il cherchait à renforcer le cercle présidentiel grâce aux « émissaires pour la Caspienne, le Proche-Orient, l’Asie et l’Afghanistan ». Ces nominations ont provoqué une crise entre Ahmadinedjad et le président du parlement, Ali Laridjani. Mottaki s’est alors plaint en septembre dernier de ces nominations auprès du Guide de la Révolution, Ali Khamenaï, qui a apporté son soutien au ministre. Le Guide a tenté de jouer l’équilibrisme entre le président d’une part, et les autres conservateurs d’autre part. Pour désamorcer la crise, Ahmadinedjad a changé le titre de ses émissaires en « conseillers », tout en élargissant leurs compétences à l’Amérique latine et à l’Afrique où deux nouveaux émissaires ont été nommés.

Cette crise de confiance a révélé au grand jour le manque de cohésion au sommet du régime iranien, alors que Mahmoud Ahmadinedjad accusait Mottaki d’incompétence. Le président a en effet accusé le désormais ex-ministre d’être responsable de la défection des diplomates iraniens en Occident.

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Halte à la manœuvre

Manouchahr Mottaki paie les échecs de la politique étrangère de l’Iran

Téhéran manœuvre pour gagner du temps et nomme Ali Akbar Salehi, diplômé des Etats-Unis, à la tête de sa diplomatie

lundi 13 décembre 2010 - 18h07, par Khaled Asmar - Beyrouth

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Ali Akbar Salehi, le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères à titre intérimaire, est qualifié par les diplomates occidentaux de "modéré". Il est diplômé de l’Institut technologique du Massachusetts (Institute of Technology - MIT) aux Etats-Unis en 1977, quand l’Iran et les Etats-Unis étaient des alliés. Leur coopération a officiellement été stoppée au lendemain de l’arrivée de Khomeïny au pouvoir, après la victoire de la Révolution.

Le limogeage par le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad du ministre des Affaires étrangères, Manouchahr Muttaki, alors qu’il était en visite au Sénégal, et son remplacement provisoirement par le chef de l’Organisation atomique iranienne, Ali Akbar Salehi, attestent d’un véritable malaise politique à Téhéran et d’une tentative de gagner du temps, quelques semaines avant la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien prévue à Istanbul, en janvier 2011, entre la République islamique et le groupe 5+1 (composé des cinq pays membres permanents du Conseils de sécurité de l’ONU et de l’Allemagne).

Le changement intervenu à la tête de la diplomatie iranienne est significatif :

D’une part, Muttaki a payé seul - pour l’instant - les échecs de la politique extérieure iranienne qui n’a su ou voulu éviter la confrontation avec la communauté internationale (sur le nucléaire). Cette politique ayant suscité le mécontentement populaire du fait des sanctions économiques, qui commencent à se faire sentir, le régime avait besoin de sacrifier des têtes. Pourtant, c’est l’ensemble de la classe dirigeante, y compris le Guide Ali Khamenaï, qui en est responsable.

D’autre part, en remplaçant Mottaki, les Iraniens pensent pouvoir gagner du temps et tromper la communauté internationale. La manœuvre est subtile : le nouveau ministre est un vieil ami de l’Occident, où il fut étudiant, puis ambassadeur et représentant de l’Iran à l’AIEA - sous Mohammed Khatami - et membre de l’académie de physique théorique en Italie. C’est Salehi qui avait paraphé l’accord entre Téhéran et l’AIEA, en décembre 2003, sur le protocole additionnel qui devait permettre à l’Agence internationale d’inspecter les installations iraniennes.

Enfin, Mottaki a aussi servi de fusible après son échec à résorber la crise avec le Nigeria et la Namibie. Le premier a porté l’affaire des armes saisies au port de Lagos devant le Conseils de sécurité, accusant Téhéran de violer les sanctions sur les armes, le second ayant rompu ses relations avec l’Iran.

A ce stade, les observateurs sont divisés sur l’évaluation du changement opéré aujourd’hui. Les plus optimistes espèrent que Salehi puisse influencer la politique iranienne et conclure un accord sur son programme nucléaire avec les 5+1. Les plus pessimistes continuent de redouter la politique de Téhéran, ses tergiversations et ses tentatives de gagner du temps. Après tout, ils estiment que pendant les négociations, les scientifiques iraniens poursuivent leurs travaux pour parvenir à un fait accompli. N’est-ce pas le même Salehi qui avait annoncé, la veille des négociations de Genève (début décembre), que l’Iran a désormais son premier « Yellow Cake » ?. Comment les optimistes peuvent-ils encore justifier leur optimisme ? Car, pendant ce temps, Téhéran continue de faire diversion en appuyant le terrorisme, qu’il soit sunnite (Al-Qaïda, Hamas...) ou chiite (Hezbollah, Al-Houthi...) et tente de déstabiliser l’ensemble de la région (depuis l’Afghanistan jusqu’en Afrique, en passant par le Pakistan, l’Irak, le Yémen, l’Arabie, le Bahreïn et le Liban...).

Khaled Asmar

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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