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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:25

Menace nucléaire iranienne: dernières tractations avant sanctions?
Par Michaël Bloch pour Guysen International News - Lundi 1 mars 2010 à 15:25

 © AFP Dieter Nagel

L'Iran encore et toujours au cœur des discussions de l'AIEA alors que s'ouvrait à Vienne, la réunion du conseil des 35 gouverneurs du "gendarme nucléaire" de l'ONU. Face à l'absence de coopération de l'Iran sur le dossier nucléaire, les Israéliens mobilisent leurs propres canaux diplomatique. Une délégation israélienne se trouvait la semaine dernière à Chine pour convaincre les officiels de ce pays d'accepter de nouvelles sanctions contre l'Iran.


L'Iran ne coopère toujours pas sur son dossier nucléaire  avec l'Agence internationale de l'énergie atomique empêchant de confirmer le caractère "purement pacifique" de ses objectifs, a déclaré lundi 1er mars à Vienne le nouveau directeur de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano.

"L'Agence continue (...) de vérifier que les matériaux nucléaires en Iran ne sont pas détournés, mais nous ne pouvons pas confirmer que tous les matériaux nucléaires sont utilisés à des fins pacifiques parce que l'Iran n'a pas fait preuve de la coopération nécessaire", a constaté M. Amano en ouvrant la réunion de mars du Conseil des 35 gouverneurs de l'agence onusienne, largement consacrée à l'Iran.

La proposition d'octobre toujours sur la table

M. Amano a expliqué que la proposition, faite en octobre par Washington, Moscou et Paris, sous les auspices de l'AIEA, d'échanger l'uranium enrichi iranien, hors d'Iran, contre du combustible pour son réacteur de recherche médicale, restait valable.

Cette proposition avait été faite pour "assurer la poursuite des opérations du réacteur de recherche de Téhéran" et qe cela "servirait à créer un climat de confiance" si le régime islamique l'acceptait, a-t-il poursuivi.

Dans sa seule réponse écrite à l'offre internationale, Téhéran a indiqué le 18 février qu'il envisageait soit d'acheter le combustible nucléaire nécessaire pour ce réacteur sur le marché, soit de procéder sur son sol à un échange d'uranium faiblement enrichi contre le combustible en question.

Mais Washington, Moscou, Paris et l'AIEA ont refusé un tel échange en Iran car cela ne permettrait pas d'éloigner l'uranium enrichi d'Iran pendant une longue période

"Inquiétude" de l'AIEA                                

Dans son rapport sur le dossier nucléaire iranien, qui fera l'objet des discussions au sein du conseil des gouverneurs, et qui a circulé il y a dix jours à Vienne, M. Amano avait fait état des "inquiétudes" de l'agence quant aux capacités actuelles de l'Iran de fabriquer des têtes nucléaires.

Sa position contraste ainsi avec celle de son prédécesseur, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, qui avait maintenu jusqu'au bout de son mandat que la bombe nucléaire iranienne n'était pas une menace à court terme.

Le 1er septembre dernier, le président de l'AIEA Mohamed ElBaradei affirmait par exemple que la "menace (nucléairé iranienne) a été exagérée". "Oui, les intentions de l'Iran sont un sujet de préoccupation et l'Iran doit être plus transparent avec l'AIEA et la communauté internationale", déclarait-il. "Mais l'idée que demain, à notre réveil, l'Iran se sera doté de l'arme nucléaire est une idée qui ne résiste pas à l'épreuve des faits".

Le rapport de l'AIEA pourrait, en tout cas, ouvrir la voie à de nouvelles sanctions contre Téhéran à l'ONU mais, selon les diplomates le conseil des gouverneurs de l'AIEA ne devrait pas voter de nouvelle résolution condamnant l'attitude de Téhéran.

L'Iran critique "l'absence de fiabilité" des occidentaux

"Fondamentalement, le problème concerne plus New York en ce moment. Le rapport d'Amano et les discussions du Conseil des gouverneurs formeront la base de prochaines consultations à New York", affirme à l'AFP un diplomate occidental sous couvert d'anonymat.

Lundi, le régime islamique a critiqué, dans une lettre ouverte au Conseil des gouverneurs publiée par l'agence Fars, "l'absence de fiabilité" des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne sur son programme nucléaire.

Il y souligne les "manquements" de ces trois pays aux contrats passés avec l'Iran avant la révolution islamique de 1979 et la non-livraison par eux, après la révolution, de combustible nucléaire acheté par le régime du Shah pour le réacteur de Téhéran et la centrale nucléaire de Bouchehr.

S.Fisher en Chine

La semaine dernière, une délégation israélienne était, en tout cas, en Chine pour essayer de convaincre ce pays de s'allier à d'éventuelles sanctions contre l'Iran à l'ONU.

La délégation était composée du ministre des affaires stratégiques Moshé Ayalon et de Stanley Fisher, gouverneur de la Banque israélienne. La présence de S.Fisher ne doit rien au hasard. Israël essaye de convaincre la Chine que des sanctions économiques contre l'Iran ne nuiront pas à ses exportations. Qui, mieux qu'un économiste pour propager cette parole.

Fisher a expliqué qu'un Iran nucléaire ne pouvait qu'augmenter les prix du pétrole. Or la Chine est extrêmement dépendante du pétrole étranger et une telle situation alourdirait significativement la facture énergétique du pays.

Pour achever de convaincre les chinois, les officiels israéliens ont présenté des preuves précises de la réalité du programme nucléaire iranien à des fins non pacifiques.

L'Iran continue, pour le moment, de jouer au chat et à la souris avec la communauté internationale. Le ministre des Affaires étrangères iranien Manouchehr Mottaki a déclaré, sans ironie aucune, ce lundi 1er mars que l'Iran "coopérait pleinement" avec l'AIEA contredisant les déclarations du principal intéressé, le président de l'organisation Yukiya Amano.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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